L'autorisation de l'ARCEP concernant le recyclage des fréquences 2G pour soutenir l'arrivée de la 4G alimente les tensions entre opérateurs. Bouygues, qui a reçu le feu vert du régulateur des télécoms, est ainsi visé par des recours produits par Free et Orange. Mais l'opérateur a remporté une petite victoire, en obtenant le rejet du référé demandé par Free.

En juin, Free engageait une action en justice contre Bouygues. L'opérateur contestait l'autorisation de l'ARCEP validant la réutilisation des fréquences 1800 MHz, utilisées jusqu'à présent pour les communications GSM (2G), pour développer un réseau 4G. Ce feu vert donne à Bouygues un avantage dans la compétition qui s'annonce, même si les autres opérateurs peuvent aussi solliciter l'ARCEP pour recycler des fréquences.

Mais les choses ne se sont pas passées comme l'espérait Free. Moins d'un mois après la saisine du Conseil d'État, ce dernier a rejeté le référé de l'opérateur, selon une information du Figaro. Son concurrent n'a évidemment pas caché sa satisfaction. Et pour cause : Bouygues compte exploiter la 4G avec les fréquences 2G dès octobre, ce qui se traduira par la couverture d'une centaine de communes.

L'opérateur a donc hâte de se débarrasser des obstacles juridiques dressés par ses rivaux. Cependant, il en reste encore deux à franchir. Le premier concerne un recours au fond déposé par Free devant le Conseil d'État, indique Le Figaro. Le second, porté devant la même juridiction, a été pour sa part préparé par Orange. Lui aussi conteste le recyclage des fréquences 1800 MHz, qu'il voit comme une rupture d'égalité entre opérateurs.

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