EMI France soutenu par une quarantaine d'artistes
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 29 Février 2008 à 15h22 -
posté dans Musique Numérique
![]() En pleine crise de la maison de disques britannique, qui prévoit un plan de licenciement massif, Cali, Renaud, Camille, Raphaël, Jane Birkin et une quarantaine d'artistes francophones signent un appel pour préserver les emplois au sein du label. Les Rolling Stones ont fuit. Coldplay et Robbie Williams ont menacé de partir. Mercredi, une quarantaine d'artistes français ont annoncé dans un appel commun qu'ils ne "quitteraient pas le navire en ces temps difficile". Parmi les signataires de l'appel transmis par l'intermédiaire du manager de Cali figurent, à côté du chanteur, Camille, Raphaël, Jane Birkin, Julien Clerc, Françoise Hardy, Jacques Higelin, Sandrine Kiberlain, Keren Ann, Georges Moustaki, Soprano, Alain Souchon ou encore Yann Tiersen. "Nous, artistes d'EMI France, tenons à présenter notre position en faveur des équipes de notre maison de disques", ont proclamé les signataires alors que Terra Firma, le fonds d'investissement qui a repris la maison de disques, a annoncé en janvier la suppression d'environ 2000 postes dans le monde, soit un tiers de ses 5.500 emplois. "Notre travail est un travail d'équipe avec chacun des acteurs de la maison d'artistes. Chaque employé de la filiale a besoin de notre musique pour avancer, pour progresser; nous avons besoin de chaque personne déléguée au développement de nos projets". Pour autant, comme nous l'écrivions au moment de l'annonce du plan social, la suppression massive d'emplois chez EMI est inéluctable. Elle est le symbole de la fin d'une ère d'exception, où les grandes maisons de disques multinationales ont pu bénéficier d'une convergence extra-ordinaire (au sens propre) de facteurs facilitant leur croissance et leur caractère indispensable. Chacun, d'ailleurs, semble en avoir pris conscience. L'appel a été lancé mercredi, mais quasiment aucun média ne l'a relayé... Sur le même sujet
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Commentaires à propos de EMI France soutenu par une quarantaine d'artistes
Blastm
Le 29 Février 2008 à 16h03
que 5000 employé pour l'une des 4 majors?
c'est pas si énorme que ca, en fait... ca se trouve, a eux quatre ils ont trois fois moins d'employés que la sncf et ils ont pourtant vingt fois plus d'influence... ![]() AlfX
Le 29 Février 2008 à 16h49
Et faut voir les "artistes" : Sandrine Kiberlain
![]() ![]() Prozac
Le 29 Février 2008 à 17h07
En attendant, il faut reconnaitre qu'EMI est une des major qui signe le plus d'artistes un peu hors-norme qui essayent de faire des choses nouvelles et sympathiques point de vue musical. En général, quand un auteur indé qui fait quelque chose d'un peu original signe chez une major, la major c'est EMI.
![]() fourden
![]() djjeffouille
Le 29 Février 2008 à 22h29
'Kad, le 01/01/1970 - 01:00 Les Rolling Stones ont fuit. Coldplay et Robbie Williams ont menacé de partir. Mercredi, une quarantaine d'artistes français ont annoncé dans un appel commun qu'ils ne "quitteraient pas le navire en ces temps difficile". Parmi les signataires de l'appel transmis par l'intermédiaire du manager de Cali figurent, à côté du chanteur, Camille, Raphaël, Jane Birkin, Julien Clerc, Françoise Hardy, Jacques Higelin, Sandrine Kiberlain, Keren Ann, Georges Moustaki, Soprano, Alain Souchon ou encore Yann Tiersen. "Nous, artistes d'EMI France, tenons à présenter notre position en faveur des équipes de notre maison de disques", ont proclamé les signataires alors que Terra Firma, le fonds d'investissement qui a repris la maison de disques, a annoncé en janvier la suppression d'environ 2000 postes dans le monde, soit un tiers de ses 5.500 emplois. "Notre travail est un travail d'équipe avec chacun des acteurs de la maison d'artistes. Chaque employé de la filiale a besoin de notre musique pour avancer, pour progresser; nous avons besoin de chaque personne déléguée au développement de nos projets". Pour autant, comme nous l'écrivions au moment de l'annonce du plan social, la suppression massive d'emplois chez EMI est inéluctable. Elle est le symbole de la fin d'une ère d'exception, où les grandes maisons de disques multinationales ont pu bénéficier d'une convergence extra-ordinaire (au sens propre) de facteurs facilitant leur croissance et leur caractère indispensable. Chacun, d'ailleurs, semble en avoir pris conscience. L'appel a été lancé mercredi, mais quasiment aucun média ne l'a relayé... Lire la suite Vivement le dépot de Bilan ! ![]() djjeffouille
Le 29 Février 2008 à 22h30
'Prozac', le 01/01/1970 - 01:00 En attendant, il faut reconnaitre qu'EMI est une des major qui signe le plus d'artistes un peu hors-norme qui essayent de faire des choses nouvelles et sympathiques point de vue musical. En général, quand un auteur indé qui fait quelque chose d'un peu original signe chez une major, la major c'est EMI.Par stratégie oui ...... ils sont un peu plus malins qu'Universal et la pression des consommateurs les a fait bouger 'insuffisament" avant universal car ils ont de plus petits moyens mais c'est trop tard et c'est pas crédible Donc qu'ils coulent et passons aux gros poissions maintenant ![]() ![]() golem
Le 01 Mars 2008 à 01h07
et oui a force de vouloir trop on perd tout
normalement un artiste ça crée , ça ne ce ridiculise pas a la télé en racontant n'importe quoi sont devenu trop proche du pouvoir pour finir par les imiter ![]() ![]() Jean_R
Le 01 Mars 2008 à 13h33
Troll inside > Qu'en est-il de l'offre Alice et de sa musique illimitée drmisée ?
