En réponse à SOS Homophobie, la Fédération étudiante de droite a elle aussi acheté des publicités sur Google, pour manifester sa désapprobation du projet de loi instaurant le mariage pour tous.

Hier, nous rapportions que le débat sur le mariage pour tous s'est déplacé sur Google, où les recherches sur le "mariage gay" ont explosé leur plus haut historique ces dernières semaines, avec un volume de recherches entre dix et vingt fois plus élevé qu'avant l'élection de François Hollande. A cette occasion, nous notions que l'association SOS Homophobie avait acheté des mots clés Google Adwords pour les termes "mariage gay" ou "mariage homosexuel", qui lui permettent de mettre en tête de résultats ses argumentaires en faveur du projet de loi gouvernemental.

Nous avions aussi remarqué une publicité achetée par le producteur de l'émission de télévision Le Jour Du Seigneur, qui faisait la promotion d'un débat sur le "changement de civilisation" qu'induirait (ou non) le mariage des personnes de même sexe. C'était, au moment où nous rédigions notre article, les seules publicités visibles achetées pour influencer politiquement l'opinion publique.

Mais en relayant ce mardi notre article, Generation-NT a remarqué qu'un autre annonceur a fait son apparition : l'UNI. L'Union Nationale Inter-universitaire, qui fédère les organisations de droite dans l'éducation (lycéens, étudiants mais aussi professeurs), a acheté des mots clés pour afficher une publicité intitulée "Mobilisation Générale" :

"Contre le mariage et l'adoption homosexuelle. Signez la pétition", demande le texte de l'annonce qui renvoie vers le site NonAuMariageHomo.fr, sur lequel est présenté un argumentaire contre le mariage homosexuel, au nom du "danger pour notre modèle familial" et du "danger pour les enfants". Selon la page de la pétition, plus de 122 000 internautes l'auraient signé.

Selon nos constatations, la publicité "contre le mariage homo" de l'UNI est toutefois située en bas de page, quasiment invisible par rapport à la publicité "pour" de SOS Homophobie. Parce que cette dernière association a accepté de payer plus cher les clics, avec un budget de communication sans doute supérieur à celui de l'UNI.

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