Ils seront donc trente-neuf. Le Conseil national du numérique, ressuscité sous la présidence de François Hollande, a été profondément remanié. Outre les trente membres de base, l'organisme accueillera ponctuellement neuf participants issus du monde politique.

C'est désormais officiel. Le Conseil national du numérique, qui comptait déjà trente membres en son sein, est renforcé par des personnalités venues du monde politique. Outre la nomination déjà connue de deux députés et de deux sénateurs, et dont les connaissances de l'environnement numérique sont réelles, cinq autres élus rejoignent les rangs de organisme consultatif.

L'arrêté du 4 avril, publié ce jour, annonce ainsi la nomination de John Billard, maire du Favril (Eure-et-Loir), de Claudy Lebreton, président du conseil général des Côtes-d'Armor, de Pascale Luciani-Boyer, adjointe au maire de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), de Henri Nayrou, député honoraire et d'Akim Oural, conseiller communautaire pour la ville de Lille.

Ces personnalités n'ont pas été choisies au hasard. Elles ont également une compétence dans le domaine du numérique. Ainsi, Claudy Lebreton a conduit une mission de réflexion et de prospective sur les impacts du numérique sur l'aménagement du territoire, tandis que Henri Nayrou s'est montré particulièrement actif sur les sujets liés à la fracture numérique.

De son côté, Akim Oural est en charge de l'économie numérique à Lille. Pascale Luciani-Boyer cumule plusieurs casquettes : administratrice de l'Agence Régionale Ile de France pour le numérique, présidente de la commission numérique pour l’Association des Maires d’Ile de France et porte-parole sur les sujets éducation / TIC pour l’Association des Maires de France.

Concernant les quatre premiers parlementaires, à savoir Christian Paul, Laure de la Raudière, Bruno Retailleau et Pierre Camani, l'arrêté livre également le nom de leur supléant : Yvon Collin (sénateur de Tarn-et-Garonne), Sophie Primas (sénatrice des Yvelines), Thierry Benoit (député d'Ille-et-Vilaine) et Thierry Braillard (député du Rhône).

Interrogé par Les Échos, le secrétaire général du Conseil national du numérique (CNNum) assure que leur présence "est légitime sur ces sujets" et qu'il "n'aurait pas été sain de se priver de leur expertise", dans la mesure où l'un des dossiers chauds du CNNum est justement le déploiement du très haut débit sur tout le territoire d'ici dix ans.

Ces neuf nouveaux membres ne participeront pas à toutes les réunions du Conseil national du numérique, qui seront surtout animées par les universitaires et les professionnels. Toutefois, il y aura une session annuelle où l'organisme se réunira entièrement.

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