Linden Labs, l’éditeur de Second Life, vient d’être assigné en justice par l’association Familles de France, qui dénonce à la fois les pratiques « sulfureuses » librement accessibles aux mineurs, mais aussi les publicités pour le tabac, l’acool, la présence de machines à sous, et, pour finir, les pratiques virtuelles contraires à la législation, comme la greffe de sexe, la simulation de relations sexuelles, ou l’achat de drogues.

Second Life propose bien un espace spécial mineur, mais Familles de France juge celui-ci sans intérêt : « Il y a juste quelques boutiques, et en plus pour entrer, on vous demande votre numéro de carte bancaire ». Au delà de Linden Labs, l’association vise aussi les fournisseurs d’accès Free, Neuf, et Orange « à titre subsidiaire », réclamant une interdiction pure et simple de l’accès au site. Si ceux-ci se défendent en avançant le fait qu’ils proposent des outils de contrôle parental qui, d’après l’AFA (association des fournisseurs d’accès) « marcheraient très bien pour Second Life », Familles de France estime que « les parents n’ont pas conscience que leurs enfants peuvent aller dans des mondes clos » et qu’ils « oublieraient » d’actionner le filtre.

L’audience aura lieu le 18 juin. Sachant que la communauté française est l’une des premières dans l’univers virtuel (avec les Etats-Unis et l’Allemagne), nul doute qu’un verouillage du site se révélerait être une catastrophe pour l’éditeur, et pour nombre de joueurs aussi…

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