Pour protéger son image et sa réputation, l'artiste américaine Taylor Swift s'est sentie obligée de déposer elle-même les noms de domaine en .porn et .adult qui utilisent son nom.

Les webmasters savent depuis bien longtemps qu'il est toujours conseillé lorsque l'on crée un site internet de réserver non seulement son nom de domaine principal, mais aussi toute une myriade de noms de domaine qui ne seront pas utilisés, mais qui éviteront que des squatteurs s'en emparent. Il s'agit généralement de réserver le nom avec toutes les extensions courantes (.net, .fr, .org, …) , ou de réserver les orthographes approchantes susceptibles d'être saisies par les utilisateurs. Ca n'apporte strictement rien aux internautes, ça va souvent contre l'esprit de la nomenclature des extensions, mais ça fait la fortune des registrars qui vendent des dizaines de noms de domaine pour un seul réellement voulu par l'exploitant.

Et lorsque l'on est une star mondialement connue, il faut penser à toutes les situations. Ainsi la BBC rapporte que l'artiste américaine Taylor Swift a réservé les noms de domaine TaylorSwift.porn et TaylorSwift.adult, non pas pour créer des sites que la morale et les épouses réprouvent, mais par pure stratégie défensive. Pour 99 dollars par an, la musicienne et actrice s'assure qu'aucun esprit pervers ne profitera de sa notoriété pour tenter de monter un site pornographique avec son nom. 

Selon nos constatations, TaylorSwift.xxx (69,99 euros par an chez OVH) est également réservé, tout comme les .name, .info. .me, ou encore .mobi.

Certes, des procédures existent pour contester les noms de domaine réservés abusivement, mais il est souvent beaucoup moins coûteux et moins risqué de payer quelques dizaines d'euros supplémentaires par an, que de payer un cabinet d'avocats pour entamer les procédures de résolutions de litiges, qui peuvent prendre des mois et générer des frais importants.

Selon l'ICANN, d'autres stars ont ainsi réservé leurs .porn et .adult, y compris des hommes d'affaires comme Richard Branson.

Alors qu'il existait autour de 250 extensions de noms de domaine dans les premières années du Web, l'ICANN a totalement lâché les vannes et profité de ce juteux business du cybersquatting en créant désormais plus de 860 domaines de premier niveau (TLD) référencés par l'IANA, dont plus de 300 domaines génériques (hors TLD nationaux et autres réservations spéciales).

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