Elle en est rendue à plus de 18.000. La RIAA a lancé une nouvelle vague de plaintes, de plus faible amplitude que d'ordinaire, contre 235 nouvelles victimes de la politique de répression du lobby des maisons de disques.

Avant les fêtes de fin d’année, l’Association Américaine de l’Industrie du Disque (RIAA) avait déposé 751 nouveaux cadeaux de Noël sur les bureaux des juges américains. Le nombre de plaintes déposées aux USA était alors proche des 18.000 et nous calculions que ce chiffre, aussi important soit-il face à la centaine de plaintes en France, ne représentait en fait que « 0,3 % des 5,7 millions d’internautes P2Pistes qui seraient actifs aux Etats-Unis« . Avec 235 plaintes de plus lancées ce mois-ci par le lobby industriel, l’absurdité de la démarche et le caractère parfaitement aléatoire du tir aux pigeons est encore renforcé.

Il devient surtout parfaitement indécent lorsque Universal et EMI, deux des grands architectes de la politique répressive, communiquent coup sur coup 8,4 % et 12 % de croissance de leur chiffre d’affaires, avec des ventes numériques en explosition.

Il reste parfaitement scandaleux lorsque le système judiciaire américain coûte une telle fortune qu’il est plus économique de signer un chèque de conciliation que de se défendre devant les tribunaux. « Des milliers de personnes – pour la plupart des jeunes hommes entre 20 et 30 ans – paient des sommes de 3.000 $ et plus« , se réjouissait récemment la Fédération Internationale de l’Industrie Phonographique (IFPI).

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