Utiliser l'écrit et l'anonymat pour briser les barrières. Le ministère de l'Education Nationale a lancé un site internet qui propose aux jeunes en difficulté et aux parents de discuter anonymement avec des professionnels, pour recevoir conseils.

Voilà un signe fort que l'anonymat offert par Internet n'est pas seulement un risque, comme il est trop souvent dénoncé, mais aussi une chance pour libérer la parole et briser les timidités.

Le ministère de l'Education Nationale a ouvert cette semaine un site internet baptisé "Ma Seconde Chance", qui vise à aider les "jeunes décrocheurs" qui sont "sortis du système de formation initiale sans diplôme" et qui cherchent de nouvelles voies d'orientation ou de formation. Il s'inscrit dans l'Ecole Numérique voulue par Vincent Peillon, et dans les 18 mesures du Gouvernement pour le numérique, dont la mesure n°5 qui vise à "faire du numérique une chance pour les jeunes peu qualifiés".

Le site, qui a également une application mobile et une page Facebook, propose un annuaire géolocalisé des Missions Locales et autres Centres d'Information et d'Orientation (CIO) et des établissements de formation, une série de conseils directement accessibles en ligne, des informations pour les parents … mais surtout un service de discussion instantanée anonyme. Selon le ministère, le service est ouvert "aux décrocheurs, à leur famille, et aux personnes en charge de leur accompagnement" et "repose sur un travail commun des régions, des académies et des réseaux d'accueil".

Concrètement, il suffit de cliquer sur le lien du "tchat", et le module IRC en javascript s'ouvre immédiatement dans le navigateur, sans avoir à inscrire le moindre nom ou pseudonyme. La mise en contact est alors quasi immédiate, pendant les horaires d'ouverture, du lundi au vendredi de 10h à 20h. 

Une idée qu'il serait souhaitable de voir transposée à d'autres domaines sans doute plus sensibles encore, comme le planning familial (qui répond sous 7 jours par e-mail) ou drogues-info-service (48 heures par forum). Certains le font déjà, à l'instar de Sida-Info-Service, qui propose également un service LiveChat. Traditionnellement, ces services reposent sur des lignes téléphoniques, mais il est parfois plus facile d'écrire que de parler.

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