Le ministère de la Culture, dont le budget s'élèvera l'an prochain à 7,4 milliards d'euros, a décidé d'affecter 11 millions d'euros à la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet (Hadopi). Une somme proche de celle octroyée l'an dernier.

Officiellement, le budget du ministère de la culture est en hausse. C’est ce qu’assure le ministre Frédéric Mitterrand, qui indique qu’il sera doté en 2012 d’une enveloppe de 7,4 milliards d’euros, en augmentation de 0,9 %. Mais confronté à une inflation attendue autour de 2 %, c’est en réalité une baisse que subira le « pouvoir d’achat » de la Rue de Valois. La crise est là, et le budget 2012 du ministère de la Culture se contente en réalité de limiter la casse.

« Les crédits destinés au livre, aux industries culturelles et aux médias sont stables, à 4,6 milliards d’euros, hors prise en compte de l’effort exceptionnel en faveur du passage à la télévision tout numérique« , détaille le ministère. Il indique que « la lecture, le livre et les industries » culturelles figurent dans les grandes orientations du budget 2012, et en particulier le « développement de l’offre légale et de la diffusion auprès des publics les plus larges« .

« Dans le secteur de la musique enregistrée, l’action publique en faveur de la création, du renouvellement des talents et de la diversité demeure un axe fort de la politique du ministère« , indique le budget de 60 pages (.pdf) présenté par le cabinet de Frédéric Mitterrand. « Elle passe notamment par l’intervention de l’HADOPI et par la poursuite de la  » Carte musique  » pour les jeunes. Les crédits destinés aux industries culturelles ne prévoient pas de financement spécifique pour cette opération, celui prévu en 2011 couvrant aussi 2012« , précise-t-il. Rappelons que le ministère avait bloqué 75 millions d’euros sur 3 ans pour la Carte Musique Jeune, mais que l’échec retentissant de l’opération a permis de sauvegarder une partie importante des crédits alloués.

Le ministère annonce que la Carte renaîtra sous forme de carte physique vendue en boutiques au mois de novembre.

L’Hadopi, quant à elle, bénéficiera d’une enveloppe de 11 millions d’euros, soit un budget quasiment stable d’une année sur l’autre. L’an dernier, elle avait bénéficié de 12 millions d’euros, la somme étant alors justifiée par les investissements nécessaires à son lancement, et par la désastreuse campagne médiatique du label PUR. Très avare en explications, le ministère se contente de dire que les 11 millions d’euros sont prévus « pour permettre à l’HADOPI d’accomplir ses missions« .

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