Suite à la publication du rapport de l'ANSES concluant à l'absence d'effets avérés des ondes électromagnétiques sur la santé humaine, deux associations ont réclamé l'application du principe de précaution dans la mesure où le rapport aborde le cas des effets biologiques. Par ailleurs, l'absence d'étude d'impact sanitaire sur la 4G est aussi dénoncée, alors que cette technologie est en cours de déploiement en France.

Ce mardi, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) a publié un rapport synthétisant plusieurs études consacrées à l'influence des ondes électromagnétiques sur la santé humaine. Il s'agissait de déterminer si l'exposition aux technologies sans fil est nocive et, si oui, dans quelles conditions cette nocivité se déclenche.

De façon générale, l'ANSES considère qu'il n'y a pas d'effets avérés sur la santé résultant d'une exposition normale aux ondes. L'ANSES a toutefois noté un effet possible pour ceux utilisant intensivement un téléphone mobile et indiqué plus généralement que les ondes électromagnétiques peuvent entraîner "différents effets biologiques", mais que ces "changements [sont] généralement réversibles".

Suite à la publication de ce rapport, deux associations engagées dans la lutte contre l'impact des ondes électromagnétiques sont montées au créneau pour le critiquer.

Le collectif Priartem écrit ainsi que "la communication de l’ANSES semble bien frileuse et convainc peu alors que beaucoup d’attentes étaient attachées à la sortie de ce rapport", dont la "méthode, qui sous des apparences de rigueur scientifique, dresse des barrières quasi infranchissables pour déterminer si l’effet qu’on observe correspond à un effet avéré sur la santé".

Pointant du doigt le développement de la 4G en France, et plus généralement des technologies sans fil, Priartem juge "qu'il y a urgence" à définir des seuils d'expositions plus bas, "seule décision cohérente qui s’impose". "On n’a pas à attendre que le risque soit avéré pour limiter les expositions", poursuit l'association, qui plaide en outre pour une application des recommandations de l'ANSES.

De son côté, Robin des Toits se montre plus incisif encore. Son porte-parole, contacté par l'AFP, regrette que le principe de précaution ne soit pas considéré plus sérieusement alors que l'ANSES lui-même évoque des effets biologiques. Et de dénoncer, ensuite, l'absence d'étude d'impact sanitaire relative à la 4G, alors qu'il s'agit d'une ancienne demande.

"L'agence ne fait pas son boulot, elle accompagne le déploiement commercial de cette technologie. D'un côté, elle nous dit qu'il faut réduire l'exposition et d'un autre l'agence ne dit rien sur la 4G qui va augmenter l'exposition". Pour Robin des Toits, "ce qu'il faut c'est baisser le niveau global d'exposition".

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