Publié par Guillaume Champeau, le Lundi 21 Mai 2012

Le Parti Pirate privé du droit de contrôler le scrutin pour 700 000 électeurs

Les Français de l'étranger pourront voter à partir de mercredi aux élections législatives, à travers une procédure inédite de vote par internet. Mais alors que la loi donne aux délégués désignés par les candidats la possibilité de contrôler ces opérations de vote électronique, ceux désignés par le Parti Pirate n'ont pas eu l'autorisation de vérifier le code source de l'urne virtuelle conçue par une société privée. Les autres partis, exception faite d'un candidat du Front de Gauche, n'ont même pas fait la démarche de contrôler le bureau de vote électronique destiné à 700 000 électeurs.

Ce mercredi 23 mai, le premier bureau de vote électronique à distance ouvrira ses portes pour les Français de l'étranger qui ont choisi de voter par internet aux élections législatives de 2012. Dans l'indifférence quasi générale, 700 000 électeurs sont appelés à glisser leur bulletin dans une urne virtuelle qu'aucun citoyen ne pourra contrôler, pour élire 11 représentants à l'Assemblée Nationale.

Le Bureau de vote électronique (BVE) recueillera à lui seul les votes des 700 000 électeurs de l'étranger qui ont choisi ce mode de scrutin, alors que pour les bureaux de vote physiques, selon les propres instructions du ministère de l'intérieur, "il est préconisé de ne pas excéder le nombre de 800 à 1 000 électeurs inscrits par bureau".

Malgré son importance gigantesque, inédite dans l'histoire de la République Française, seuls 5 des 178 candidats des Français établis hors de France ont fait la démarche de désigner un "délégué habilité à contrôler les opérations de vote par voie électronique", comme le permet la loi. Parmi les 5 délégués, quatre sont ceux mandatés par les candidats à l'étranger du Parti Pirate, qui présente une centaine de candidats aux législatives. Ni l'UMP, ni le PS, ni les Verts, ni le Modem ne semblent préoccupés. Seul un candidat du Front de Gauche s'est joint au Parti Pirate pour tenter de contrôler la sincérité du scrutin.

Pour "tenter", car la réalité les en empêche. Les délégués ont eu vendredi dernier leur première réunion du BVE, et le compte-rendu du Parti Pirate n'a rien de rassurant, bien au contraire :

Pour le BVE qui contrôlera les opérations de vote de 700 000 électeurs, la réglementation a prévu seulement 7 titulaires (4 fonctionnaires d'État et 3 élus de l'Assemblée de Français de l'Étranger). La majorité des opérations est, de fait, effectuée par des prestataires privés, non soumis à des règles de transparence démocratique vis à vis des électeurs.

(...)

Nous avons pu constater une totale séparation des compétences et des observations : les trois élus du Bureau de Vote ont observé les éléments visibles lors de la cérémonie. Mais ils ne peuvent en rien attester des processus dématérialisés, dont la fiabilité repose totalement sur la parole des prestataires, techniciens venant d'entreprises privées.

Lors de la clôture officielle de l'urne électronique, les délégués du Parti Pirate ont constaté des défauts de sécurité importants. Ainsi la génération des clefs électroniques permettant l'ouverture de l'urne à l'issue du scrutin a eu lieu avec des outils informatiques dont l'intégrité n'était pas garantie. Par ailleurs, les clefs, censées être uniques et soumises à la garde des titulaires du bureau de vote, pourraient être dupliquées par toute personne ayant accès aux ordinateurs ayant permis leur génération, ces matériels n'ayant pas été correctement nettoyés devant les membres du Bureau de Vote.

Face à cette situation, les délégués du Parti Pirate ont demandé l'accès au code source des programmes permettant le vote électronique, ce qui leur a été refusé. Philippe Blanc, autre délégué du Parti Pirate, a conclu : " Nous avons assisté à un cérémonial mis en scène pour donner une impression de sécurité et rassurer les officiels, alors qu'il y a une opacité totale des points clefs. "

Nous reposons donc la question que nous avions posée, après avoir dénoncé l'incroyable nonchalance du décret ministériel encadrant le vote par internet : "Allez-vous vraiment voter sur ce machin ?".

De son côté, le Parti Pirate n'appelle pas à refuser le vote par internet, mais propose aux électeurs de "témoigner pour rapporter les incidents ou difficultés qu'ils auraient rencontrés", sur le site conçu à cet effet. "Le code électoral prévoit que les délégués des candidats peuvent consigner dans le procès-verbal du Bureau de vote électronique leurs observations relatives aux opérations du vote par voie électronique. Le procès-verbal est un document public qui sera consulté avant la publication des résultats", rappelle le Parti Pirate.

Publié par Guillaume Champeau, le 21 Mai 2012 à 17h20
 
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Commentaires à propos de «Le Parti Pirate privé du droit de contrôler le scrutin pour 700 000 électeurs»
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c'est assez regrettable, c'est évident....
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"es délégués du Parti Pirate ont demandé l'accès au code source des programmes permettant le vote électronique, ce qui leur a été refusé."

Atteinte manifeste et délibéré a la sincérité du scrutin c'est sans appel.
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jbsorba, le 21/05/2012 - 17:56
"es délégués du Parti Pirate ont demandé l'accès au code source des programmes permettant le vote électronique, ce qui leur a été refusé."

Atteinte manifeste et délibéré a la sincérité du scrutin c'est sans appel.


+1.
C'est une grave insulte au droit a des élections libre de tout soupçon, et où le processus est connu et garanti à tous les citoyens électeurs.
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39 messages publiés
C'est absolument scandaleux !
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tien on aurait peur que le partie pirate découvre que les machines peuvent étres truqué a distance ?
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Pour compléter

A l'AN le vote est électronique (urne), mais le scrutin (bulletin de vote) est PUBLIC! chaque député "dit" ce que il va voter, au parlement européen aussi le vote est électronique et il est aussi public, le parlementaire DIT publiquement ce que il vote, la machine urne n'a que un role de "machine a calculer" car tout le reste est PUBLIC a la vu de tous et vérifiable car on sais qui a voté quoi.

Hors ici c'est l'inverse le scrutin (bulletin de vote) est secret c'est donc a l'urne d'être public! on doit tout voir, tout savoir sauf qui a voter quoi.


C'est donc le contexte qui n'est manifestement pas adapté et non l'outil.
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Donner un code source à un parti "pirate" on peut comprendre la méfiance : )
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"vous aller arrête avec votre théorie du complot !!!!! "

c'est la phrase qu'ils vont sortir pour se défendre de ne pas donner le code source et après ils vont s'étonner que les gents ne vont pas voter forcement si rien est fait pour prouver qu'il ne peut y avoir des tricherie ou des arrangements (se qui est a mon avis le cas depuis le début des votes par bulletin et électronique)
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shyboy, le 21/05/2012 - 18:25
Donner un code source à un parti "pirate" on peut comprendre la méfiance : )

Toi tu connais pas l'open sources
Inscrit le 20/09/2011
5137 messages publiés
Dans l'indifférence quasi générale, 700 000 électeurs sont appelés à glisser leur bulletin dans une urne virtuelle qu'aucun citoyen ne pourra contrôler, pour élire 11 représentants à l'Assemblée Nationale.


Est-ce que tu peux confirmer que 700.000 électeurs ont fait la démarche volontaire de s'inscrire pour pouvoir voter par Internet ?

