Michael RobertsonSept ans après qu’il ait déjà payé 100 millions de dollars pour mettre fin à un procès intenté par les principales maisons de disques, Michael Robertson est à nouveau traîné devant les tribunaux par EMI. En 2000, c’était à cause de MP3.com, sa première grande aventure numérique. Aujourd’hui, c’est à cause de MP3Tunes.com, qui reprend plus ou moins la philosophie du premier site en permettant aux internautes d’écouter et de télécharger de façon illimitée des MP3 qu’ils stockent sur un compte privé. Le système détecte quand une chanson est par exemple achetée sur iTunes, et effectue automatiquement une « copie privée » en MP3 pour le compte de l’utilisateur dans son « locker ». Il est également possible d’acheter directement des chansons sans DRM sur MP3Tunes, dans un catalogue réservé aux labels indépendants.

Plusieurs labels et éditeurs filiales de EMI ont porté plainte contre Robertson auprès d’un tribunal de Manhattan, pour le délit classique de contrefaçon de droits d’auteur. Tout comme il y a sept ans, la maison de disques refuse toujours au 21ème siècle d’offrir un service qui permet aux internautes d’écouter de n’importe où leur discothèque. Ils indiquent que MP3Tunes.com, qui n’est que le prolongement de MP3.com, « ne posèdde pas la musique qu’il exploite, ni n’a d’autorisation légale ou d’autorité pour utiliser ou exploiter cette musique« .

Agé de 40 ans, le « serial entrepreneur » Michael Robertson (également fondateur de Linspire et AnywhereCD, entre autres) préfère prendre cette nouvelle plainte avec ironie. « Ces gens là se dépêchent d’aller au tribunal et disent au juge que je suis terrible, et ils finissent pas acheter ma boîte« , dit-il en faisant référence à Universal Music. La filiale de Vivendi avait refusé de trancher le litige à l’amiable avec MP3.com, et avait fini par racheter le site pour 385 millions de dollars avant de le céder à CNET Networks.

La plainte vise également Sideload.com, un service jumeau de MP3Tunes, qui permet l’écoute en streaming à la manière d’un Deezer.com, et autorise en plus leur stockage sur un « locker ».

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