La seconde version de la carte musique jeune est loin de connaître un succès phénoménal. Les enseignes partenaires de l'opération indiquent que les ventes restent très limitées. Même constat chez les plates-formes en ligne, qui n'enregistrent qu'un très faible nombre d'activations.

C’est à croire que la seconde version de la carte musique jeune n’était pas suffisamment jolie. Commercialisée depuis quelques semaines dans plusieurs grandes surfaces, elle ne semble visiblement pas réussir là où le premier dispositif avait échoué, quelques mois auparavant. Selon les premiers retours des enseignes participant à l’opération, les ventes de la nouvelle carte musique ne décollent pas du tout.

Interrogés par Les Échos, Carrefour et Monoprix ont reconnu poliment que les ventes demeurent « confidentielles« . Les deux géants de la distribution ont même indiqué que la carte musique n’était pas disponible dans tous les magaisins, vu le faible intérêt des clients pour cette initiative. Les deux groupes sont pourtant partenaires de l’opération, aux côtés de Géant Casino, la Fnac et Game.

Du côté des plates-formes, les avis sont également assez pessimistes. Pour l’un d’entre eux, le dispositif est un échec complet. « Depuis le lancement, nous n’avons quasiment aucune activation de carte« , a-t-il confié au quotidien économique. La plate-forme Starzik, labellisée PUR, est en revanche est plus nuancée. « On active quelques dizaines de cartes par jour. Ce n’est pas Byzance, mais ce n’est pas anodin« .

Il y a deux semaines, Frédéric Mitterrand était pourtant confiant dans la réussite de l’opération. Il avait même expliqué pourquoi la seconde carte était meilleure que la première. Selon le ministre, elle « est d’abord beaucoup plus facile à acquérir, elle est matérialisée, elle est très jolie et puis les prix sont mieux ciblés« . Des arguments qui n’ont visiblement pas convaincu les acheteurs âgés de 12 à 25 ans.

Reste désormais à savoir combien de cartes physiques seront vendues. Pour l’heure, le ministre de la culture s’est gardé de faire le moindre pronostic, se contentant de dire « qu’un certain nombre de cartes vont être vendues« . Fera-t-elle mieux que la première version, qui avait été un échec et avait été écoulée à près de 50 000 exemplaires, selon les chiffres du ministère ?

Rappelons que le dispositif original a été lancé à la fin du mois d’octobre 2010 avec quatorze partenaires. L’objectif était alors de faire revenir les internautes âgés de 12 à 25 ans vers les offres légales de consommation de musique. Pour inciter les jeunes à opter pour cette solution, le gouvernement avait choisi de doubler le montant versé par le client afin de le récompenser en lui offrant plus de musique.

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