Je rappelle juste que par défaut, les Français de l'étranger votent soit en se déplaçant à leur bureau de vote, soit en votant par procuration.
Et qu'il faut une démarche volontaire pour pouvoir voter par correspondance, soit par courrier, soit par Internet.

Alors les 700.000, ce sont ceux qui se sont inscrits pour voter par Internet ?

alors que pour les bureaux de vote physiques, selon les propres instructions du ministère de l'intérieur, "il est préconisé de ne pas excéder le nombre de 800 à 1 000 électeurs inscrits par bureau".

Evidemment. Les bureaux de vote physique ne doivent pas dépasser 1000 électeurs pour éviter qu'il y ait des files d'attente trop longues aux heures de pointe.
Tu peux m'expliquer la notion de délai dans un bureau de vote virtuel ?

On peut contester les bureaux de vote par Internet (j'y suis pour ma part totalement opposé pour les Français métropolitains), mais il ne faut pas dire n'importe quoi non plus.
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jbsorba, le 21/05/2012 - 17:56
"es délégués du Parti Pirate ont demandé l'accès au code source des programmes permettant le vote électronique, ce qui leur a été refusé."

Atteinte manifeste et délibéré a la sincérité du scrutin c'est sans appel.


+1.
C'est une grave insulte au droit a des élections libre de tout soupçon, et où le processus est connu et garanti à tous les citoyens électeurs.



Poutine n'en faisait pas autant... Et lui on l'a suffisamment insulté au moment de sa nouvelle réélection
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On s'en branle grave. Déjà que s'appeler Parti Pirate ça frise le ridicule, mais en plus avoir des envies de contrôler des scrutins alors qu'on a pas encore fait ses preuves dans les urnes ça me fait bien rire.

Bande de charlots.
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Zig et puce, non la démarche n'est pas volontaire pour voter par internet, contrairement au vote papier par correspondance pour lequel il fallait opter spécifiquement.

Tous les français de l'étranger ayant fourni une adresse e-mail au consulat local ont reçu les instructions pour voter par internet. Or la plupart d'entre eux fournissent une adresse e-mail simplement pour être atteignables facilement par le consulat français.

Sur les 1.1 millions d'électeurs inscrits sur les listes des français de l'étranger, le Ministère des affaires étrangères évalue à 2 tiers environ ceux qui ont fourni une adresse e-mail, soit le chiffre de 700 000 reportés ici.
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L-observateur, le 21/05/2012 - 18:39
On s'en branle grave. Déjà que s'appeler Parti Pirate ça frise le ridicule, mais en plus avoir des envies de contrôler des scrutins alors qu'on a pas encore fait ses preuves dans les urnes ça me fait bien rire.

Bande de charlots.

T'as du mal à comprendre le concept de démocratie, concept dans lequel la surveillance de l'appareil d'Etat par les citoyens (donc les partis politiques aussi) est une base.

Mais bon toi et la démocratie...
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zig, le 21/05/2012 - 18:33
Dans l'indifférence quasi générale, 700 000 électeurs sont appelés à glisser leur bulletin dans une urne virtuelle qu'aucun citoyen ne pourra contrôler, pour élire 11 représentants à l'Assemblée Nationale.


Est-ce que tu peux confirmer que 700.000 électeurs ont fait la démarche volontaire de s'inscrire pour pouvoir voter par Internet ?

Je rappelle juste que par défaut, les Français de l'étranger votent soit en se déplaçant à leur bureau de vote, soit en votant par procuration.
Et qu'il faut une démarche volontaire pour pouvoir voter par correspondance, soit par courrier, soit par Internet.

Alors les 700.000, ce sont ceux qui se sont inscrits pour voter par Internet ?

alors que pour les bureaux de vote physiques, selon les propres instructions du ministère de l'intérieur, "il est préconisé de ne pas excéder le nombre de 800 à 1 000 électeurs inscrits par bureau".

Evidemment. Les bureaux de vote physique ne doivent pas dépasser 1000 électeurs pour éviter qu'il y ait des files d'attente trop longues aux heures de pointe.
Tu peux m'expliquer la notion de délai dans un bureau de vote virtuel ?

On peut contester les bureaux de vote par Internet (j'y suis pour ma part totalement opposé pour les Français métropolitains), mais il ne faut pas dire n'importe quoi non plus.


Tes remarques sont justes.
Seulement elles ne répondent pas à la problématique posée ici : Dans ces conditions (les officiels ne font rien pour arranger le schmilblick) comment avoir confiance?

On refuse de permettre de vérifier la sincérité du scrutin (pierre de base de la fondation de la démocratie... avec la séparation des pouvoirs). Pire : on fait tout pour la rendre plus opaque!!! et on demande à ceux qui votent d'avoir confiance dans une boite privée?

Même pour la santé on s'est fait baiser (mediator, PIP, etc..) alors tu imagines? la politique? un domaine où "par défaut" tu sais qu'on te ment?

Donc même si ce ne sont pas 700 000 votants par internet, ce serait bien de rendre ce chiffre là public pour éviter que chaque votant ne vote plusieurs milliards de fois... (comme pour la réélection de Bush Jr. par exemple)
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tass_, le 21/05/2012 - 18:32
shyboy, le 21/05/2012 - 18:25
Donner un code source à un parti "pirate" on peut comprendre la méfiance : )

Toi tu connais pas l'open sources


Je vais t'expliquer juste un truc.

Supposons que le code soit open source.
Tu l'as lu et relu, il n'y a pas de problème.

Tu vérifies comment que c'est bien ce code et pas un code truqué qui tourne sur le serveur du site de vote par Internet ?

Ah, tu vas comparer les exécutables. On t'ouvre un accès ftp sur le serveur et tu vas vérifier que le code compilé est exactement le même que celui que tu as compilé dans ton coin (avec le même compilateur).

Mais comment tu fais pour savoir que le code compilé que tu peux voir via ftp est bien celui qui est vraiment en exécution. Tu sais, si moi je veux te tromper, je t'ouvre un accès sur /bin/exe-pour-les-nuls/ alors que c'est /bin/vote/ que les utilisateurs utilisent pour voter.

Donc tu vas me demander de pouvoir modifier en temps réel le code compilé pour vérifier que c'est bien celui-là qui tourne vraiment : tu veux, pendant le déroulement du scrutin, pouvoir ajouter une ligne printf("j'ai fait une modif") et vérifier que lorsque tu votes, cette ligne apparaît sur l'écran.

Et là, on tombe dans le paradoxe : pour pouvoir vérifier la sécurité d'un code exécutable, tu es obligé d'enlever toute sécurité et de permettre à n'importe qui de modifier le programme pendant le déroulement du vote.

C'est génial, non ?
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6 messages publiés
Evidemment. Les bureaux de vote physique ne doivent pas dépasser 1000 électeurs pour éviter qu'il y ait des files d'attente trop longues aux heures de pointe.
Tu peux m'expliquer la notion de délai dans un bureau de vote virtuel ?

On peut contester les bureaux de vote par Internet (j'y suis pour ma part totalement opposé pour les Français métropolitains), mais il ne faut pas dire n'importe quoi non plus.