![]() y2k7
Le 01 Mars 2008 à 15h51
'djjeffouille', le 01/01/1970 - 01:00 'Kad, le 01/01/1970 - 01:00 Les Rolling Stones ont fuit. Coldplay et Robbie Williams ont menacé de partir. Mercredi, une quarantaine d'artistes français ont annoncé dans un appel commun qu'ils ne "quitteraient pas le navire en ces temps difficile". Parmi les signataires de l'appel transmis par l'intermédiaire du manager de Cali figurent, à côté du chanteur, Camille, Raphaël, Jane Birkin, Julien Clerc, Françoise Hardy, Jacques Higelin, Sandrine Kiberlain, Keren Ann, Georges Moustaki, Soprano, Alain Souchon ou encore Yann Tiersen. "Nous, artistes d'EMI France, tenons à présenter notre position en faveur des équipes de notre maison de disques", ont proclamé les signataires alors que Terra Firma, le fonds d'investissement qui a repris la maison de disques, a annoncé en janvier la suppression d'environ 2000 postes dans le monde, soit un tiers de ses 5.500 emplois. "Notre travail est un travail d'équipe avec chacun des acteurs de la maison d'artistes. Chaque employé de la filiale a besoin de notre musique pour avancer, pour progresser; nous avons besoin de chaque personne déléguée au développement de nos projets". Pour autant, comme nous l'écrivions au moment de l'annonce du plan social, la suppression massive d'emplois chez EMI est inéluctable. Elle est le symbole de la fin d'une ère d'exception, où les grandes maisons de disques multinationales ont pu bénéficier d'une convergence extra-ordinaire (au sens propre) de facteurs facilitant leur croissance et leur caractère indispensable. Chacun, d'ailleurs, semble en avoir pris conscience. L'appel a été lancé mercredi, mais quasiment aucun média ne l'a relayé... Lire la suite Vivement le dépot de Bilan ! ![]() y2k7
Le 01 Mars 2008 à 15h52
C'est incroyable de se réjouir de la mise au chomage de certaines personnes. Au chomage toi même Djefouille ! On comprend donc que deriière le téléchargeurs, il ya non seulement des voleurs, mais aussi des gens aigris et bas du front. Bravo !!!
