C’est dire l’extrême fragilité des systèmes excessivement centralisés. Le fabricant des téléphones BlackBerry, qui a connu cette semaine une énorme panne qui a privé des millions d’utilisateurs de l’accès à leur messagerie électronique, a expliqué que celle-ci était due à la défaillance d’un « commutateur au coeur du réseau ».

« Les retards affectant la messagerie texte et le navigateur internet des usagers de BlackBerry en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Inde, au Brésil, au Chili et en Argentine ont été causés par la défaillance d’un commutateur de coeur du réseau dans l’infrastructure de RIM« , a justifié l’industriel canadien à l’AFP. Il explique que le système de secours conçu pour réorienter le trafic vers un commutateur secondaire en cas de panne n’a pas fonctionné.

Lorsque les utilisateurs d’un téléphone BlackBerry veulent utiliser leur mobile pour recevoir leurs mails en « push », ce qui est une fonctionnalité très demandée, les messages électroniques transitent vers des points névralgiques situés aux Etats-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. Si pour une raison quelconque l’adressage des mails vers ces serveurs ne fonctionne plus ou que les serveurs se retrouvent saturés, les mails deviennent inaccessibles.

Cette centralisation est plus délicate encore lorsque la messagerie est entièrement dépendante du « cloud », comme c’est le cas par exemple avec Gmail. On se souvient que Google avait même perdu des messages après une panne importante, avant de réussir à les restaurer grâce à une sauvegarde sur bande magnétique. Lorsque Gmail n’est pas accessible, ce qui arrive parfois, l’utilisateur n’a plus du tout accès à sa messagerie, ni pour lire ni pour envoyer des messages.

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