Oui vous avez raison pour les délais de vote. Simplement dans le bureau de vote électronique il n'y a que 7 personnes pour surveiller les opérations de vote (4 fonctionnaires d'état, 3 élus des Français de l'étranger), contre 4 minimum pour un bureau de 1000 électeurs. Bien sûr il y a bcp moins d'opérations manuelles dans le bureau virtuel mais 7 personnes pour surveiller un bureau de vote avec 700 000 électeurs, même si le vote est électronique, c simplement irréaliste comme tâche.
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On refuse de permettre de vérifier la sincérité du scrutin (pierre de base de la fondation de la démocratie... avec la séparation des pouvoirs). Pire : on fait tout pour la rendre plus opaque!!! et on demande à ceux qui votent d'avoir confiance dans une boite privée?


Comme je l'ai déjà expliqué par ailleurs, le vote des Français expatriés éloignés d'un bureau de vote ne possède aucune solution satisfaisante.

Le vote par Internet n'est pas satisfaisant, j'en conviens. Mais quid des autres solutions.

Le vote au bureau de vote : Quand le bureau de vote est situé à plusieurs centaines, voire un millier de kilomètres du domicile, la solution de vote direct n'est pas satisfaisante. Qui va se taper des dizaines d'heures de route, voire prendre l'avion, pour aller voter deux dimanches de suite ?

Le vote par procuration : Ce vote impose que le secret du vote ne soit pas respecté (puisqu'on est obligé de dire à un tiers ce que l'on souhaite voter). Il ne présente strictement aucune condition de validité puisque personne ne sait si le mandant vote selon les souhaits du mandataire.

Le vote par courrier sous double enveloppe : les courriers sont reçus par les services du consulat ou de l'ambassade hors de la présence des représentants des candidats. Ces services dépendant du Ministère des Affaires Etrangères, donc du gouvernement, ils ont tout le loisir pour truquer les enveloppes. Est-ce que les représentants du PP ont demandé à vérifier la chaîne de sécurisation du vote pour les votes par correspondance ?

Le vote par Internet avec les risques énoncés plus haut de truquage du logiciel.

Je l'ai expliqué par ailleurs : ce dernier moyen de vote peut permettre de mettre en place un système de vérification simple. Chaque votant se voit attribuer un numéro aléatoire communiqué à lui seul et les listes de dépouillement permettent de vérifier que pour SON propre numéro aléatoire, SON propre vote a bien été pris en compte.
Si chacun vérifie que son vote est pris en compte, alors tous les votes sont validés.

Bref, tout ce que je dis, c'est qu'avant de taper comme des malades sur le vote par Internet pour les Français expatriés, indiquez quelle solution peut être acceptable ?
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tass_, le 21/05/2012 - 18:42

L-observateur, le 21/05/2012 - 18:39
On s'en branle grave. Déjà que s'appeler Parti Pirate ça frise le ridicule, mais en plus avoir des envies de contrôler des scrutins alors qu'on a pas encore fait ses preuves dans les urnes ça me fait bien rire.

Bande de charlots.


T'as du mal à comprendre le concept de démocratie, concept dans lequel la surveillance de l'appareil d'Etat par les citoyens (donc les partis politiques aussi) est une base.

Mais bon toi et la démocratie...


Tu me connais si bien.
Inscrit le 20/09/2011
5137 messages publiés
Bien sûr il y a bcp moins d'opérations manuelles dans le bureau virtuel mais 7 personnes pour surveiller un bureau de vote avec 700 000 électeurs, même si le vote est électronique, c simplement irréaliste comme tâche.

Ce sont quoi ces tâches ?
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Et si le "logiciel" est codé en dur dans la machine, non modifiable sans changer un bout du hardware, et que la manipulation de ce support "hardware" non réinscriptible est gérée comme on gère les copies du bac, par exemple, on pourrai avoir un bien meilleur contrôle, non ?

Qu'en penses-tu, zig ?
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Zig et puce, non la démarche n'est pas volontaire pour voter par internet, contrairement au vote papier par correspondance pour lequel il fallait opter spécifiquement.


je suis très content que tu en saches beaucoup plus que tous les sites consulaires qui expliquent que pour voter par Internet, il faut

1) être inscrit sur les listes consulaires et déclarer vouloir être radié de la liste électorale du dernier domicile métropolitain
2) avoir communiqué explicitement une adresse email valide avant le 7 mai 2012, adresse en lien avec le NUMIC (Numéro d'identification consulaire).
3) avoir fait la démarche de récupérer en retour l'identifiant personnel pour pouvoir voter avant le 16 mai.
4) avoir voté avant le 29 mai pour le premier tour.

Sachant que même ceux qui ont satisfait aux points 1, 2 et 3, mais qui n'ont pas voté par Internet (point 4) peuvent toujours voter le 2 ou le 3 juin en se déplaçant sur place.

Mais bon, puisque tu estimes que communiquer une adresse email, récupérer l'identifiant personnel, puis voter n'est pas une démarche volontaire...
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zig, le 21/05/2012 - 18:43
tass_, le 21/05/2012 - 18:32
shyboy, le 21/05/2012 - 18:25
Donner un code source à un parti "pirate" on peut comprendre la méfiance : )

Toi tu connais pas l'open sources


Je vais t'expliquer juste un truc.

Supposons que le code soit open source.
Tu l'as lu et relu, il n'y a pas de problème.

Tu vérifies comment que c'est bien ce code et pas un code truqué qui tourne sur le serveur du site de vote par Internet ?

Ah, tu vas comparer les exécutables. On t'ouvre un accès ftp sur le serveur et tu vas vérifier que le code compilé est exactement le même que celui que tu as compilé dans ton coin (avec le même compilateur).

Mais comment tu fais pour savoir que le code compilé que tu peux voir via ftp est bien celui qui est vraiment en exécution. Tu sais, si moi je veux te tromper, je t'ouvre un accès sur /bin/exe-pour-les-nuls/ alors que c'est /bin/vote/ que les utilisateurs utilisent pour voter.

Donc tu vas me demander de pouvoir modifier en temps réel le code compilé pour vérifier que c'est bien celui-là qui tourne vraiment : tu veux, pendant le déroulement du scrutin, pouvoir ajouter une ligne printf("j'ai fait une modif") et vérifier que lorsque tu votes, cette ligne apparaît sur l'écran.

Et là, on tombe dans le paradoxe : pour pouvoir vérifier la sécurité d'un code exécutable, tu es obligé d'enlever toute sécurité et de permettre à n'importe qui de modifier le programme pendant le déroulement du vote.

C'est génial, non ?

Ha mais je suis d'accord avec ce que tu dis (enfin avec le constat) je n'ai pas dit qu'il y avait un moyen d'être sûr à 100% que le code qu'on regarde est celui qui tourne sur les machines (à part si on peut le modifier en temps réel pour y ajouter des marqueurs personnalisés).

Mais je répondais juste au gugus qui croit que montrer le code source à un "pirate" est forcément un problème pour la sécurité d'une application
Bizarrement le monde de l'open source n'est pas de son avis.


L-observateur, le 21/05/2012 - 18:59

Tu me connais si bien.

JE te lis depuis déjà trop longtemps ici, assez longtemps pour savoir que la démocratie tu t'en balances quand c'est pas pour ton intérêt personnel et que si tu pouvais être en haut de la pyramide t'aurais rien contre une petite dictature.

