Pas le temps de s'émouvoir. Alors que Julian Assange a révélé l'existence d'un enfant français, et demandé à la France de lui faire bénéficier du statut de réfugié politique, le fondateur de Wikileaks n'est pas le bienvenue en France. L'Elysée a déjà rejeté sa demande.

Est-ce la réponse la plus rapide de l'histoire de la demande d'asile ? Vendredi, quelques heures à peine après la publication d'une lettre ouverte dans laquelle Julian Assange révèle qu'il a femme et enfant français, et demande à la France de l'accueillir, l'Elysée a fait connaître sa fin de non-recevoir

"La France a bien reçu la lettre de M. Assange. Un examen approfondi fait apparaître que compte tenu des éléments juridiques et de la situation matérielle de M. Assange, la France ne peut pas donner suite à sa demande. La situation de M. Assange ne présente pas de danger immédiat. Il fait en outre l’objet d’un mandat d’arrêt européen", tranche sèchement le cabinet de François Hollande.

Juridiquement, ne peuvent bénéficier du statut de réfugié demandé par Assange que ceux qui justifient de persécutions dans leur pays d'origine, ou qui peuvent démontrer un risque grave d'atteinte leur intégrité morale ou physique. Pour accorder son asile, l'Equateur avait estimé que le fondateur de Wikileaks encourait de tels risques étant donné la demande d'extradition vers les Etats-Unis, où il risquerait la prison à vie, voire (beaucoup plus improbable) la condamnation à mort. L'argumentaire avait été repris dans sa lettre par Julian Assange, sans succès.

Le mandat d'arrêt européen, quant à lui, fait toujours l'objet d'un recours.

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