Télécharger et partager sans but lucratif est une chose. Chercher à gagner de l'argent en facilitant le piratage des oeuvres en est une autre. Les autorités françaises ont de nouveau démantelé cette semaine un site internet de liens BitTorrent, WaWa-Torrent, dont deux administrateurs ont été arrêtés.

Nouveau coup de filet contre le piratage en France. L'Est Républicain indique que l'administrateur du site Wawa-Torrent.com, dont le nom n'est pas sans rappeler l'ancien Wawa-Mania, a été interpellé par les forces de l'ordre mardi à La Sommette, dans le Haut-Doubs. Un autre suspect a été arrêté à Narbonne.

"Dans les deux cas, les jeunes hommes mis en cause, âgés de 25 ans environ, ont été remis en liberté au terme de leur garde à vue mais l’ensemble de leur matériel a été saisi et le site déconnecté. Ceci au terme de plus de deux ans d’investigations", précise le quotidien régional. De son côté, la gendarmerie confirme qu'une enquête est en cours "pour contrefaçon, édition de reproductions et diffusion" de contenus piratés, mais se refuse à communiquer davantage de détails.

Si le site du tracker BitTorrent a été mis hors ligne, sans doute suite à la saisie des serveurs, la page Facebook de Wawa-Torrent est toujours active. Le site y est décrit comme une "communauté francophone de partage avec BitTorrent".L'activité sur la page Facebook est néanmoins très pauvre, aucun des internautes inscrits n'ayant même réagi à son indisponibilité pour demander des explications. De même, la version en cache Google du blog de Wawa-torrent montre que les billets ne recevaient aucun commentaire, ce qui ne témoigne pas d'une activité débordante de la communauté.

Selon les autorités, Wawa-Torrent donnait accès à 6 000 liens, et aurait permis 1,8 million de téléchargements. Il générait de l'argent grâce aux nombreux emplacements publicitaires présents sur le site.

Dans son ampleur, toute relative, Wawa-Torrent ressemble à Mania.fr (décidément…), pour lequel le parquet a requis 1 an de prison avec sursis, et près d'un million d'euros d'amende, et qui a finalement été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 176 000 euros de dommages et intérêts.

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