Depuis fin juillet, neuf sites web de préfectures ont été la cible d'une attaque informatique. Un seul est depuis revenu en ligne. D'après le ministère de l'Intérieur, aucune donnée personnelle n'a été perdue. Une affaire qui permettra à Muriel Marland-Militello de remettre en avant sa proposition de loi contre le piratage informatique visant des sites institutionnels.

Sale mois d’août pour les sites web des préfectures françaises. Depuis la fin juillet, pas moins de neuf espaces ont été fermés suite à un piratage informatique qui a frappé une plate-forme d’hébergement indépendante du ministère de l’Intérieur. La portée de l’attaque a toutefois été très limitée selon un porte-parole, puisque les données personnelles des usagers et des agents n’ont pas été compromises.

« Seuls des mots de passe administrateurs permettant uniquement de changer la physionomie des pages d’accueil ont pu, éventuellement, être dérobés » a poursuivi le porte-parole. Autrement dit, le ou les responsables du piratage des sites des préfectures n’auraient pas pu faire grand chose d’autre que de détourner le site web à des fins politiques ou provocatrices.

Début mars, une attaque autrement plus sérieuse avait ciblé l’Élysée, le ministère de l’Économie et le Quai d’Orsay. L’objectif des attaquants était de mettre la main sur des documents liés à l’organisation du G20, dont la présidence est actuellement occupée par la France. Tous les fonctionnaires préparant le G8-G20 avaient été visés, ainsi que plusieurs instances européennes.

Cette affaire devrait toutefois donner du grain à moudre à Muriel Marland-Militello, puisque la députée UMP avait déposé début avril une proposition de loi destinée à « doubler les sanctions actuellement prévues par le Code pénal pour les atteintes aux systèmes informatiques, lorsque ceux-ci appartiennent à des institutions publiques ou à des personnes investies d’une mission de service public« .

La parlementaire avait ajouté que le champ d’application de ces sanctions devait s’élargir « en y intégrant clairement les atteintes portées au fonctionnement des sites Internet« . Une description qui, à première vue, correspond à l’incident qui a touché les neuf sites web des préfectures (Charente, Côtes-d’Armor, Deux-Sèvres, Hauts-de-Seine, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Manche et Pas-de-Calais). Seul le site de la Charente est revenu en ligne.

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