Désolé mais quelqu'un qui pense qu'il n'y a pas de raison de contrôler l'Etat n'y connait rien question démocratie.
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kwaio, le 21/05/2012 - 19:13
Et si le "logiciel" est codé en dur dans la machine, non modifiable sans changer un bout du hardware, et que la manipulation de ce support "hardware" non réinscriptible est gérée comme on gère les copies du bac, par exemple, on pourrai avoir un bien meilleur contrôle, non ?

Qu'en penses-tu, zig ?


J'en pense qu'aucun système de vote par correspondance ou par procuration n'est sûr à 100%.

Et qu'il est débile de taper sur le vote par Internet en le qualifiant de tous les maux possibles sans appliquer la même grille de tests aux autres modes de vote pour les Français expatriés.

Oui, le vote par Internet peut être truqué. Mais pour les Français éloignés des urnes, soit on va leur demander des efforts importants pour aller voter (plusieurs heures de routes), soit on va leur demander de faire confiance à un système qu'ils ne contrôlent pas.

L'important est que ces Français ont le choix : le vote à l'urne, le vote par correspondance sous enveloppe, le vote par procuration et le vote par Internet.
Inscrit le 17/07/2008
253 messages publiés
Zig

"Je l'ai expliqué par ailleurs : ce dernier moyen de vote peut permettre de mettre en place un système de vérification simple. Chaque votant se voit attribuer un numéro aléatoire communiqué à lui seul et les listes de dépouillement permettent de vérifier que pour SON propre numéro aléatoire, SON propre vote a bien été pris en compte.
Si chacun vérifie que son vote est pris en compte, alors tous les votes sont validés. "

J'ai envie de dire "faux". On ne vérifie que ceux qui se sont exprimés. On ne vérifie pas que l'urne n'a pas été bourrée.

Je sais plus qui l'a dit mais "une mauvaise solution à un vrai problème reste une mauvaise solution"

Le fait qu'il n'y a rien de satisfaisant pour les expats n'excuse pas de se satisfaire d'une telle brèche.

Quant au PP qui n'a pas demandé à véirifier les doubles enveloppes, j'ai envie de dire qu'ils s'attachent à leur domaine de compétence. Les autres partis non plus ne vérifient pas...
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9 messages publiés
Donner un code source à un parti "pirate" on peut comprendre la méfiance : )



le code source ne sert pas à modifier le programme mais à vérifier son fonctionnement, ce qu'il fait, s'il prend bien en compte les votes.
Savoir comment il a été programmé et ce qu'il y a dedans
[message édité par sheridan91 le 21/05/2012 à 19:29 ]
Inscrit le 17/07/2008
253 messages publiés
zig, le 21/05/2012 - 19:22
kwaio, le 21/05/2012 - 19:13
Et si le "logiciel" est codé en dur dans la machine, non modifiable sans changer un bout du hardware, et que la manipulation de ce support "hardware" non réinscriptible est gérée comme on gère les copies du bac, par exemple, on pourrai avoir un bien meilleur contrôle, non ?

Qu'en penses-tu, zig ?


J'en pense qu'aucun système de vote par correspondance ou par procuration n'est sûr à 100%.

Et qu'il est débile de taper sur le vote par Internet en le qualifiant de tous les maux possibles sans appliquer la même grille de tests aux autres modes de vote pour les Français expatriés.

Oui, le vote par Internet peut être truqué. Mais pour les Français éloignés des urnes, soit on va leur demander des efforts importants pour aller voter (plusieurs heures de routes), soit on va leur demander de faire confiance à un système qu'ils ne contrôlent pas.

L'important est que ces Français ont le choix : le vote à l'urne, le vote par correspondance sous enveloppe, le vote par procuration et le vote par Internet.


L'important est que ces Français (comme les autres) aient l'illusion du choix... suffisamment convaincante pour éviter la révolte.
Inscrit le 23/12/2011
378 messages publiés
L-observateur, le 21/05/2012 - 18:59
tass_, le 21/05/2012 - 18:42

L-observateur, le 21/05/2012 - 18:39
On s'en branle grave. Déjà que s'appeler Parti Pirate ça frise le ridicule, mais en plus avoir des envies de contrôler des scrutins alors qu'on a pas encore fait ses preuves dans les urnes ça me fait bien rire.

Bande de charlots.


T'as du mal à comprendre le concept de démocratie, concept dans lequel la surveillance de l'appareil d'Etat par les citoyens (donc les partis politiques aussi) est une base.

Mais bon toi et la démocratie...


Tu me connais si bien.


Ca ne change rien au fait que tu n'as rien compris.

Dans le cas d'un vote classique, n'importe quel citoyen veut vérifier le bon déroulement du scrutin. Ici, même les candidats ne le peuvent pas. Tu ne trouves pas ça problématique ? Déménage en Chine, ils vont t'adorer.
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1972 messages publiés
Mince alors, moi qui avait entendu que l'open data faisait partie de la charte déontologique de ce gouvernement, faut donc croire que le parti pirate abuse tout de même! :-)

Bon, plus sérieux, ce qui me plait dans cette histoire, ce n'est pas cette anecdote du code source, mais ce truc de fond qu'on sent monter et qui fait que nombre de citoyens :
1. n'ont plus confiance ;
2. refusent de déléguer en se délestant de tout droit de regard ;
3. imaginent des choses dans tous les sens pour desserrer l'étau des "officiels" et plus ou moins pseudo experts.

Ca c'est positif, ça annonce un printemps démocratique, dont nous avons grand besoin, parce que l'oligarchie des mediocrates, ça devient dangereux en ces temps difficiles et plein de défis.

Donc PP, bien joué dans le fond.
[message édité par Amicalement le 21/05/2012 à 21:23 ]
Inscrit le 20/09/2011
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J'ai envie de dire "faux". On ne vérifie que ceux qui se sont exprimés. On ne vérifie pas que l'urne n'a pas été bourrée.

Pas plus et pas moins que les autres systèmes de vote par correspondance ou par procuration.

Mince alors, moi qui avait entendu que l'open data faisait partie de la charte déontologique de ce gouvernement, faut donc croire que le parti pirate abuse tout de même! :-)

Parce que tu penses vraiment qu'un gouvernement nommé il y a moins d'une semaine peut modifier comme ça, d'un coup de baguette magique, un logiciel pour un vote qui commence mercredi prochain ?
Inscrit le 07/10/2011
1972 messages publiés
Parce que tu penses vraiment qu'un gouvernement nommé il y a moins d'une semaine peut modifier comme ça, d'un coup de baguette magique, un logiciel pour un vote qui commence mercredi prochain ?


Noooon, bien entendu Z&P :-)

Déjà que tellement vides formatés et sans volonté ni vision politique je les crois incapables de réaliser quelques possibles, alors l'impossible, bien entendu que non!
[message édité par Amicalement le 21/05/2012 à 22:50 ]
Inscrit le 24/08/2010
53 messages publiés
Comment avoir accès au procès-verbal officiel pour y écrire ses remarques ?
Inscrit le 07/10/2011
1972 messages publiés
Matif, le 21/05/2012 - 22:57
Comment avoir accès au procès-verbal officiel pour y écrire ses remarques ?


Il faut remplir le formulaire 325b-2a accompagné d'une copie de pièce d'identité et d'un peu de bave (because Adn), envoyer le tout en recommandé avec accusé de réception au Comité de surveillance de la déontologie de la démocratie de la République (adresse trouvable sur le net, ministère de l'intérieur je crois).
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zig, le 21/05/2012 - 22:21

J'ai envie de dire "faux". On ne vérifie que ceux qui se sont exprimés. On ne vérifie pas que l'urne n'a pas été bourrée.


