Le marché de la musique en ligne compte une pléthore d'acteurs. Si quelques-uns tirent leur épingle du jeu, d'autres sont à la peine. C'est le cas de Rhapsody, dont l'avenir s'assombrit. Le site a enregistré de lourdes pertes et doit licencier à tour de bras. Rhapsody lorgne désormais à l'international pour rebondir, mais rien n'est encore joué.

L'avenir de Rhapsody s'obscurcit. La plateforme d'écoute de musique à la demande traverse une passe très difficile, en témoigne les derniers évènements rapportés par Digital Music News. En l'espace de six mois, le service a enregistré une perte de 9,2 millions de dollars. Pour se maintenir à flot, Rhapsody a choisi de trancher dans le vif : le site va se séparer de 15 % du personnel et changer de PDG.

Bien que très difficiles, ces efforts ne seront peut-être pas suffisants pour permettre à Rhapsody de poursuivre ses activités. Force est de constater que le domaine de la musique en ligne compte énormément (trop ?) d'acteurs. Tous ne pourront pas atteindre une masse critique nécessaire pour survivre très longtemps, surtout lorsque certains concurrents sont soutenus coûte que coûte par des géants de la high tech.

Malgré un horizon bien incertain, Rhapsody veut échapper à ce destin. Le service prévoit en particulier se développer à l'étranger (notamment en Europe). Mais c'est oublier que la concurrence des plateformes de streaming est également très vive sur le Vieux Continent. En France, on compte un peu moins d'une trentaine de services, dont les inévitables Spotify et Deezer.

Sur le papier, Rhapsody offre peu ou prou les mêmes fonctionnalités que les ténors du genre. La formule payante est par ailleurs similaire aux offres identiques des autres plateformes. Mais Rhapsody devra réussir à démontrer qu'il dispose d'un atout supplémentaire pour convaincre les internautes de venir à lui. Car sans un avantage clair et évident, pourquoi les Européens déjà engagés ailleurs partiraient ?

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés