Nous rapportions vendredi les informations venues des Etats-Unis selon lesquelles le gouvernement français aurait renoncé à accorder la quatrième licence 3G à Free, alors que tout semblait prêt pour que l’opérateur internet devienne opérateur mobile en France. Lundi, La Tribune indique que « la décision de ne pas relancer d’appel d’offres pour la licence 3G aurait été prise lundi à l’Elysée« .

« Une solution alternative est en cours d’élaboration« , affirme le quotidien économique : « la mise aux enchères de blocs de fréquences ». « Seul candidat à la licence, Free pourrait se satisfaire de cette solution a minima« .

Avec cette vente en blocs, le critère d’attribution des fréquences ne serait plus uniquement le prix, mais également « des engagements de couverture et de services« . Un virage à 180° bien surprenant puisque le Parlement avait voté, dans le cadre de la loi Chatel, une disposition qui assurait à Free de pouvoir acquérir la licence 3G dans avec des modalités financières aménagées.

On ne voit pas très, en l’état actuel des choses, ce qui motive la décision de l’Elysée de revenir sur un dossier qui semblait quasiment conclu, et qui permettait d’injecter en France davantage de concurrence sur le marché des télécommunications. Avec la décision du Président de la République, Free pourrait avoir du mal à acquérir sa licence 3G, ou devra créer un nouveau dossier qui prendra encore de très longs mois à établir. Pendant ce temps, l’oligopole formé par Bouygues Télécom, SFR et Orange ne sera pas inquiété.

En novembre, l’entourage du Président avait indiqué que c’est Nicolas Sarkozy en personne qui prendrait les décisions concernant l’attribution de la licence 3G à Free. Evidemment, le fait que Nicolas Sarkozy soit un très proche ami de Martin Bouygues n’a en rien influencé la décision du chef de l’Etat. Porté par la rumeur du recul du gouvernement sur ce dossier, le titre de Bouygues s’est apprécié de plus de 4 % depuis jeudi dernier.

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