Pas plus et pas moins que les autres systèmes de vote par correspondance ou par procuration.

Mince alors, moi qui avait entendu que l'open data faisait partie de la charte déontologique de ce gouvernement, faut donc croire que le parti pirate abuse tout de même! :-)


Parce que tu penses vraiment qu'un gouvernement nommé il y a moins d'une semaine peut modifier comme ça, d'un coup de baguette magique, un logiciel pour un vote qui commence mercredi prochain ?

Oui, sans problème!
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Le vote par courrier sous double enveloppe : les courriers sont reçus par les services du consulat ou de l'ambassade hors de la présence des représentants des candidats. Ces services dépendant du Ministère des Affaires Etrangères, donc du gouvernement, ils ont tout le loisir pour truquer les enveloppes. Est-ce que les représentants du PP ont demandé à vérifier la chaîne de sécurisation du vote pour les votes par correspondance ?

Les enveloppes sont ouvertes en présence d'électeurs volontaires comme dans un bureau de vote standard. Les consulats ont déjà émis dans la plupart des pays des appels pour avoir des électeurs venant participer aux opérations. Ils ont également demandé à chaque candidat d'envoyer des délégués lors de ces opérations s'il le souhaitait. Tout candidat, du PP ou d'autre parti, a donc la possibilité de contrôler les opérations de dépouillement du vote par correspondance papier.
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Un peu sidéré de voir que personne n'a pris la peine de vérifier des points de base...


D'une part, le vote électronique n'est absolument pas obligatoire pour les citoyens français territoire national.
En 30s sur Google, on trouve (juste par exemple) :
http://www.consulfra...vant-election-2

-------------------------
4- Suis-je obligé de voter électroniquement ?

Non. Un électeur pourra voter en personne (à l'urne ou par procuration) le jour de l'élection ou voter par correspondance avant le scrutin s'il a choisi cette option [1].

5- Comment recevoir mon identifiant et mon mot de passe ?

L'identifiant sera envoyé depuis la France par courrier environ à partir du 7 mai 2012. A partir du 11 mai 2012, cet identifiant sera également envoyé par SMS aux électeurs ayant fourni un numéro de portable valide avant le 24 avril 2012.

Le mot de passe sera envoyé à l'adresse électronique fournie lors de l'inscription au consulat environ à partir du 16 mai 2012 pour le 1er tour et à partir du 30 mai 2012 pour le 2ème tour. En cas de perte, l'électeur pourra le récupérer en se connectant au portail de vote s'il connaît son identifiant.
-------------------------

Et, deuxièmement, il n'y a évidemment pas 700.000 électeurs à l'étranger utilisant le vote électronique.

L'INSSE précise :

http://www.insee.fr/...d=ip1369#inter5

-------------------------
En 2010, un million de Français sont inscrits sur les listes électorales dites consulaires. Parmi eux, 83 000 ont choisi de voter uniquement en France. Ils pourront ainsi participer à l'ensemble des élections françaises. 644 000 Français établis hors de France ne sont inscrits dans aucune commune française : ils ont choisi de voter uniquement dans leur consulat ou ambassade. Ces derniers ne pourront alors participer qu'aux élections présidentielles, aux référendums français, aux élections de l'assemblée des Français de l'étranger (encadré 2) et, à partir de 2012, aux élections législatives. Le tiers restant, 319 000 personnes, a fait un choix mixte : voter à l'étranger pour les présidentielles, les référendums et, à compter de 2012, aux élections législatives et participer aux autres élections françaises en étant inscrit dans une commune française.
-------------------------

Donc 644.000 français représentent la totalité des électeurs "à l'étranger" en 2010. (Non inscrits dans une commune française). Même en admettant que leur nombre soit passé à 700.00 en moins de deux ans (!!!), il ne s'agit que des électeurs et PAS de ceux qui ont choisi d'utiiliser le vote électronique.
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zig, le 21/05/2012 - 18:59
Bien sûr il y a bcp moins d'opérations manuelles dans le bureau virtuel mais 7 personnes pour surveiller un bureau de vote avec 700 000 électeurs, même si le vote est électronique, c simplement irréaliste comme tâche.

Ce sont quoi ces tâches ?


Je vais prendre un exemple. Comme tout électeur qui a fourni son adresse courriel peut voter par Internet et à l'urne, les listes électorales sont identiques dans les 2 modes vote.

Il y a donc quelque 1.1 millions d'électeurs inscrits sur les listes papier et les mêmes sur les listes virtuelles. Ds le cadre d'un bureau de vote 'physique', le président ou les assesseurs recoupent (i) le nombre d'enveloppes dans l'urne (ii) le nombre d'émargement sur la liste (iii) le nombre de bulletins après dépouillement, le nombre d'enveloppes vides etc... (iv) les nombres de voix reportés sur le PV pour s'assurer qu'il y a parfaite concordance entre le nombre d'émargements et le PV de vote.

Dans le cadre du Bureau de vote électronique, il n'a même pas été possible lors de la clôture de l'urne de vérifier que le *nombre* d'électeurs enregistrés sur les listes électroniques était les mêmes que celui sur les listes papier par circonscription, faute de temps. Il y a juste eu un *sondage* sur quelques circonscriptions.

Comment peut-on espérer contrôler quoique ce soit si même vérifier 11 totaux n'est pas possible faute de temps ? Je ne te parle même pas de pouvoir vérifier que les 700 000 électeurs qui auront voté par Internet ne pourront pas revoter à l'urne ;-)

Il ne s'agit pas de taper sur le vote des expatriés (je suis expatrié et je sais la difficulté d'être loin du Consulat) mais de demander a minima que l'on puisse exercer des procédures de contrôle qui soient réels.
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Les 3 élus des français à l'étranger qui contrôlent, ils se représentent ?
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Matif, le 21/05/2012 - 22:57
Comment avoir accès au procès-verbal officiel pour y écrire ses remarques ?


Ah, il y en a un qui n'a pas suivi :
comme les citoyens normaux n'ont pas accès à ce procès-verbal, les pirates vous proposent gentiment de les rapporter via ce lien :
http://vote-electron...irate.org/2012/
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Amicalement, le 21/05/2012 - 21:13
Mince alors, moi qui avait entendu que l'open data faisait partie de la charte déontologique de ce gouvernement, faut donc croire que le parti pirate abuse tout de même! :-)

Bon, plus sérieux, ce qui me plait dans cette histoire, ce n'est pas cette anecdote du code source, mais ce truc de fond qu'on sent monter et qui fait que nombre de citoyens :
1. n'ont plus confiance ;
2. refusent de déléguer en se délestant de tout droit de regard ;
3. imaginent des choses dans tous les sens pour desserrer l'étau des "officiels" et plus ou moins pseudo experts.

Ca c'est positif, ça annonce un printemps démocratique, dont nous avons grand besoin, parce que l'oligarchie des mediocrates, ça devient dangereux en ces temps difficiles et plein de défis.

Donc PP, bien joué dans le fond.


Inciter M. Tout le monde et surtout les déconnectés de la politique de l'heure actuelle, c'est bel et bien un des buts essentiels du parti pirate.
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millerNA, le 22/05/2012 - 00:11
Un peu sidéré de voir que personne n'a pris la peine de vérifier des points de base...



