La société française OVH a taclé les conditions d'utilisation de Google Drive en rappelant que celles appliquées pour sa propre solution de stockage en ligne (Hubic) sont nettement plus courtes et plus respectueuses des données envoyées par les utilisateurs.

Voilà désormais deux jours que Google a dévoilé Drive, sa solution de stockage en ligne. Comme à chaque fois que la firme de Mountain View lance un nouveau service, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’utilisation qu’elle pourrait faire des données qui seront envoyées sur les comptes des utilisateurs. Pourront-elles par exemple servir à fournir de la publicité ciblée ?

Ces inquiétudes, avérées ou non, tombent plutôt bien pour OVH dans la mesure où la société française a aussi lancé au début du mois de janvier son offre d’hébergement dans les nuages. Baptisée Hubic, elle donne accès à différentes offres – dont une gratuite pour un espace disque de 25 Go – et veut être une alternative aux Dropbox, Google Drive, iCloud et autres Skydrive.

Mais OVH ne compte pas se différencier uniquement sur ses formules. L’hébergeur compte se démarquer aussi au niveau de ses conditions générales d’utilisation en s’engageant « à ne pas intervenir sur les données du client en dehors de la faculté de dupliquer les contenus de l’espace de stockage au sein de l’infrastructure [Hubic] à la seule de fin de garantir la redondance du service en cas d’interruption éventuelle« .

Le groupe s’éloigne ainsi des termes de Google Drive, qui accorde au géant américain une licence suffisamment large pour couvrir tous les cas de figure possibles. Celle-ci autorise l’utilisation, l’hébergement, le stockage, la reproduction, la modification, la création d’œuvres dérivées, la communication, la publication, la représentation publique, l’affichage et la distribution publique des données soumises par les utilisateurs.

OVH souligne enfin que toutes les transactions entre le client et son compte Hubic sont chiffrées (protocole SSL), de sorte que ni un employé malveillant ni administrateur un peu trop curieux ne peut voir les contenus des utilisateurs. Seule la justice peut y avoir accès, au travers un mandat spécifique.

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