Le gouvernement américain considère que la moindre communication autour des requêtes FISA peut constituer une menace pour la sécurité nationale. Via le ministère de la justice, il s'oppose à la démarche de plusieurs entreprises qui souhaitent donner plus de détails sur ces demandes.

La transparence, ça sera pour plus tard. Le ministère américain de la justice s'est opposé à la démarche de plusieurs entreprises américaines soucieuses d'adresser au public des informations plus précises concernant les requêtes FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act), selon des documents consultés par Reuters.

"Une telle information serait inestimable pour nos adversaires, qui pourraient avoir une photographie précise des efforts du gouvernement en matière de surveillance, de la manière dont ils sont orientés et comment ceux-ci évoluent à travers le temps", ont commenté les services d'Eric Holder, le procureur général des États-Unis.

A priori, la position du département de la justice ne préjuge pas du verdict final du tribunal chargé du renseignement étranger (Foreign Intelligence Surveillance Court). Ce dernier a été saisi par quelques entreprises, incluant Google et Yahoo, afin de communiquer sur les requêtes FISA. Il ne s'agit pas d'en révéler les moindres détails, mais plutôt de fournir des statistiques générales.

Ces sociétés ne peuvent pas fournir ces informations de leur propre chef, à moins de s'exposer à des poursuites pénales. C'est ce que laissait entendre la directrice de Yahoo, Marissa Mayer, le mois dernier lors d'une conférence aux USA. Les requêtes FISA étant classifiées, elle ne peut pas en parler sans autorisation, au risque d'être considérée comme une traitresse et finir en prison.

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