Et, deuxièmement, il n'y a évidemment pas 700.000 électeurs à l'étranger utilisant le vote électronique.



Sur le site du Ministère des affaires étrangères le nombre d'inscrits par pays est précisé au 29 février 2012. Les Inscrits de la liste électorales consulaires votant pour les élections présidentielle et législatives à l'étranger étaient exactement à cette date de 1075744

http://www.diplomati...es-consulaires/

D'après les résultats du 2ème tour de la Présidentielles le 6 mai 2012, il y avait 1078579 inscrits sur les Listes électorales consulaires et 454910 votants.

http://www.diplomati...s_cle873b1f.pdf

Enfin le chiffre de 700 000 personnes étant éligibles au vote sur Internet est un chiffre du Ministère des affaires étrangères :
"Pour voter par internet dès le premier tour, une adresse électronique valide devait avoir été communiquée avant le 7 mai auprès du consulat. Beaucoup de nos compatriotes se sont montrés intéressés puisque pour le 1er tour 700 000 électeurs ont choisi de communiquer une adresse électronique."

http://www.diplomati...guide-elections
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Centaurien, le 22/05/2012 - 00:35
Les 3 élus des français à l'étranger qui contrôlent, ils se représentent ?


Ces 3 élus (3 titulaires + 2 suppléants en cas de vacance des titulaires) sont des élus de l'Assemblée des Français à l'Étranger :

M. Gérard Toupy, membre élu au titre de la circonscription de Brazzaville ; Mme Madeleine Ben Naceur, membre élue au titre de la circonscription de Tunis ;
Mme Francine Bougeon-Maassen, membre élue au titre de la circonscription de Bruxelles ;
M. Daniel Ollagnier et M. Jean-Marie Langlet, membres élus au titre de la circonscription de Berlin, suppléants

A l'exception de M. Jean-Marie Langlet qui est suppléant de Mme Sylvie-Olympe MOREAU candidate aux législatives dans la 7ème circonscription, et rattachée au Parti Radical de Gauche, les autres élus ne semblent pas figurer sur la liste officielle des candidats aux législatives 2012.
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L-observateur, le 21/05/2012 - 18:39
On s'en branle grave. Déjà que s'appeler Parti Pirate ça frise le ridicule, mais en plus avoir des envies de contrôler des scrutins alors qu'on a pas encore fait ses preuves dans les urnes ça me fait bien rire.

Bande de charlots.

Quand même, ils ont fait des sacrés progrès : pouvoir s'organiser en parti avec un programme qui s'étoffe, réussir à plus que doubler le nombre d'adhérents en un an, pouvoir aligner plus de 100 candidats aux législatives et mettre le doigt sur un point important qui a été négligé par tous les autres, ce n'est pas rien. Si tu as une idée de l'ampleur du boulot à abattre, tu verrais que c'est prometteur pour la suite. Ce n'est qu'un début, tu vas en entendre parler de plus en plus souvent.

Et c'est très bien d'assumer leur nom plutôt que d'essayer un changement de nom pour paraître plus lisse. Si ça arrivait, ce serait très mauvais signe.
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L-observateur, le 21/05/2012 - 18:39
On s'en branle grave. Déjà que s'appeler Parti Pirate ça frise le ridicule, mais en plus avoir des envies de contrôler des scrutins alors qu'on a pas encore fait ses preuves dans les urnes ça me fait bien rire.

Bande de charlots.

Toi le ridicule, ça doit faire longtemps que tu ne le frises plus, avec des raisonnements pareil. Mais t'as raison d'en rire, c'est toujours ça de gagné.
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zig, le 21/05/2012 - 18:43
Et là, on tombe dans le paradoxe : pour pouvoir vérifier la sécurité d'un code exécutable, tu es obligé d'enlever toute sécurité et de permettre à n'importe qui de modifier le programme pendant le déroulement du vote.

C'est génial, non ?


En effet. C'est pour ça que vérifier que le code exécutable est bien celui qu'on pense n'a aucun intérêt. Ce qui est important c'est l'intégrité entrée / sortie, en l'occurence l'intégrité entre ce que l'on a voté et ce que le programme à produit comme sortie.

Il faut donc plutôt regarder du côté des technos de signature électronique du bulletin et des moyens pour publiquement vérifier l'ensemble des signatures sans rompre le secret du vote.
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On voit déjà l'utilité du parti pirate...ça ne fait que commencer
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CADEAU pour le Parti Pirate (et les Anonymous...), une SUPERBE PHOTO prise lors du mouvement blockupy devant la BCE il y a quelques jours, on en a si peu entendu parler de ce qu'il s'est passé ce jour là dans les media de la pseudo-République...

https://fbcdn-sphoto...823572421_n.jpg
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zig, le 21/05/2012 - 18:43
tass_, le 21/05/2012 - 18:32
shyboy, le 21/05/2012 - 18:25
Donner un code source à un parti "pirate" on peut comprendre la méfiance : )

Toi tu connais pas l'open sources


Je vais t'expliquer juste un truc.

Supposons que le code soit open source.
Tu l'as lu et relu, il n'y a pas de problème.

Tu vérifies comment que c'est bien ce code et pas un code truqué qui tourne sur le serveur du site de vote par Internet ?


Avec un peu de reflexion tu pourrais être capable d'en trouver la réponse



Ah, tu vas comparer les exécutables. On t'ouvre un accès ftp sur le serveur et tu vas vérifier que le code compilé est exactement le même que celui que tu as compilé dans ton coin (avec le même compilateur).


Hein ?!


Mais comment tu fais pour savoir que le code compilé que tu peux voir via ftp est bien celui qui est vraiment en exécution. Tu sais, si moi je veux te tromper, je t'ouvre un accès sur /bin/exe-pour-les-nuls/ alors que c'est /bin/vote/ que les utilisateurs utilisent pour voter.


Et ça creuse, ça creuse...



Donc tu vas me demander de pouvoir modifier en temps réel le code compilé pour vérifier que c'est bien celui-là qui tourne vraiment : tu veux, pendant le déroulement du scrutin, pouvoir ajouter une ligne printf("j'ai fait une modif") et vérifier que lorsque tu votes, cette ligne apparaît sur l'écran.

Et là, on tombe dans le paradoxe : pour pouvoir vérifier la sécurité d'un code exécutable, tu es obligé d'enlever toute sécurité et de permettre à n'importe qui de modifier le programme pendant le déroulement du vote.

C'est génial, non ?



C'est sans appel. Tu n'y connais absolument rien en programmation, compilation, test, execution d'un binaire.

Par contre, je dois m'incliner devant ta capacité naturelle à transformer l'absurde en rationnel.
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198 messages publiés
Un petit extrait (traduit) d'une interview de Richard Stallman sur le vote electronique, histoire de donner l'avis de qqn qui y réfléchit vraiment :-)


Onirik : Beaucoup de spécialistes nous ont alerté du danger du vote électronique que ce soit sur une machine à voter ou via internet. Quelle est votre position sur ces sujets ?

Richard Stallman : Je suis d'accord : les systèmes informatiques ne méritent pas la confiance en ce qui concerne les élections, parce que le logiciel et les données y sont trop vulnérables. Quels que soient les programmes dans la machine, et qu'ils soit libres ou privateurs [1] , celui qui veut tricher peut substituer une autre version juste avant l'élection.

