Publié par Julien L., le Samedi 17 Mars 2012

La CNIL et la FTC enquêtent sur Google et ses cookies traceurs

Suspecté de forcer l'installation de ses cookies malgré le refus des internautes, Google est la cible d'une investigation de chaque côté de l'Atlantique. La CNIL et la FTC cherchent à déterminer si la firme de Mountain View impose ses cookies traceurs malgré les réglages des navigateurs web.

Il fallait bien que cela arrive. Bien qu'au centre de plusieurs investigations en Europe et aux États-Unis, Google continue de s'attirer des ennuis. Le géant américain va devoir faire face à une nouvelle enquête lancée de chaque côté de l'Atlantique. La raison ? La FTC et la CNIL veulent éclaircir le sujet des cookies imposés de force par le géant du web.

L'affaire remonte au mois de février. Un chercheur de l'université Stanford a mis en lumière les efforts de Google pour contourner le système de contrôle des cookies présent dans le navigateur web d'Apple, Safari, et tracer la navigation des internautes. Très vite, il est apparu que d'autres régies publicitaires étaient aussi dans le coup et qu'au moins un autre navigateur web, Internet Explorer, était touché.

L'attitude de Google de ne pas respecter la volonté des internautes refusant les cookies traceurs a évidemment jeté un voile sur les véritables intentions de géant de Mountain View d'autant qu'un standard anti-suivi baptisé "Do Not Track" est en cours de conception au sein du W3C. La firme de Mountain View préfère suivre en effet sa propre voie, en défendant sa solution maison : Keep My Opt-outs.

Un écart que Google va maintenant devoir expliquer et justifier. Les autorités de contrôle en charge de la protection des données personnelles et du respect de la vie privée sont en effet désireuses d'entendre le moteur de recherche sur ce terrain. Le Wall Street Journal explique que la CNIL et la FTC ont ajouté ce point aux investigations déjà en cours.

Selon les sources interrogées par le quotidien américain, une condamnation de Google pourrait entraîner une sanction financière très lourde. L'amende prévue dans ce cas de figure peut atteindre 16 000 dollars (environ 12 100 euros) par infraction et par jour. En supposant que des dizaines de milliers d'internautes sont concernés, ce qui est fort probable, l'amende finale sera très salée.

À cette sanction, encore hypothétique, s'ajoute celle des procureurs généraux. Le Wall Street Journal indique qu'un petit groupe de magistrats, incluant ceux de États de New York et du Connecticut, est également en train d'enquêter sur les méthodes de Google. Là encore, l'amende pourrait très vite exploser puisque le montant maximum par violation est de 5000 dollars (environ 3800 euros).

Enfin, la CNIL pourrait elle aussi, au nom de ses homologues en Europe, sanctionner Google s'il s'avère que le moteur de recherche n'a pas respecté la volonté des internautes. Par le passé, la Commission nationale de l'informatique et des libertés a déjà puni l'entreprise américaine à verser une amende de 100 000 euros dans l'affaire des données personnelles collectées sur les réseaux Wi-Fi.

Les cookies publicitaires incriminés ont depuis été retirés, selon Google, qui a précisé qu'il ne savait pas qu'un tel incident allait se produire. Le groupe a indiqué enfin qu'il se mettait à disposition de la FTC et de la CNIL pour répondre à leurs questions.

Publié par Julien L., le 17 Mars 2012 à 16h21
 
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Commentaires à propos de «La CNIL et la FTC enquêtent sur Google et ses cookies traceurs»
Inscrit le 02/03/2012
428 messages publiés
Comme toujours, c'est le niveau zéro de l'explication et de l'analyse de ce que fait ou pas Goole.

" des cookies imposés de force par le géant du web."

