Au Québec, un jeune Anonymous de 12 ans a été entendu par le tribunal de Montréal, pour avoir participé activement à des attaques contre des sites internet officiels lors du printemps étudiant de 2012. Il a expliqué n'avoir agi que pour obtenir les jeux vidéo qui lui étaient promis.

Au printemps 2012, le Québec vivait une grève étudiante sans précédent, en réponse à un projet d'augmentation des droits de scolarité universitaire. Au plus fort du mouvement, en mars 2012, ce sont plus de 200 000 étudiants qui défilaient dans les rues de Montréal pour affronter l'ancien gouvernement Charest. Du jamais vu depuis l'opposition québécoise à la guerre d'Irak, dix ans auparavant.

A cette occasion, un groupe d'internautes réunis sous la bannière des Anonymous ont opéré une déclinaison en ligne du mouvement, en tentant de s'attaquer à des sites officiels canadiens. Parmi eux figurait un jeune garçon de 12 ans, poursuivi en justice par les autorités québécoises.

Selon le Toronto Sun, le garçon qui s'est présenté au tribunal en uniforme scolaire accompagné de son père a plaidé coupable sur trois chefs d'accusation, et reconnu notamment son implication dans les attaques menées contre les sites internet de la police de Montréal, l'Institut de Santé Publique du Québec, le gouvernement chilien (nous non plus, on ne voit pas le rapport), et d'autres sites internet privés.

Le très jeune hacker aurait utilisé des outils pour DDOSer certains sites, c'est-à-dire pour les noyer sous l'afflux de connexions afin de les rendre inaccessibles. Mais plus grave, il aurait aussi modifié la page d'accueil de certaines des cibles, et accédé à la base de données d'autres sites internet en piratant des données d'utilisateurs et administrateurs.

Malgré son jeune âge, le hacker aurait même enseigné à d'autres Anonymous l'art d'attaquer des sites internet, en les prévenant de faire attention à ne pas laisser de traces.

Au tribunal de Montréal, le pré-adolescent a expliqué qu'il faisait ça uniquement pour gagner des jeux vidéo, qui lui étaient offerts par des membres d'Anonymous en échange de ses bons et immoraux services. Il connaîtra sa peine le mois prochain, après évaluation précise des dommages et intérêts. Pour le moment, la police estime que les actions du hacker auraient coûté 60 000 dollars canadiens (environ 40 000 euros) de préjudice.

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