La défense du logiciel libre passera-t-elle d'abord par les collectivités locales ? L'April a convaincu la sixième plus grande ville de France, Toulouse, d'adhérer à l'association de promotion du logiciel libre.

L’April, la plus importante association française de promotion et de défense du logiciel libre, a annoncé samedi que la ville de Toulouse devenait la première grande ville française à la rejoindre. En dehors de la région Ile-de-France, qui par nature ne compte pas dans les « villes » membres de l’April, l’association avait jusqu’à présent enregistré les adhésions beaucoup plus modestes de Grigny (69), Pierrefitte-sur-Seine (93), Pont-Audemer (27), et Yerres (91).

« Cette adhésion vient concrétiser les engagements pris à plusieurs reprises par Pierre Cohen, député-maire de Toulouse, en faveur du logiciel libre, notamment à l’occasion des deux signatures du Pacte du Logiciel Libre« , lors des élections législatives et municipales de 2007 et 2008, se félicite l’April.

La signature a été officialisée samedi à l’occasion de La Novela, un « festival des savoir partagés » organisé chaque année dans la ville rose. « Cette adhésion témoigne de l’effort fait par la ville de Toulouse pour développer la part des logiciels libres mis à disposition de ses agents et de la volonté d’ouverture des marchés publics de la ville aux solutions libres », a expliqué Pierre Cohen.

En juillet dernier, la ville a publié un appel d’offres de « prestation de service de migration des outils bureautiques vers les logiciels libres au profit de la Ville de Toulouse ». Par ailleurs, à l’instar de Paris, Rennes ou Nantes, Toulouse s’est lancé dans l’Open Data et a déjà ouvert son portail dédié, sur lequel la ville publie des données publiques sous licence libre.

« Il existe, à Toulouse, une véritable culture du libre. Ces établissements publics, ces entreprises, ces laboratoires de recherche, ces associations et ces simples citoyens, qui vivent le libre au quotidien, représentent un fort potentiel d’innovation et de développement économique« , indique Sébastien Dinot, le vice-président de l’April.

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