BlackBerry décidera l'année prochaine s'il continue à produire des smartphones. L'arrivée prochaine du Priv, qui est le premier mobile du groupe à être équipé du système d'exploitation Android, sera décisive.

2016 ne sera pas seulement une année décisive pour Sony. Pour BlackBerry aussi, la période sera capitale car elle conditionnera l’avenir de la société canadienne sur le marché des smartphones. C’est ce sur quoi a insisté John Chen à l’occasion de la conférence Code Mobile. Si le groupe n’accroît pas très franchement ses ventes l’an prochain, alors il faudra songer à quitter ce secteur, faute de rentabilité.

« L’année prochaine, nous devrons faire en sorte que notre activité dans le mobile devienne rentable, sinon il va falloir que je repense sérieusement à ce que nous faisons là. […] Mon travail est de m’assurer que la valeur de l’entreprise est protégée et augmente », note John Chen. Et d’ajouter que même si BlackBerry n’est plus ce business, il peut toujours y jouer un rôle indirect via l’écosystème logiciel.

Les objectifs que se fixe BlackBerry sont-ils réalistes, alors que la part de marché de son système d’exploitation (qui équipe la totalité de ses terminaux) est ridiculement basse (0,3 %, selon les statistiques fournies par IDC pour le deuxième trimestre 2015) ? Et alors qu’il n’a vendu « que » 800 000 terminaux au cours du second semestre (.pdf) ? Le fossé à franchir paraît démesurément grand.

Mais BlackBerry dispose d’un nouveau tremplin : le Priv. Ce mobile, dont la présentation officielle n’a pas encore eu lieu, est en effet équipé du système d’exploitation Android, qui est aujourd’hui le plus répandu. Dévoilé très brièvement par John Chen fin septembre, il pourrait bien être le terminal qui offrira une vraie bouffée d’oxygène au groupe.

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