![]() y2k7
Le 01 Mars 2008 à 15h55
'Prozac', le 01/01/1970 - 01:00 En attendant, il faut reconnaitre qu'EMI est une des major qui signe le plus d'artistes un peu hors-norme qui essayent de faire des choses nouvelles et sympathiques point de vue musical. En général, quand un auteur indé qui fait quelque chose d'un peu original signe chez une major, la major c'est EMI.N'importe quoi ! Quand des opinions sont nourries d'ignorance, ca peut mener au désastre ![]() y2k7
Le 01 Mars 2008 à 15h57
'Blastm', le 01/01/1970 - 01:00 que 5000 employé pour l'une des 4 majors? c'est pas si énorme que ca, en fait... ca se trouve, a eux quatre ils ont trois fois moins d'employés que la sncf et ils ont pourtant vingt fois plus d'influence... Influence ? Quelle influence ? as tu déjà vu des grèves des maisons de disque ? personne en aurait rien à foutre. alors que qd la SNCF bloque le pays, tout le monde le sent passer. Décidemment, c'est vraiment la foire aux démagos ici, remplis de haine pour une profession qui est en train de mourir. C'est écoeurant ! ![]() ben57
Le 01 Mars 2008 à 17h12
Pour le chomage ça ne me choque pas tant que ça bien que je ne le souhaite. Pour l'éviter va falloir que les actionnaire prennent moins de dividende
Et puis c'est bien leur faute s'ils en sont la . La plupart des major mettent en avant et vendent de la merde depuis des années. Y a qu'avoir les difficultés qu'a connu l'artiste Mika ( un des artistes les plus originaux de l'an dernier) pour pouvoir pleinement exercer son style. Faut arreter la mauvaise fois. Oui je suis d'accord la sncf plus d'influence que les major. Mais voila elles ont quand même le pouvoir de faire voter des lois débiles et irréalisable ! Y a bien un amendement qu'on a appelé amendement vivendi-universal dans la loi DADVSI c'est pas pour rien ! ![]() djjeffouille
Le 01 Mars 2008 à 17h42
'y2k7', le 01/01/1970 - 01:00 C'est incroyable de se réjouir de la mise au chomage de certaines personnes. Au chomage toi même Djefouille ! On comprend donc que deriière le téléchargeurs, il ya non seulement des voleurs, mais aussi des gens aigris et bas du front. Bravo !!!Il y a chomeurs et chomeurs les gens des majors vont pouvoir trouver un job décent comme ça peut être.....et ils pourront se regarder dans une glace le matin... Ils sont pas conscient qu'ils travaillent pour des buses ? je dois t'avouer que les majors ont accumulé une telle somme d'antipathie (et pas que de moi) que ça ne va pas m'émouvoir Il faut que ça change ! Si on prend par exemple les ouvrier qui ont fabriqué les Tank du 3ème REICH en 39 , si ils avaient été au chomage ça n'aurait pas été plus mal c'est un exemple un peu excessif je te l'accorde mais c'est bien parlant ![]() Blastm
Le 01 Mars 2008 à 18h54
'y2k7', le 01/01/1970 - 01:00 Influence ? Quelle influence ? as tu déjà vu des grèves des maisons de disque ? personne en aurait rien à foutre. alors que qd la SNCF bloque le pays, tout le monde le sent passer. Décidemment, c'est vraiment la foire aux démagos ici, remplis de haine pour une profession qui est en train de mourir. C'est écoeurant !Les évènement récent nous on au moins montré que la sncf et ses grèves n'avaient aucune influence sur les loi votées par le gouvernement, contrairement aux maisons de disques et tout ce qui gravite autour. En plus la sncf, on sait que quand on vote des impôts pour elle, c'est pas pour la gloire, le champagne et les gonzesses. des acquis sociaux qui disparaissent, c'est triste. Des gens au chaumage, c'est triste, mais si ca se fait parce qu'une des majors mets la clé sous la porte désolé mais on va pas être nombreux a pleurer. semer, récolter, tout ca tout ca... En fait, c'est même étonnant que des boites qui représentent si peut de travail dans le monde attirent plus de soutiens qu'une autre qui représente 33 fois plus d'emplois et dont les employés se lèvent très tôt tous les matins pour permettre a des millions d'autre d'aller bosser. ![]() djjeffouille
Le 01 Mars 2008 à 19h04
Personne pleurera sur la mort des maisons de disques.....
ça fait des années qu'ils prennent tout le monde pour des cons En plus c'est pas faute de leur avoir dit qu'ils allaient dans le mur mais ils sont tellement crétins qu'ils ont continué de foncer (et ils foncent encore) De toute façon les maisons de disques n'ont plus rien à faire dans la culture , leur truc c'est la bourse ![]() ![]() DANI_FILTH
![]() ![]() bourgpat
Le 01 Mars 2008 à 19h47
Quelques petits points de détails.
