Le Parti pirate islandais continue de monter en puissance. Bien positionné dans les sondages depuis sa fondation fin 2012, le mouvement est aujourd'hui crédité de 22 % des intentions de vote.

L'excellente dynamique du Parti pirate dans l'opinion publique islandaise se poursuit. D'après une enquête d'opinion menée par le principal journal du pays, Fréttablaðið, le mouvement est désormais crédité de 22 % des intentions de vote. Indéniablement, la jeune formation fait mouche auprès des électeurs est s'enracine petit à petit dans le paysage politique islandais.

Ce score, repéré sur Twitter par Alexis Kauffmann de Framasoft, confirme la popularité du Parti pirate. Déjà en 2013, une enquête avait souligné le fort crédit politique dont jouissait le mouvement, avec près de 8 % des électeurs se disant prêts à voter pour ses candidats. Il s'agissait d'une réelle performance, car le groupe n'avait alors que quelques mois d'existence (il a été fondé en novembre 2012).

Commentant les résultats, le quotidien Vísir estime que le Parti pirate est en situation de devenir la deuxième force politique du pays. Si un scrutin avait lieu aujourd'hui, il pourrait avoir 14 sièges au parlement sur un total de 63 (soit un peu plus d'un siège sur cinq). Reste à savoir si cette photographie de l'opinion publique durera jusqu'en 2017, date à laquelle auront lieu les prochaines élections législatives.

Aujourd'hui, le Parti pirate dispose de trois députés au parlement islandais, qui ont été élus lors du scrutin précédent de 2013 : Birgitta Jónsdóttir, Helgi Hrafn Gunnarsson et Jón Þór Ólafsson. Parmi ces trois parlementaires, Birgitta Jónsdóttir est la plus expérimentée sur le plan politique : elle était déjà élue auparavant, ce qui a contribué à la crédibilité et à la visibilité du mouvement.

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