Les systèmes électoraux sont complexes (et l'ordinateur-même n'en est qu'un composant). Leurs vulnérabilités ne sont pas évidentes. Si quelqu'un prétend avoir vérifié un système électoral numérique, peut-être a-t-il vérifié le logiciel et la machine, mais il faut se méfier d'une omission désastreuse de quelque chose dans le reste du système.

Onirik : La solution ne serait-elle pas de baser l'ensemble du système sur des logiciels libres (free software) et des standards ouverts ? Sinon pourquoi ?

Richard Stallman : Les standards n'ont rien à voir dans ces propos. Le logiciel libre veut dire le logiciel qui respecte les droits de l'homme de l'utilisateur. Lesquels, spécifiquement ? 0 : La liberté de le faire tourner comme vous voulez. 1. La liberté d'étudier le code source et de le changer, pour que le programme fasse ce que vous voulez. 2. La liberté de distribuer des copies aux autres, quand vous voulez. 3. La liberté de distribuer des copies de vos versions modifiées, quand vous voulez. Ces quatre libertés (dont la liberté 2 assure le droit de pratiquer la fraternité) nous donne un système dans lequel l'utilisateur est libre dans son informatique, libre du contrôle des autres entités privées.

Mais quand l'utilisateur est l'agence électorale, et l'utilisation consiste à compter les votes, est-ce que ça suffit ? Pas pour nous assurer que le scrutin est honnête. Même si vous avez étudié le programme de comptage des votes pendant six mois, et vous êtes assuré qu'il fonctionne honnêtement, vous ne pouvez pas être sûr que le programme qui compte les votes est celui que vous avez étudié.

La démocratie est trop importante pour y prendre des risque évitables. Si un système numérique de comptage des voix paraît solide, il faudrait vingt ans d'expérience pour y faire confiance.

http://www.onirik.net/ (si vous trouvez la suite je suis preneur!!!)

Et d'autres
http://www.ordinateurs-de-vote.org/
qui ne font que ça!!

J'espére que ça pourra éclairer certains
[message édité par tschaggatta le 22/05/2012 à 16:53 ]
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tschaggatta, le 22/05/2012 - 16:46
Un petit extrait (traduit) d'une interview de Richard Stallman sur le vote electronique, histoire de donner l'avis de qqn qui y réfléchit vraiment :-)


Onirik : Beaucoup de spécialistes nous ont alerté du danger du vote électronique que ce soit sur une machine à voter ou via internet. Quelle est votre position sur ces sujets ?

Richard Stallman : Je suis d'accord : les systèmes informatiques ne méritent pas la confiance en ce qui concerne les élections, parce que le logiciel et les données y sont trop vulnérables. Quels que soient les programmes dans la machine, et qu'ils soit libres ou privateurs [1] , celui qui veut tricher peut substituer une autre version juste avant l'élection.

Les systèmes électoraux sont complexes (et l'ordinateur-même n'en est qu'un composant). Leurs vulnérabilités ne sont pas évidentes. Si quelqu'un prétend avoir vérifié un système électoral numérique, peut-être a-t-il vérifié le logiciel et la machine, mais il faut se méfier d'une omission désastreuse de quelque chose dans le reste du système.

Onirik : La solution ne serait-elle pas de baser l'ensemble du système sur des logiciels libres (free software) et des standards ouverts ? Sinon pourquoi ?

Richard Stallman : Les standards n'ont rien à voir dans ces propos. Le logiciel libre veut dire le logiciel qui respecte les droits de l'homme de l'utilisateur. Lesquels, spécifiquement ? 0 : La liberté de le faire tourner comme vous voulez. 1. La liberté d'étudier le code source et de le changer, pour que le programme fasse ce que vous voulez. 2. La liberté de distribuer des copies aux autres, quand vous voulez. 3. La liberté de distribuer des copies de vos versions modifiées, quand vous voulez. Ces quatre libertés (dont la liberté 2 assure le droit de pratiquer la fraternité) nous donne un système dans lequel l'utilisateur est libre dans son informatique, libre du contrôle des autres entités privées.

Mais quand l'utilisateur est l'agence électorale, et l'utilisation consiste à compter les votes, est-ce que ça suffit ? Pas pour nous assurer que le scrutin est honnête. Même si vous avez étudié le programme de comptage des votes pendant six mois, et vous êtes assuré qu'il fonctionne honnêtement, vous ne pouvez pas être sûr que le programme qui compte les votes est celui que vous avez étudié.

La démocratie est trop importante pour y prendre des risque évitables. Si un système numérique de comptage des voix paraît solide, il faudrait vingt ans d'expérience pour y faire confiance.

http://www.onirik.net/ (si vous trouvez la suite je suis preneur!!!)

Et d'autres
http://www.ordinateurs-de-vote.org/
qui ne font que ça!!

J'espére que ça pourra éclairer certains

Merci à vous pour les pauvres erres qui aiment ici à enculer les mouches, ou s'attardent sur des points de détails, ou étalent une pseudo science informatique.
Tous ceux qui ont réfléchii à la question et l'ont étudiée en toute impartialité sont en gros
d'accord avec ce que dit Stallman. C'est trop dangereux.
Les autres, ceux qui vont au delà de l'idée de test à petite échelle... Ce sont des citoyens inconscients, ou des marchands, ou des politiciens ou assimilés mais bien salops, je ne vois pas d'autre catégorie pour classer "les autres".
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Une méfiance étayée :
Les voix officielles (politiques, administrations, prestataires) vont forcement nous dire que tout se passe bien. Je me souviens que les mêmes disaient que tout se passait bien lors de l'élection par Internet pour les dernières prud'homales à Paris. Résultat : sanction de la CNIL contre le ministère du travail compte tenu des graves dysfonctionnements constatés, mais la CNIL a décidé de ne pas rendre publique sa délibération, ce qui ajoute à la suspicion.
Pour se faire une idée, elle est consultable à l'adresse suivante : http://www.ordinateu...accablante.html
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219 messages publiés
Dans l'indifférence quasi générale, 700 000 électeurs sont appelés à glisser leur bulletin dans une urne virtuelle qu'aucun citoyen ne pourra contrôler, pour élire 11 représentants à l'Assemblée Nationale.


Est-ce que tu peux confirmer que 700.000 électeurs ont fait la démarche volontaire de s'inscrire pour pouvoir voter par Internet ?

Je rappelle juste que par défaut, les Français de l'étranger votent soit en se déplaçant à leur bureau de vote, soit en votant par procuration.
Et qu'il faut une démarche volontaire pour pouvoir voter par correspondance, soit par courrier, soit par Internet.

Alors les 700.000, ce sont ceux qui se sont inscrits pour voter par Internet ?

alors que pour les bureaux de vote physiques, selon les propres instructions du ministère de l'intérieur, "il est préconisé de ne pas excéder le nombre de 800 à 1 000 électeurs inscrits par bureau".

Evidemment. Les bureaux de vote physique ne doivent pas dépasser 1000 électeurs pour éviter qu'il y ait des files d'attente trop longues aux heures de pointe.
Tu peux m'expliquer la notion de délai dans un bureau de vote virtuel ?

On peut contester les bureaux de vote par Internet (j'y suis pour ma part totalement opposé pour les Français métropolitains), mais il ne faut pas dire n'importe quoi non plus.


