Twitter affine son usage de la publicité, en proposant une fonctionnalité permettant d'impliquer l'historique de navigation de ses membres. Mais le réseau social, soucieux de ne pas prêter le flanc à la polémique, assure que l'usager peut sortir de ce programme de plusieurs façons.

La publicité ciblée a définitivement les faveurs de Twitter. Depuis cet été, une expérimentation avait cours sur le réseau social. Il s'agissait pour la plateforme de micro-blogging de rapprocher plus efficacement les messages sponsorisés des annonceurs avec les centres d'intérêt des internautes, afin que les premiers touchent la bonne cible et les seconds soient confrontés à du contenu pertinent.

Ce test a pris fin. Dans un message publié jeudi, Twitter annonce que son nouvel outil de publicité ciblée est maintenant ouvert à tous les publicitaires. Son fonctionnement, en revanche, devrait assurément faire hérisser le poil de tous ceux qui considèrent la confidentialité sur le net et l'encadrement de l'usage des données personnelles comme des vertus cardinales.

Selon les explications de Twitter, cela marche ainsi : un visiteur se rend sur un site lambda. Ce dernier, qui ne désire toucher que ceux potentiellement intéressés par ses produits, partage les informations de navigation du visiteur à Twitter, via un partenaire publicitaire (browser cookie ID). Twitter croise ensuite ces données avec les siennes afin de ne diffuser les tweets sponsorisés que vers ses membres qui ont visité le site.

La plateforme américaine l'assure : ce système permet de délivrer un message utile et hautement pertinent à l'utilisateur. En outre, sa vie privée demeure préservée, promet le service. Les annonceurs vont continuer à recevoir des rapports similaires aux précédents qui incluent combien de membres ont vu la publicité ou interagi avec, sans pouvoir identifier ceux qui ont effectivement vu l'annonce ou cliqué dessus.

Soucieux de se préserver de toute polémique, Twitter précise qu'il respecte l'initiative Do Not Track, qui est une option présente dans les principaux navigateurs web et qui permet à l'internaute d'indiquer aux sites web qu'il fréquente s'il accepte ou non d'être pisté. Par ailleurs, Twitter rappelle qu'il y a une option similaire dans les paramètres du site. Celle-ci offre la possibilité de ne pas accepter de contenu sponsorisé.

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