Déjà condamné en France suite à l'affaire Street View, Google vient d'écoper d'une amende de 145 000 euros en Allemagne. L'entreprise a été reconnue coupable de négligence en laissant sa flotte de véhicules enregistrer pendant deux ans des données personnelles circulant au sein de réseaux WiFi non protégés.

Trois ans après le début des faits, l'affaire Street View continue de poursuivre Google. Déjà condamné en France par la CNIL, le moteur de recherche américain vient cette fois d'écoper d'une amende en Allemagne. Me commissaire hambourgeois en charge de la protection des données et de la liberté de l'information l'a fixée (.pdf) à 145 000 euros. Une peine avant tout symbolique, au regard des finances de Google.

C'est en 2010 que l'information est révélée. Dans le cadre de son programme Street View, qui consiste à faire circuler des véhicules bardés d'électronique pour photographier les rues des villes du monde entier, Google a capté, selon lui par erreur, des données personnelles circulant sur des réseaux sans fil non protégé. La firme américaine voulait initialement dresser une carte des points WiFi.

Or, les commissions en charge des libertés individuelles ont mené l'enquête et constaté que le processus ne s'est pas limité à l'enregistrement des identifiants SSID et des adresses MAC. Des données de connexion à des sites web, mots de passe de messagerie, adresses mail, échanges de courriels révélant notamment des informations très personnelles ont également été captés.

"De 2008 à 2010, Google n'a pas seulement photographié les rues et les bâtiments pour son service Google Street View ; dans le même temps, il a aussi capturé des réseaux sans fil à proximité des véhicules utilisés dans ce cadre",  note le commissaire allemand. Et, ce faisant, Google a récupéré des données circulant au sein de réseaux WiFi non protégés.

Depuis, les autorités allemandes ont estimé que Google a fait preuve de négligence en collectant sans autorisation des données personnelles. L'entreprise a donc reçu l'injonction de supprimer toutes ces informations. Ce qui a été fait, selon le commissaire hambourgeois, qui a toutefois souligné la coopération de Google dans cette affaire, ce dernier affirmant que cette collecte n'était pas dans ses intentions

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