Il n'y aura pas eu de long feuilleton à suspense. Alors que la Ville de Paris avait fixé un ultimatum au 10 août, Numericable a accepté dès ce jeudi de régulariser sa situation, pour éviter que ses équipements réseaux soient supprimés des espaces appartenant à la municipalité.

Hier, Les Echos médiatisaient la lettre de mise en demeure envoyée à Numericable par la mairie de Paris, qui menaçait d'expulser Numericable des installations publiques exploitées sans droit depuis le début de l'année, faisait ainsi courir le risque improbable de couper des millions de foyers français de l'accès à internet. Comme chacun s'en doutait, la situation s'est toutefois résolue à l'amiable.

A l'issue d'une réunion d'urgence organisée dès ce jeudi, alors que l'ultimatum avait été fixé au 10 août, la mairie de Paris  a annoncé que Numericable l'avait "assuré qu’elle solderait ses 8,37 millions d'euros de redevances impayées et signerait avec la ville une nouvelle convention d’occupation du domaine public, conforme à la réglementation". La hache de guerre et le ciseau qui menaçaient de s'abattre sur les fibres optiques sont enterrés, le câblo-opérateur ayant même accepté de retirer les recours qu'il avait intentés pour contester le mode de calcul des redevances d'occupation du domaine public de Paris.

Equité oblige, la convention signée devrait être la même que celle proposée en 2009 à une quinzaine d'autres opérateurs télécoms qui utilisent des espaces municipaux, y compris les catacombes, pour y glisser leurs fibres optiques ou installer leurs routeurs.

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