Lorsqu'il a entendu parler des attentats de Bruxelles, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, a eu comme premier réflexe de sortir Twitter pour s'en prendre « à la droite sénatoriale » française et parler du débat sur la réforme constitutionnelle.

Ce mardi matin, Bruno Leroux n’était pas dans les médias. Ni à la radio, ni à la télévision. C’est donc sur Twitter que le président du groupe des Socialistes à l’Assemblée nationale a souhaité réagir, à peine une demie heure après les premières rumeurs faisant état d’explosions mortelles dans un aéroport de Bruxelles, suivies par un nouvel attentat dans le métro de la capitale belge.

S’agissait-il d’un mot de compassion pour les victimes ? D’un silence respectueux ? D’une analyse froide mais sincère de la lutte contre le terrorisme, ou contre ses causes ? Rien de tout cela.

Le premier réflexe du député de la Seine Saint-Denis a été de ramener l’événement aux petites bisbilles imbéciles de la politique française, et à la très inutile réforme constitutionnelle enrayée par le Sénat (lequel a néanmoins fait du très bon travail s’agissant de l’encadrement constitutionnel de l’état d’urgence).

Ce n’est que plus de 10 minutes plus tard, voyant déferler les critiques méritées contre une attitude de charognard, que les premières pensées aux victimes sont venues :

Même ses collègues députés ont été choqués, de droite comme de gauche, à l’instar du député « frondeur » Guillaume Balas :

Yann Galut (PS) :

Ou le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau :

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