Après Windows, Mac et Linux, µTorrent arrive sur Android. La société en charge du client P2P, BitTorrent Inc, a mis à disposition cette semaine une version beta de son logiciel pour la plate-forme mobile de Google. Gratuite pour l'instant, l'application µTorrent pour Android pourrait à terme être payante.

Apparu au début de l'automne 2005, le logiciel de peer-to-peer µTorrent s'est petit à petit invité sur les principaux systèmes d'exploitation. Racheté un an plus tard par BitTorrent Inc, la société fondée par l'inventeur du protocole P2P BitTorrent, le client spécialisé dans les liens torrents est aujourd'hui disponible pour Windows, Mac et Linux, mais aussi sur la plate-forme mobile.

L'équipe en charge de la conception du programme a annoncé mardi la mise à disposition d'µTorrent sur l'O.S. de Google. Estampillée 1.8, la version disponible sur Google Play est encore en développement. L'entreprise invite donc les utilisateurs à ne pas hésiter à commenter l'application, à communiquer d'éventuels bugs et failles de sécurité et à proposer de nouvelles fonctionnalités.

Si l'application µTorrent pour Android est aujourd'hui gratuite, la politique de BitTorrent Inc pourrait toutefois changer lorsque la version finale du logiciel sera disponible. La société dit bien dans la description de son produit que le programme est "actuellement gratuit", ce qui laisse clairement la porte ouverte à une monétisation ultérieure de l'application même si rien n'est officiellement décidé.

À la différence de µTorrent Remote, qui permet de prendre le contrôle à distance du client µTorrent installé sur l'ordinateur du domicile, µTorrent pour Android effectue le téléchargement directement sur le smartphone de l'utilisateur. Seule condition : il faut avoir installé au minimum Android 2.1 sur son téléphone ou sur sa tablette pour pouvoir s'en servir.

BitTorrent Inc rappelle toutefois qu'un téléchargement effectué depuis un mobile n'est pas à prendre à la légère. Les opérateurs imposent des restrictions, en particulier au niveau de la quantité de données pouvant être téléchargée chaque mois depuis un abonnement. Des limitations peuvent également apparaître au niveau de la vitesse de téléchargement.

L'entreprise invite donc les utilisateurs à passer autant que possible par un accès WiFi plutôt que de solliciter sa connexion 3G, qui peut être plafonnée à 1, 2 ou 3 Go selon les forfaits. De cette manière, les mobinautes ne risqueront pas de se retrouver avec une lourde facture causée par un hors-forfait.

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