Lorsque l'on prévoit de dormir 45 ans en plus en se finançant sur les mêmes créations, il est sûr qu'en contrepartie il faut moins de personnels pour gérer des droits pendant 95 ans (cela peut être réalisé par un ordinateur bien mieux que par des personnels et bien moins cher). La recherche de nouveaux artistes tout le temps et nécessité de gagner de l'argent avec des nouveautés (la il faut du personnel). Une logique économique anachronique . Ici. L’industrie de la musique, à commencer par ses quatre majors (Universal, EMI, Sony-BMG, Warner, soit plus de 70% du marché mondial), a depuis longtemps intégré qu’il était plus judicieux de tirer parti des avantages offerts par le numérique pour promouvoir un artiste, notamment la facilité de copie et de diffusion,et dans le même temps de déplacer le modèle de revenus vers la forme « matérielle » des ½uvres, notamment les tournées de concerts, le merchandising et le sponsoring. Ils ne sont pas si stupides qu’on veut bien le dire. D’ailleurs, c’est un fait. Au moment où, partout dans le monde, la vente des disques s’effondre, les recettes de concerts, elles, explosent. Aux États-Unis, le marché est passé de 1,7 milliards de dollars en 2000 à plus de 3,1 milliards en 2006. En France, rien qu’en 2006, les recettes des concerts ont augmenté de 30% pour atteindre 434 millions d’euros. Résultat : les majors et le géant du show biz Live Nation se ruent sur l’eldorado des concerts. Universal a racheté Sanctuary (James Blunt, Eminem, Avril Lavigne, Kaiser Chiefs, Led Zeppelin, Elton John, Oasis), Live Nation a récupéré Jackie Lombard (Madonna, Rolling Stones). En France, la tendance est largement suivie. Warner France a racheté Camus Productions (Johnny Hallyday, Sardou, Florent Pagny, Christophe Willem, Christophe Maé), Sony-BMG a acheté Arachnée (Jenifer, Indochine). C’est une vague de fond ! L’intérêt de l’artiste suit le même processus. Selon l’édition en ligne de l’hebdomadaire The Economist, il y a sept ans les revenus des musiciens provenaient, pour deux tiers des ventes de disques via les labels, et pour un tiers des revenus des concerts, du merchandising et du sponsoring. Aujourd’hui, les proportions se sont exactement inversées et la tendance s’accélère, mais leurs revenus n’ont pas pour autant diminué. Arrêtons donc un moment de prêter l’oreille aux jérémiades d’une poignée de barons de l’industrie musicale, commodément réunis sous l’oripeau du « droit de la victime », aussi faux-culs de la pseudo défense de l’artiste que solidement arc boutés sur de très concrets bénéfices financiers. Et l’Etat ? Rassurez-vous, il se retrouve grassement dans l’explosion du marché des concerts, via le Centre national de la Chanson, des Variétés et du Jazz (CNV), un EPIC chargé de collecter une taxe sur les spectacles de variétés (3,5 % du montant hors TVA de billetterie des spectacles, évidemment répercutés sur le prix du billet). Donc oui les maisons de disques vont perdre des employés mais la croissance de l'activité concert va nécessiter elle aussi des croissances d'emplois. ![]() ![]() bourgpat
Le 02 Mars 2008 à 12h57
Un petit article qui parle de cette augmentation de la durée des droits voisins.
Bilan négatif aux Etats-Unis
La balance commerciale du Royaume-Uni ne s’en porterait pas mieux non plus, considère le CIPIL. "L’augmentation des coûts induite pour le consommateur se ferait essentiellement au profit de maisons de disques étrangères", écrivent les auteurs de son rapport. Aux Etats-Unis, où la durée de protection des droits voisins des producteurs a été étendue à 95 ans en 1998, plusieurs économistes en ont également tiré un bilan négatif dans un rapport publié en 2002 (The Copyright Term Extension Act of 1998 : An Economic Analysis). Cette extension n’a pas particulièrement incité les producteurs, écrivent-ils notamment, à investir dans la création et à produire plus de nouvelles oeuvres. Une raison à cela : "Une fois qu’une oeuvre est créée, toute compensation supplémentaire pour le producteur est tout simplement une aubaine", car l’investissement sur les nouveaux talents est motivé par des perspectives de profit, et non par les revenus supplémentaires que peuvent rapporter les oeuvres d’artistes déjà établis. Dans un livre blanc encore plus récent publié en juin 2007, sous le titre Forever Minus A day ? Some Theory and Empirics of Optimal Copyright, Rufus Pollock, de la faculté d’Economie de l’université de Cambridge, va beaucoup plus loin dans ses conclusions. Concernant le niveau optimal de protection du copyright, quelles que soient les dispositions législatives, il défend la théorie selon laquelle (a) il baisse naturellement avec la réduction des coûts de production et de distribution et ( Durée optimale de protection... 14 ans ! Pour ce qui est du cas particulier de l’extension de la durée de protection, il met en oeuvre un modèle empirique qui définit le niveau optimal de protection en fonction de plusieurs variables clés exogènes, et conclut que la durée de protection optimale n’est que de... 14 ans ! "Notre estimation est très en deçà de la durée de protection en vigueur dans la plupart des juridictions. Ceci implique que le législateur a un rôle très important à jouer au bénéfice du bien commun, en réduisant la durée de protection des droits voisins et en veillant aussi à ce que les termes existants ne soient pas étendus", conclut Rufus Pollock. Interrogée au Midem sur les conclusions de ces différentes études, Christine Albanel s’est montrée bien incapable de produire les références de travaux contradictoires qui auraient été menés sur le sujet en France, et sur lesquels elle pourrait s’appuyer pour défendre la prolongation de la durée de protection des droits voisins des producteurs. ![]()
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