Aux États-Unis, la commission fédérale en charge des télécommunications a avancé le principe d'autoriser un Internet à plusieurs vitesses. Rejetée par de nombreuses entreprises de l'économie numérique, cette idée n'a pas non plus les faveurs de Barack Obama, qui s'était déjà prononcé pour la neutralité du net par le passé.

En 2010, lors d'une séance de questions / réponses avec des internautes sur YouTube, Barack Obama s'était clairement prononcé en faveur de la neutralité du net. "Je crois fermement dans la neutralité du net. J'ai fais campagne sur ce thème, je continue de le soutenir" avait-il lancé à un interlocuteur qui l'avait interpellé sur ce sujet, même si la forme de sa réponse laissait encore quelques zones d'ombre.

Quatre ans plus tard, le président des États-Unis a-t-il fait évoluer sa position sur ce sujet ? Manifestement non, si l'on consulte ses propos tenus lors du sommet Afrique – États-Unis qui a eu lieu cette semaine à Washington.

Un Internet ouvert

"L'un des problèmes gravitant autour de la neutralité du net est de savoir si vous instituez différents taux ou frais pour différents fournisseurs de contenus. C'est la controverse majeure, ici. Donc vous avez des grandes et riches sociétés qui pourraient être disposées à payer plus et facturer davantage pour obtenir plus de fréquences, plus de bande passante sur Internet, de sorte qu'elles peuvent diffuser des films plus vite".

"Personnellement, et c'est la position de mon administration, ainsi que celle de nombreuses entreprises par ici, je ne veux pas commencer à faire une distinction dans la manière dont les gens accèdent à Internet. Vous voulez le laisser ouvert afin que le prochain Google et le prochain Facebook puissent réussir", a-t-il expliqué, dans des propos repris par le Washington Post.

Les projets de la FCC

La déclaration de Barack Obama tend donc à s'opposer à la proposition de la Federal Communications Commission (FCC), qui est l'organisme de régulation du secteur des télécommunications aux États-Unis. En effet, celui-ci a proposé d'autoriser un Internet à deux vitesses, avec des voies rapides réservées aux éditeurs de services qui paieront les sommes exigées par les fournisseurs d'accès à Internet.

Outre-Atlantique, une véritable bataille se déroule sur le terrain de la communication entre les anti-neutralité du net, qui s'avèrent particulièrement actifs, et les pro-neutralité du net, qui ont dernièrement multiplié les opérations pour sensibiliser l'opinion publique (une vidéo didactique, un hébergeur qui bride la FCC, un sketch dans un talk show ou encore un vrai-faux site web).

( photo : Maison-Blanche)

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