La réactivité des navigateurs est sans aucun doute le critère le plus important pour les internautes. Tous les éditeurs le savent et tous s'efforcent d'améliorer les performances de leur logiciel. La fondation Mozilla n'est pas en reste et prépare le lancement de IonMonkey, un nouveau moteur d'exécution JavaScript. Celui-ci arrivera en même temps que Firefox 18.

Firefox se prépare à accélérer. La fondation Mozilla vient en effet d'annoncer l'arrivée de son nouveau moteur d'exécution JavaScript dans la branche de développement du navigateur web. Baptisé IonMonkey, il sera disponible à partir de la dix-huitième mouture de Firefox. Celle-ci passera au stade Aurora (alpha) le 8 octobre et sera disponible en Beta le 20 novembre. La version finale arrivera en 2013.

"IonMonkey est la prochaine génération de compilateur JavaScript à la volée (JIT) pour SpiderMonkey. Il s'agit d'une méthode globale de compilation à la volée avec la capacité d'effectuer des spécialisations de types. Il a deux objectifs : une conception réalisée proprement permettant de rendre possible de futures améliorations et une excellente performance", selon MozillaWiki.

Sur un blog dédié au JavaScript, le développeur David Anderson a publié des détails techniques sur IonMonkey et en particulier deux tableaux présentant les gains de performance obtenus par Firefox 18 grâce à l'action du moteur. Le gain est de 26 % entre Firefox 17 et 18, selon le benchmark Kraken. Avec le benchmark V8 de Google, le gain est de 7 % entre Firefox 17 et 18 et 20 % entre Firefox 15 et 18.

"IonMonkey est un énorme pas en avant pour nos performances JavaScript et l'architecture de notre compilateur", a expliqué David Anderson, tout en convenant qu'il restait encore un long chemin à parcourir avant d'atteindre un niveau satisfaisant. Les prochains mois vont désormais à être consacrés à l'optimisation de IonMonkey, afin d'obtenir des gains de performance encore plus probants.

L'amélioration de l'exécution du code JavaScript est un enjeu incontournable pour les navigateurs web, s'ils veulent non seulement conserver leurs utilisateurs mais aussi en gagner de nouveaux. Ce langage de programmation est en effet très sollicité sur la toile, et le moindre ralentissement dans le chargement d'une page web ou dans l'exécution d'une application en ligne peut très vite susciter l'exaspération.

Selon David Anderson, les ordinateurs ne seront pas les seuls à profiter très bientôt d'un Firefox dopé à IonMonkey. Le moteur d'exécution JavaScript sera également déployé à terme sur la version mobile du navigateur web, en tout cas pour sa déclinaison Android. Aucune date précise n'a été livrée, David Anderson évoquant simplement son arrivée "prochaine".

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