La Maison Blanche ne veut pas interdire les brevets logiciels
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 02 Novembre 2011 à 10h26 -
posté dans High-Tech
![]() Réagissant à une pétition lancée sur son site internet, la Maison Blanche estime qu'elle ne peut pas interdire les brevets sur les logiciels, et assure que la communauté open source n'est pas menacée par leur existence.
Dans sa réponse, l'administration Obama fait mine de ne pas comprendre que c'est l'idée-même de garantir une exclusivité sur les inventions logicielles qui était contestée par les pétitionnaires. Le gouvernement vante les mérites de son America Invents Act, une loi édictée le 16 septembre 2011 qui prévoit une série d'améliorations procédurales à la législation sur les brevets, et qui doit notamment garantir une meilleure qualité des brevets délivrés. En particulier, elle doit veiller à ce que les titres ne soient bien accordés qu'à des inventions "nouvelles" et "non évidentes", en renforçant les possibilités d'invalider les brevets obtenus sur des inventions beaucoup trop larges. Mais la Maison Blanche explique que l'exécutif est incompétent pour imposer seul une interdiction des brevets sur les logiciels, et que de toute façon, elle n'en voit pas l'intérêt. "La croissante énorme des communautés de l'open source et de l'open data ces dernières années, pour la fourniture de services à la fois commerciaux et non-commerciaux, montre que l'innovation peut prospérer dans des environnements logiciels aussi bien propriétaires qu'open source", conclut-elle. Elle dit comprendre le rejet des brevets sur les logiciels uniquement pour l'impact qu'ils pourraient avoir sur les logiciels open source, et assure par de multiples exemples que l'administration américaine soutient les initiatives du logiciel libre. Mais à aucun moment elle ne démontre que ces brevets n'ont aucun impact sur l'open source, et surtout à aucun moment elle ne s'intéresse au sort des petites et moyennes entreprises dont les développements logiciels (même propriétaires) peuvent être freinés par la crainte d'enfreindre des brevets de plus grandes entreprises. Rappelons qu'en Europe, le brevet logiciel est en principe interdit. Mais un projet de brevet unitaire européen menace de les faire entrer par la petite porte. à lire aussi
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Commentaires à propos de «La Maison Blanche ne veut pas interdire les brevets logiciels»
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enzopitek
le 02/11/2011 à 10:54
Le brevet logiciel ... ou comment breveter une idée (ex: la lumière) et pas une invention (ex: l'ampoule ) ... la meilleure façon de tuer les concepts d'innovation et de concurrence ...
Belle synthèse ici:
http://www.april.org...evets-logiciels Et là un film à ne pas manquer (anglophone): http://patentabsurdity.com/ petite question : Aujourd'hui en Europe, le brevet logiciel est interdit et l'Europe se distingue en cela des Etats Unis. Pour autant, quels sont les avantages qu'en tirent actuellement les entreprises européennes ? Pourriez-vous donner des exemples dans un prochain article ? N'y a-t-il pas déjà un brevet logiciel de fait en Europe, parce que les grandes entreprises d'informatique largement implantées en Europe sont américaines et ont une stratégie internationale ?
En, le 02/11/2011 - 11:05 petite question : Aujourd'hui en Europe, le brevet logiciel est interdit et l'Europe se distingue en cela des Etats Unis. Pour autant, quels sont les avantages qu'en tirent actuellement les entreprises européennes ? Pourriez-vous donner des exemples dans un prochain article ? N'y a-t-il pas déjà un brevet logiciel de fait en Europe, parce que les grandes entreprises d'informatique largement implantées en Europe sont américaines et ont une stratégie internationale ?Rien que dans le développement web, les CMS open source en php par exemple les plus utilisées (simfony, ezPublish, drupal...) sont européens. Légalement, un inventeur doit déposer son brevet dans son pays, puis l'étendre ailleurs. Il est donc, théoriquement, impossible pour une personne Française de déposer un brevet logiciel aux USA et ce, même s'il travail pour un groupe international.
ÀMHA, l'existence d'un brevet logiciel de fait tiens plus à la nécessité pour des grands groupes de se constituer une vitrine pour se faire valoir. Comme le haut-management à souvent l'habitude des portefeuilles de brevets matériels comme moyen de quantifier la valeur d'une entreprise, ils raisonnent de la même façon pour le logiciel. Du fait qu'ils sont jugés à leur capacité à augmenter (" valoriser ") la valeur de la boîte, ils poussent naturellement à augmenter le _nombre_ de brevets, donc à déposer des brevets logiciels, même farfelus. D'où des objectifs chiffrés : " vous me déposerez tant de brevets logiciels ". J'ai vu de mes yeux un manager présentant la stratégie d'une partie d'un grand groupe (où il y a du logiciel) ne faire mention QUE des brevets détenus. Bien entendu, jamais aucun de ces brevets logiciel n'est cédé ou utilisé en pratique. Le dépôt peut même aller jusqu'à payer des cabinets de conseils spécialisés dont la tâche est de transformer une formule de math et trois boites à flèches en " procédés ", formulation qui a une chance de passer l'évaluation de l'employé débordé de l'office des brevets. J'ai même vu un évaluateur de l'INPI envoyer des e-mails dans des grandes entreprises pour organiser des réunions de préparation à "_l'arrivée imminente " des brevets logiciels. C'est dire si les partisasnts du brevet logiciel sont bien implantés. Bref, l'intérêt des brevets logiciels pour les grandes entreprises internationales tiens plus du fantasme alimentés par une ignorance de la chose que de l'intérêt proprement dit. Obama, le prix Nobel de la paix qui devait fermer Guantanamo et qui sucre les crédits de l'UNESCO suite à la reconnaissance de l'État Palestinien veut aujourd'hui encenser les brevets logiciels.
Finalement, le seul truc qu'il aura fait de bien, c'est le medicare. C'est toujours ça de plus que Bush, mais bon. Obama est le pendant américain de sarko, il joue le role de l'homme providentiel. Beaucoup de promesses, mais a la fin il n'y aura que du vent... et pour cause, on ne résoud pas des problemes de fond en promettant ce que le peuple veut.
croustibat, le 02/11/2011 - 14:53
Obama est le pendant américain de sarko, il joue le role de l'homme providentiel. Beaucoup de promesses, mais a la fin il n'y aura que du vent... et pour cause, on ne résoud pas des problemes de fond en promettant ce que le peuple veut. http://lecercle.lese...aient-nuisibles
@Sceptique: Attention, les traducteurs en ligne sont brevetés, vaut mieux rester en français petite question : Aujourd'hui en Europe, le brevet logiciel est interdit et l'Europe se distingue en cela des Etats Unis. Pour autant, quels sont les avantages qu'en tirent actuellement les entreprises européennes ? Pourriez-vous donner des exemples dans un prochain article ? N'y a-t-il pas déjà un brevet logiciel de fait en Europe, parce que les grandes entreprises d'informatique largement implantées en Europe sont américaines et ont une stratégie internationale ?
Actuellement, les entreprises européennes n'ont pas actuellement à dépenser des sommes colossales dans la recherche d'antériorité des brevets logiciels, ni dans les batailles de brevets telles qu'elles existent aux États-Unis. Concrètement, une entreprise européenne (PME par exemple) ne se trouve pas dans l'incertitude juridique dès qu'elle propose de nouveaux logiciels. De même, les logiciels libres peuvent bien plus simplement être développés et utilisés en Europe, car il n'y a pas de risque liés à de tels brevets (utilisation dans une entreprise ou par une SSLL, par exemple). |
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