Opposé à la lutte contre le piratage, le réalisateur, producteur et acteur Mathieu Kassovitz a apporté lundi son soutien au Parti Pirate, qu'il encourage à poursuivre ses efforts.

C’est un tweet très court. Un seul mot. Mais un énorme encouragement pour le Parti Pirate, qui trouve en Mathieu Kassovitz un soutien de poids. « Continuez ! ! !« , a sommé lundi l’acteur, producteur et réalisateur français dans un message adressé au Parti Pirate. Il réagissait à la lecture de notre article qui montrait que la formation politique avait certes perdu son pari d’obtenir suffisamment de voix pour accéder au financement public, mais qu’elle avait tout de même réalisé de bons scores dans plusieurs circonscriptions.

« Je n’avais jamais été aussi ému à la lecture d’un tweet aussi court, merci« , a réagi Philippe Blanc, candidat Pirate de la 9ème circonscription des Hauts-de-Seine (où il a obtenu 1,29 % des suffrages, devant les Radicaux de Gauche et le candidat écologiste). Pour le Parti Pirate, le soutien de Mathieu Kassovitz montre que le mouvement peut se dessiner en collaboration avec les créateurs, et pas nécessairement contre eux.

En décembre, le réalisateur de La Haine, Les Rivières Poupres ou plus récemment de L’Ordre et la Morale, avait expliqué son opposition à la loi Hadopi et aux DRM. « Je n’ai jamais rien dit sur le sujet, mais pour moi c’est une connerie« , disait-il. « J’en ai parlé avec Steven Spielberg et d’autres grands réalisateurs américains. Ils dépensent des centaines de millions de dollars afin de trouver une parade contre des petits mecs de quatorze ans qui démonteront leur DRM en quelques minutes ! En plus, Hadopi ne peut fonctionner, car le vrai piratage consiste à se refiler des disques durs remplis de vidéos ripées« .

L’artiste avait même été jusqu’à plaider pour la gratuité des films dès lors qu’ils sont amortis financièrement. « Au lieu de faire de la répression, on devrait améliorer l’offre et la rendre accessible à tous« .

Pour Mathieu Kassovitz, une telle prise de position en faveur du Parti Pirate est un risque professionnel fort, dans un microcosme qui déteste la liberté de parole. Il se murmure que les 13 cinéastes qui avaient signé une tribune contre la loi Hadopi, parmi lesquels figuraient Victorial Abril et Catherine Deneuve, ont payé leur engagement par un boycott de plusieurs producteurs influents.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés