Sanford Wallace, surnommé le roi du spam, est accusé d'avoir piraté près de 500 000 comptes Facebook dans le cadre de ses activités de spammeur. Plus de 27 millions de messages indésirables ont été envoyés entre 2008 et 2009. Condamné il y a deux ans à 711 millions de dollars de dommages et intérêts dans une affaire l'opposant au réseau social, il est désormais poursuivi au pénal et risque une peine de prison.

L’étau judiciaire se resserre autour de Sanford Wallace. Celui qui est considéré comme le « roi du spam » aux États-Unis, au point d’être surnommé Spamford Wallace, pourrait bien passer les prochaines années de sa vie en prison. En effet, l’Américain de 43 ans est accusé (.pdf) d’avoir dérobé des renseignements personnels à près de 500 000 membres du réseau social Facebook afin de générer encore plus de courriers indésirables.

Pour cela, Sanford Wallace a utilisé une technique tout à fait classique, le hameçonnage (phishing en anglais) pour récupérer ces informations. Cela consiste à faire croire à un internaute qu’il se trouve sur un site de confiance pour l’inciter à communiquer des renseignements confidentiels, comme un mot de passe ou un numéro de carte de crédit. Le phishing cible essentiellement les sites bancaires, de paiement en ligne (PayPal) ou de jeux vidéo.

Un choix judicieux, puisque Sanford Wallace a pu diffuser plus de 27 millions de messages indésirables sur Facebook entre 2008 et 2009. Un méfait qui n’est pas resté impuni. Il y a deux ans, la justice américaine a condamné le roi du spam à verser 711 millions de dollars de dommages et intérêts à Facebook, dans le cadre d’une procédure civile. Cette fois, Sanford Wallace est poursuivi au pénal.

Une somme que n’avait jamais versée Sanford Wallace, se déclarant immédiatement en faillite personnelle. En 2007, l’homme avait également été condamné au civil contre un autre réseau social très connu aux Etats-Unis, MySpace. À l’époque, le juge avait fixé le montant des dommages et intérêts à 230 millions de dollars. La justice, dans les deux cas, lui avait ordonné de ne plus accéder à ces sites.

Peine perdue, puisque l’homme a cherché à se connecter à de multiples reprises, notamment au cours d’un entre Las Vegas et New York avec Virgin Airways. En début d’année, Sanford Wallace avait également créé un faux profil sous le nom de David Sinful-Saturdays Fredericks. Autant d’éléments qui ont fini par se transformer en chefs d’accusation contre le roi du spam.

Sanford Wallace a a versé mardi une caution de 100 000 dollars afin de regagner la liberté, en attendant le début de son procès. Celui-ci doit démarrer le 22 août.

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