Les smartphones pouvaient déjà utiliser des lecteurs d'empreinte digitale pour authentifier les utilisateurs. Il sera bientôt possible de scanner l'iris, comme le démontre Fujitsu au Mobile World Congress de Barcelone.

La biométrie fait de plus en plus son entrée dans les smartphones, et ne se limitera pas à la lecture d'empreintes digitales ou à la reconnaissance des visages. Pour ajouter aux différentes possibilités offertes aux constructeurs, la firme japonaise Fujitsu présente cette semaine à Barcelone une nouvelle technologie de lecture de l'iris, qui peut être intégrée directement dans les smartphones pour permettre l'authentification d'un utilisateur grâce aux particularités uniques de son oeil.

Présentée sous forme de prototype via un petit boîtier ajouté à un smartphone standard, la technologie de Fujitsu pourra être intégrée de série dans n'importe quel smartphone. Elle ne pèse qu'un seul gramme, se compose d'une lumière LED infrarouge et d'une caméra infrarouge, et fonctionne en tenant le téléphone à une distance naturelle.

Selon Wikipedia, "l'iris est un organe sensible, sa taille est petite et il est obscurci par les cils, les paupières ou les lentilles de contact. De plus, elle est variable et les utilisateurs ont tendance à bouger. Il est donc assez difficile d'avoir une bonne image de l'iris, il faut que ce soit rapide, précis et qu'il n'y ait pas de lumière pouvant se refléter sur l’œil". D'où l'utilisation de procédés infra-rouge.

Comme les lecteurs d'empreintes digitales présents sur les derniers iPhone ou Samsung Galaxy, le procédé d'authentification de Fujitsu fonctionne en laissant les informations biométriques sur l'appareil, en local. Une signature chiffrée de l'empreinte biométrique est réalisée, qui sert de mode d'authentification. 

En pratique, l'acquisition des caractéristiques de l'iris est réalisée via une application qui demande à l'utilisateur d'observer deux cercles animés. L'iris reçoit la lumière infra-rouge et la renvoie vers le capteur spécifique. La reconnaissance se ferait alors en moins d'une seconde, avec un taux d'erreurs qui ne serait que de 1 sur 100 000.

A terme, la lecture de l'iris pourra ainsi être exploitée, notamment dans le cadre du protocole FIDO intégré à Windows 10, pour authentifier des utilisateurs sur les services en ligne.

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