Un diacre d'une église du Mariland a été arrêté par la police de Baltimore, après que son fournisseur d'accès Verizon a dénoncé l'utilisation d'un espace de stockage en ligne pour y déposer des fichiers pédophiles. 

Un FAI a-t-il le droit de tout faire au nom de la lutte contre la pédopornographie, y compris surveiller ce que font leurs clients des espaces de stockage qu'ils mettent à leur disposition, pour dénoncer ceux qui y hébergent des images pédophiles ? Aux Etats-Unis, l'opérateur Verizon a permis l'arrestation d'un diacre d'une petite ville du Maryland, près de Baltimore, après avoir indiqué à la police que ce dernier utilisait l'espace de stockage offert par Verizon pour y déposer des photos et vidéos d'enfants pratiquant des actes sexuels.

Selon Ars Technica, qui rapporte l'affaire, le religieux de 67 ans a été arrêté le 1er mars dernier par la police de Baltimore, et aurait admis collectionner des images pédophiles depuis les années 1970, en niant pratiquer lui-même des actes sexuels sur des enfants. Verizon aurait découvert les images sur son service de cloud, et aurait alors décidé de dénoncer son client auprès du Centre pour les Enfants Disparus et Exploités, qui aurait alors lui-même saisi les autorités de police.

Lors de la perquisition, la police a retrouvé des images sur le compte Verizon du diacre, ainsi sur sur une clé USB.

Sur son site, Verizon explique que son service de sauvegarde et de partage de fichiers en ligne est "sûr", et que les clients peuvent "conserver les fichiers privés et protégés par mots de passe, ou les partager avec des amis et de la famille". L'histoire ne dit pas si les fichiers découverts avaient été protégés, ou s'ils étaient librement partagés. 

En France, Orange propose lui aussi un service de cloud intégré à l'abonnement à internet. Les conditions d'utilisation du Cloud d'Orange (.pdf) précisent que "l'Utilisateur reconnaît que les contenus considérés comme contrevenant aux lois, règles ou réglementations en vigueur pourront être remis par FT et OF aux autorités chargées de faire respecter la loi qui le requerrait, qui les traiteront en conséquence". Par ailleurs, il est dit que l'utilisateur "reconnaît que l'intégrité et la confidentialité des contennus et des informations échangées par l'intermédiaire du Service ne sont pas garanties".

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