Xavier Niel est monté au créneau ce mardi matin pour défendre Free Mobile. Le chef d'entreprise affirme que son réseau téléphonique est opérationnel, contrairement aux allégations d'opérateurs rivaux.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le lancement d’un nouvel acteur sur le marché de la téléphonie mobile est loin d’être une sinécure. Une semaine après la présentation de ses offres très agressives, Free Mobile est déjà confronté à sa première controverse. D’après des informations obtenues par Le Figaro, le réseau du nouvel entrant ne serait pas encore allumé. Seule l’itinérance avec Orange serait active.

Faux, rétorque Xavier Niel. Interrogé ce matin par l’AFP, le grand patron d’Iliad, la maison-mère de Free, a affirmé que son réseau mobile ne souffre d’aucun dysfonctionnement. Les informations rapportées par le quotidien sont donc a priori inexactes, laissant ainsi entendre qu’il s’agirait plutôt d’une boule puante lancée par au moins un concurrent tenté de jeter le discrédit sur Free Mobile.

À supposer que le réseau de Free Mobile soit éteint, c’est toute la mécanique mis en place dans le cadre du processus d’attribution de la quatrième licence 3G qui est menacée. Sans les antennes-relais, la couverture minimale de 25 % de la population n’est pas acquise, et sans ce seuil minimum, l’accord d’itinérance signé avec Orange ne peut entrer en vigueur.

Rappelons en effet que le nouvel entrant doit respecter certains engagements auprès de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). En plus de la couverture minimale pour se lancer (25 %), Free Mobile doit déployer de nombreuses antennes-relais afin d’atteindre 75 % de la population couverte avant janvier 2015.

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