Alors que les tensions dans la péninsule coréenne sont très vives, des membres d'Anonymous ont procédé au piratage des comptes Twitter et Flickr appartenant à Uriminzokkiri, un site web relayant les dépêches de l'agence de presse officielle de la Corée du Nord. En outre, plusieurs autres sites ont été rendus inaccessibles.

Ce mercredi, nous rapportions que des internautes se revendiquant du collectif Anonymous avaient adressé à la Corée du Nord une série d'exigences afin de faire revenir le pays dans le concert des nations. Les membres appelaient notamment à la dénucléarisation de la péninsule, à l'abdication de Kim Jong-un, à la tenue d'élections libres et à la fin de la censure.

En cas de refus de Pyongyang, la mise en garde avait été très claire : les Anonymous se disaient prêts à lancer des attaques informatiques contre la Corée du Nord, à pirater ses sites web et à dérober le maximum de données. Et puisque la République populaire démocratique de Corée n'a évidemment pas donné suite aux demandes d'Anonymous, l'opération Free Korea a débuté.

Des actions ont notamment été engagées contre les comptes sociaux du site web Uriminzokkiri, qui relaie la propagande l'agence de presse officielle de la Corée du Nord (Korean Central News Agency, abrégé en KCNA). ont ainsi été piratés le profil Twitter d'Uriminzokkiri et son compte Flickr. En revanche, le compte Facebook et la page YouTube n'ont pas été atteints.

Sur Twitter et Flickr, les auteurs des attaques ont réussi à obtenir l'identifiant et le mot de passe. Une fois connectés, ils ont publié des clichés mettant en scène Anonymous tandis qu'un autre est un photomontage de Kim Jong-un croisé avec un porc. Sur Twitter, une série de messages indique que les participants à l'opération Free Korea ont mis à terre six sites web considérés comme des vitrines à la gloire du pouvoir nord-coréen.

Neuf heures après l'attaque, ces sites demeurent inaccessibles. Comment ont-ils procédé ? Il est probable que le détournement des comptes sur Twitter et Flickr ait été facilité par le piratage du site Uriminzokkiri, dont la localisation est en Chine. C'est ce site qui aurait permis à Anonymous de récupérer des milliers de données. Dans le lot se trouvaient probablement les accès à Flickr et Twitter.

Renesys, une société spécialisée dans le trafic sur Internet, indique de son côté que les données nord-coréennes transitant par le protocole BGP (Border Gateway Protocol) subissent de multiples interruptions. Il n'est toutefois absolument pas garanti que ces difficultés aient un quelconque rapport avec l'opération conduite par des membres d'Anonymous.

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