Des Anonymous sont parvenus à retrouver le mot de passe protégeant plusieurs boîtes aux lettres utilisées par les membres de la présidence syrienne. Si pour l'heure aucun document-clé n'a été repéré, il apparaît surtout que le niveau de protection est loin d'être à la hauteur. En effet, le mot de passe de plusieurs de ces comptes était 12345.

Avec le printemps arabe qui a débuté au tout début de l’année 2011, le mouvement Anonymous a trouvé une nouvelle cause dans laquelle s’investir. Des internautes se sont ainsi relayés dans le monde entier pour s’en prendre aux symboles du pouvoir en Tunisie, en Égypte ou encore en Libye. Des attaques DDOS ont été menées, des vidéos ont été sorties de ces pays, des défigurations de sites web se sont produites.

Si ces trois pays connaissent actuellement un changement de régime plus ou moins heureux, d’autres nations également touchées par le printemps arabe font de la résistance. C’est le cas de la Syrie, où le pouvoir en place accentue chaque jour un peu plus la pression contre les protestataires. Les villes de Homs et de Hama subissent ainsi quotidiennement des bombardements, tuant de nombreux civils.

Se plaçant en pointe du combat pour les libertés fondamentales de chacun, la galaxie Anonymous s’est bien sûr penchée très vite sur le cas syrien. Face à l’aveuglement du régime de Bachar el-Assad, des initiatives ont été conduites dès cet été. C’est ainsi que le site web du ministère de la défense a été dégradé pour diffuser un message de soutien au peuple.

D’autres Anonymous ont ciblé les boîtes aux lettres de la présidence syrienne. Une entreprise qui a payé, puisque le journal Haaretz rapporte que que le courrier électronique issu de quelques 78 boîtes de réception appartenant à des membres de l’équipe de Bachar el-Assad a été rendu accessible, dont les mails du ministre des affaires présidentielles (Mansour Fadlallah Azzam) et du conseiller média (Bouthaina Shaaban).

On y découvre notamment des discussions destinées à préparer l’entretien qu’a eu le président syrien avec une journaliste américaine d’ABC, l’an passé. Mais si le nombre de boîtes aux lettres concernées est important, aucun document sensationnel n’a pour le moment été repéré par les Anonymous à l’origine de cette opération.

Chose étonnante, qui fera bondir plus d’un informaticien, de nombreux comptes étaient « protégés » par un mot de passe très basique : 12345. Difficile de faire plus simple. Aucune lettre, aucun mélange minuscule / majuscule, aucun caractère spécial… et surtout une longueur de mot de passe particulièrement brève, là où la norme impose au moins 6 ou 8 caractères.

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