Le « cyberbullying », ou intimidation par Internet, constitue un soucis majeur aux Etats Unis concernant l’user generated content dans la mesure où nombre de voix s’élèvent pour réclamer la fermeture de sites comme YouTube. Le fait est qu’il arrive parfois qu’un professeur ou un élève se fasse attaquer ou humilier par un groupe d’étudiants et que la vidéo se retrouve ensuite sur un site de partage de vidéos.

C’est donc au nom de la sécurité que les sites communautaires, aussi bien que les chats, forums, ou messageries instantanées ont été bannis d’une grande majorité des écoles américaines. Pourtant, une étude menée par la NSBA (National School Boards Association) minimise le phénomène avec une enquête montrant que seulement 7 % des enfants interrogés ont été victimes de cyberbullying, 3 % de messages non désirables par des étrangers, et moins d’1 % de s’être retrouvés dans une vidéo à leur insu.

Que ces chiffres reflètent la réalité ou non, on doit cependant garder à l’esprit qu’une partie des fonds fournis pour mener l’enquête proviennent de Microsoft, Verizon, et News Corp., la société détentrice du site. Bref, le Web 2.0 fait à nouveau les frais d’enjeux dans lesquels s’affrontent idéologies et forces lobbyistes.

Pourtant, ce n’est pas depuis l’arrivée de MySpace ou YouTube que le harcèlement est subitement apparu dans les écoles, mais force est de constater qu’il est toujours plus facile de s’attaquer au problème après coup que d’essayer de le régler à la source.

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