En faillite, Kodak cherche à se relancer en vendant ses actifs non stratégiques et en valorisant son portefeuille de brevets, qu'il compte céder. Les premières offres reçues ne sont pas très encourageantes, mais les enchères ne commenceront que mercredi. Le groupe espère dégager 2,6 milliards de dollars à l'issue de l'opération.

Géant de la photographie, Kodak a déposé le bilan le 19 janvier 2012 et a demandé à bénéficier de la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, qui autorise les entreprises à procéder à leur réorganisation. Critiquée pour avoir manqué le virage du numérique, la société s'emploie désormais à valoriser son portefeuille de brevets et en vendre une partie afin de se remettre à flots.

Selon Reuters, quelques offres d'achat ont été transmises à Kodak. C'est en particulier le cas de Google et Apple, qui proposent d'acquérir ces titres de propriété intellectuelle pour un montant entre 150 et 250 millions de dollars. Cependant, les enchères doivent officiellement démarrer mercredi. Dès lors, on peut raisonnablement supposer que les sommes proposées pour mettre la main sur ces brevets vont rapidement augmenter.

Plus de 1100 brevets sont concernés par ces enchères et leur valeur globale est estimée autour de 2,6 milliards de dollars, ce qui permettrait à Kodak de rembourser ses créanciers. Kodak peut être raisonnablement optimiste, puisque la vente des brevets de Nortel Networks, lors d'enchères a permis de récupérer 4,5 milliards de dollars, alors que l'offre initiale n'était "que" de 900 millions.

À côté de la vente de son portefeuille de brevets, Kodak a sabré dans ses effectifs. Depuis 2003, 47 000 postes ont été supprimés. Son PDG a par ailleurs démarré la vente d'actifs non stratégiques et une réorientation du groupe pour ne se concentrer que sur les domaines les plus rentables et les plus prometteurs, notamment les appareils photographiques, en diversifiant l'offre actuelle.

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