Alors que le support de Windows XP cesse dans deux semaines, les banques vont payer Microsoft pour obtenir une extension de l'assistance technique de trois ans. Il s'agit pour les établissements bancaires de sécuriser les distributeurs automatiques de billets, qui sont encore massivement sous Windows XP.

Windows XP prendra définitivement sa retraite dans deux semaines. En effet, Microsoft a annoncé l'an passé que le support de son système d'exploitation, commercialisé le 25 octobre 2001, s'arrêtera le 8 avril prochain. Plus aucune mise à jour de sécurité ne sera délivrée au-delà de cette date. Ceux qui utiliseront encore Windows XP le feront alors à leurs risques et périls.

Malgré son âge avancé, Windows XP reste encore très utilisé dans le monde. D'après les statistiques fournies par NetApplication pour décembre 2013, le système d'exploitation est encore présent sur près de 30 % des ordinateurs. La situation est encore plus critique pour les distributeurs automatiques de billets (DAB), puisqu'on estime que 95 % d'entre eux sont encore sous cet O.S.

En conséquence, des failles repérées dans Windows XP après le 8 avril pourraient en théorie être exploitées par des personnes mal intentionnées afin d'attaquer les guichets automatiques. En pratique, en attendant une éventuelle migration vers Linux ou une version plus récente de Windows, les banques vont mettre la main à la poche pour payer Microsoft afin qu'il continue de fournir des patchs pour les DAB.

Selon Reuters, les banques JPMorgan, Bank of America, Royal Bank of Scotland, Lloyds Bank, HSBC et Barclays ont signé un accord avec Microsoft ou sont sur le point de le faire afin de bénéficier d'un support étendu (il est question d'une période de trois ans). En parallèle, certains établissements ont commencé à migrer leurs DAB vers Windows 7 ou planifient de le faire dans les prochains mois.

De toutes les banques anglophones interrogées par l'agence de presse, il n'y a que Citigroup qui n'a pas confirmé l'existence d'une négociation avec la firme de Redmond. La société a toutefois reconnu qu'une opération de migration était en cours. Le coût de l'extension du support technique de Windows XP devrait s'élever à 100 millions d'euros par banque.

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