Je suis à l'étranger et je n'ai pas effectué la moindre démarche pour voter par Internet (et tout court, d'ailleurs, j'ai découvert que le consulat nous inscrivait automatiquement sur les listes électorales), mais j'ai bien reçu une enveloppe avec un code pour voter par Internet. Aucun acte volontaire là-dedans.
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folavril, le 23/05/2012 - 07:27


Dans l'indifférence quasi générale, 700 000 électeurs sont appelés à glisser leur bulletin dans une urne virtuelle qu'aucun citoyen ne pourra contrôler, pour élire 11 représentants à l'Assemblée Nationale.



Est-ce que tu peux confirmer que 700.000 électeurs ont fait la démarche volontaire de s'inscrire pour pouvoir voter par Internet ?

Je rappelle juste que par défaut, les Français de l'étranger votent soit en se déplaçant à leur bureau de vote, soit en votant par procuration.
Et qu'il faut une démarche volontaire pour pouvoir voter par correspondance, soit par courrier, soit par Internet.

Alors les 700.000, ce sont ceux qui se sont inscrits pour voter par Internet ?

alors que pour les bureaux de vote physiques, selon les propres instructions du ministère de l'intérieur, "il est préconisé de ne pas excéder le nombre de 800 à 1 000 électeurs inscrits par bureau".


Evidemment. Les bureaux de vote physique ne doivent pas dépasser 1000 électeurs pour éviter qu'il y ait des files d'attente trop longues aux heures de pointe.
Tu peux m'expliquer la notion de délai dans un bureau de vote virtuel ?

On peut contester les bureaux de vote par Internet (j'y suis pour ma part totalement opposé pour les Français métropolitains), mais il ne faut pas dire n'importe quoi non plus.



Je suis à l'étranger et je n'ai pas effectué la moindre démarche pour voter par Internet (et tout court, d'ailleurs, j'ai découvert que le consulat nous inscrivait automatiquement sur les listes électorales), mais j'ai bien reçu une enveloppe avec un code pour voter par Internet. Aucun acte volontaire là-dedans.

Vous devriez poster votre expérience sur le site que le Parti Pirate a mis en place spécialement pour cette affaire...
http://vote-electron...irate.org/2012/
Si PP fait son travail avec sérieux derrière, ça peut devenir intéressant. Si!
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H4rlocK, le 22/05/2012 - 15:24
zig, le 21/05/2012 - 18:43
tass_, le 21/05/2012 - 18:32
shyboy, le 21/05/2012 - 18:25
Donner un code source à un parti "pirate" on peut comprendre la méfiance : )

Toi tu connais pas l'open sources


Je vais t'expliquer juste un truc.

Supposons que le code soit open source.
Tu l'as lu et relu, il n'y a pas de problème.

Tu vérifies comment que c'est bien ce code et pas un code truqué qui tourne sur le serveur du site de vote par Internet ?


Avec un peu de reflexion tu pourrais être capable d'en trouver la réponse



Ah, tu vas comparer les exécutables. On t'ouvre un accès ftp sur le serveur et tu vas vérifier que le code compilé est exactement le même que celui que tu as compilé dans ton coin (avec le même compilateur).


Hein ?!


Mais comment tu fais pour savoir que le code compilé que tu peux voir via ftp est bien celui qui est vraiment en exécution. Tu sais, si moi je veux te tromper, je t'ouvre un accès sur /bin/exe-pour-les-nuls/ alors que c'est /bin/vote/ que les utilisateurs utilisent pour voter.


Et ça creuse, ça creuse...



Donc tu vas me demander de pouvoir modifier en temps réel le code compilé pour vérifier que c'est bien celui-là qui tourne vraiment : tu veux, pendant le déroulement du scrutin, pouvoir ajouter une ligne printf("j'ai fait une modif") et vérifier que lorsque tu votes, cette ligne apparaît sur l'écran.

Et là, on tombe dans le paradoxe : pour pouvoir vérifier la sécurité d'un code exécutable, tu es obligé d'enlever toute sécurité et de permettre à n'importe qui de modifier le programme pendant le déroulement du vote.

C'est génial, non ?



C'est sans appel. Tu n'y connais absolument rien en programmation, compilation, test, execution d'un binaire.

Par contre, je dois m'incliner devant ta capacité naturelle à transformer l'absurde en rationnel.


Bravo pour ta brillante démonstration ! Arriver à contredire mes arguments avec autant de brio et d'arguments aussi convaincants montrent d'une part ta connaissance approfondie du sujet, d'autre part un sens du débat hors du commun.

Alors, je vais te le redire encore une fois : tu peux contrôler tous les codes sources que tu veux, tu ne pourras jamais être certain que le code compilé qui s'exécute sur le serveur servant au vote est celui dont tu as lu le code source, sauf à pouvoir recompiler ce code source en mettant des marqueurs et vérifier, en temps réel, que ces marqueurs apparaissent.

Ce qui signifie que pour vérifier la sécurité du logiciel de vote, tu es obligé d'ouvrir la porte à n'importe qui pour qu'il puisse modifier le logiciel de vote.
Inscrit le 01/06/2012
1 messages publiés
Pas étonnant que les candidats n'aient pas désignés de délégués au Bureau de vote électronique. Voir le message ci-dessous:

From: LECERF Claire [mailto:claire.lecerf@diplomatie.gouv.fr] On Behalf Of FAE Bve
Sent: vendredi 18 mai 2012 11:27
To: undisclosed-recipients:
Subject: Election législative 2012 - Vote électronique - Présence des délégués sur le site du prestataire technique à Vendôme

Bonjour,

Conformément aux dispositions de l'article R. 176-3-2 du code électoral (3ème alinéa), le bureau du vote électronique (BVE) vous informe qu'à l'occasion de la réunion qui s'est déroulée le vendredi 18 mai 2012 au 27 rue de la Convention à Paris, la délibération suivante a été adoptée :

"Le BVE a considéré à l'unanimité, après avoir pris l'avis des délégués présents et en avoir délibéré , que les mesures draconiennes de protection nécessaires pour assurer la sécurité du système de vote sur le site du prestataire technique de Vendôme, imposent de limiter le nombre de personnes qui y sont accueillies .
Il en résulte que ne pourront se rendre à Vendôme :
1
° que 4 membres du BVE, dont au moins un membre élu de l'Assemblée des Français de l'étranger ;
2
° que 3 délégués de candidat au plus ; dans le cas d'un nombre de demandes supérieures à 3, aucun délégué ne pourra faire le déplacement à Vendôme. D'une part , en application des dispositions du 3ème alinéa de l'article R 176-3-2 du code électoral prévoyant que les délégués exercent leurs prérogatives sous réserve des contraintes qu'impose la sécurité du système de vote électronique, d'autre part , par respect du principe d'égalité qui ne souffre aucune différence de traitement entre les candidats ou entre les délégués".
Cordialement
Le secrétariat du bureau du vote électronique
Inscrit le 24/08/2010
53 messages publiés
Vous êtes un français ou une française vivant à l'étranger, vous n'avez pas pu voter par internet et ne voterez pas à l'urne.
Voici la seule procédure pour protester auprès du bureau de vote électronique et du Conseil Constitutionnel
www.ordinateurs-de-vote.org/Vote-par-internet-aux-legislatives.html
[message édité par Matif le 02/06/2012 à 12:07 ]
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