N'importe quoi.
Google a utilisé les fonctionnalités documentée de WebKit pour faire ce que les utilisateurs attendent. Cela a été plus loin que ce que Google avait imaginé, parce que la politique de gestion des cookies de WebKit est mal conçue.
Et tout les grands acteurs du Web contournent la politique par défaut grotesque de Safari.
"Enfin, la CNIL pourrait elle aussi, au nom de ses homologues en Europe, sanctionner Google s'il s'avère que le moteur de recherche n'a pas respecté la volonté des internautes."
Quelle volonté? De toute façon, la plupart des utilisateurs n'y comprennent rien. La gestion des cookies est un sujet technique, et même Google n'a pas compris les conséquences de leur contournement du défaut de Safari.
En plus on peut difficilement parler de volonter dans le réglage par défaut d'un navigateur.
Les internautes ont utilisé WebKit, qui permet soi-disant d'éviter les cookies tiers. Ce qui n'est pas le cas. Au final, c'est Apple qui est en cause ici, pas Google.
Les utilisateurs pensaient à quoi quand ils voyaient que la fonction +1 de G+ marchait? Que la fonction partager sur FB marchait?
En voyait ça, ils devaient bien se douter que la fonction de "protection" de Safari ne marchait pas.
Inscrit le 29/08/2008
1133 messages publiés
La CNIL ferait mieux de se préoccuper en premier des fichiers nationaux (mais comme les 3/4 sont politisés avec intérêt y en a pas un qui moufte plus haut que l'autre) mais ça lui semble plus opportun de s'attaquer à Google où elle sait qu'elle arrivera à pas grand chose comme ça elle pourra dire "regardez on fait notre boulot".

Je ne dis pas qu'il ne faut pas s'intéresser aux agissements de Google, mais entre 8/10 millions de personnes (et encore) qui sont dans des fichiers illégalement et le cas Google, et si on met en rapport les effectifs de la CNIL, ben faut se fixer des priorités.
Inscrit le 02/03/2012
428 messages publiés
Cette affaire prouve juste que les utilisateurs qui utilisent Safari "le navigateur qui protège la vie privée" sont trop stupides pour utiliser un ordinateur.
Il ne faut pas s'en étonner, Apple fabrique des logiciels pour les gens considérés comme trop stupides. C'est un principe.
Inscrit le 23/09/2008
1781 messages publiés
golgo2017, le 17/03/2012 - 21:24
La CNIL ferait mieux de se préoccuper en premier des fichiers nationaux (mais comme les 3/4 sont politisés avec intérêt y en a pas un qui moufte plus haut que l'autre) mais ça lui semble plus opportun de s'attaquer à Google où elle sait qu'elle arrivera à pas grand chose comme ça elle pourra dire "regardez on fait notre boulot".

Je ne dis pas qu'il ne faut pas s'intéresser aux agissements de Google, mais entre 8/10 millions de personnes (et encore) qui sont dans des fichiers illégalement et le cas Google, et si on met en rapport les effectifs de la CNIL, ben faut se fixer des priorités.

Je suis d'accord avec vous, les fichiers nationaux sont un vrai sujet.

D'un autre coté je ne suis pas sûr que vous mesuriez à quel point google est partout et sait tout, au moins au sujet des gens qui utilisent leurs terminaux "out of the box" ou pire qui s'en foutent, c'est à dire la grande majorité.

Si les gens qui le souhaitent se protéger le la machine éléphantesque (en terme de taille comme de mémoire) perdent la possibilité de le faire, c'est aussi un vrai problème.

De toutes façons cette histoire de cookie me paraît dérisoire par rapport à ceci:

1. Chaque navigateur a une empreinte quasi-unique:
http://pro.01net.com...rte-d-identite/
(je vous invite à tester le votre)

2. Google est partout, sur tous les sites web que vous visitez, en raison des services attractifs qu'ils fournissent aux internautes (+, ads, analytics...)

donc 1+2=

3. Si vous ne vous protégez pas spécifiquement, Google peut vous suivre sur tous les sites que vous visitez avec précision, dresser votre profil et certainement (c'est mon avis) vous identifier nominativement la plupart du temps, pour peu que vous trainiez aussi un peu sur des résaux sociaux.

Pas besoin du moindre cookie pour faire ça.
[message édité par anomail2 le 17/03/2012 à 22:32 ]
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