Une autorité locale de protection des données personnelles en Allemagne a demandé aux sites internet de retirer le bouton "J'aime" de Facebook, pour éviter une amende. Le célèbre bouton du réseau social violerait les lois de protection de la vie privée.

De tous les pays européens, l’Allemagne est celui qui se montre régulièrement le plus strict sur la protection de la vie privée sur Internet. Nous l’avons vu notamment bloquer le déploiement de Google Street View, ou mettre en cause la légalité du système de reconnaissance faciale de Facebook. Cette fois, c’est le bouton « J’aime » du réseau social qui pose problème.

Thilo Weichert, du centre de protection des données personnelles du land du Schleswig-Holstein, a effet demandé à tous les sites édités dans la province de l’extrême nord de l’Allemagne de retirer le bouton « J’aime » d’ici la fin septembre, ou de payer une amende de 50 000 euros. Il estime que le bouton ne respecte pas le droit allemand et communautaire sur la protection de la vie privée, puisqu’il permet de contrôler y compris l’activité d’internautes qui ne sont pas membres de Facebook.

« Facebook peut tracer tous les clics sur un site web, voir combien de temps je suis dessus, ce qui m’intéresse« , explique-t-il. Et transmettre ces données aux Etats-Unis, sans l’autorisation des internautes concernés.

Interrogé par The Local, Facebook affirme respecter le droit communautaire. S’il reconnaît que le bouton « J’aime » permet de collecter des données comme l’adresse IP des utilisateurs, il assure que ces données sont supprimées après 90 jours, ce qui serait conforme aux standards de l’industrie.

En France, la loi CNIL de 1978 dit que les données collectées ne peuvent être conservées que « pendant une durée qui n’excède pas la durée nécessaire aux finalités pour lesquelles elles sont collectées et traitées« , ce qui laisse une certaine marge de manœuvre.

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