Dévoilé par mégarde la semaine dernière, le projet de réseau social de Microsoft est déjà la cible de quelques critiques. Une tribu d'Amérindiens reproche en effet au géant de Redmond d'avoir choisi leur nom, Tulalip, pour désigner la plate-forme. Des discussions entre les représentants Tulalip et Microsoft sont en cours.

La semaine dernière, Microsoft a laissé fuiter par mégarde quelques informations sur un projet interne baptisé Tulalip. Visiblement capable d’interagir avec Facebook et Twitter, le site – qui s’apparente à un réseau social – promettait qu’avec Tulalip, « vous pouvez trouver ce dont vous avez besoin et partager ce que vous savez plus facilement que jamais« . Depuis, la firme de Redmond s’est empressée de tout retirer.

Destiné peut-être à concurrencer un jour Facebook, Google+ et Twitter, Tulalip est déjà confronté à sa première polémique. Des Amérindiens reprochent à Microsoft d’avoir opter pour le nom de leur tribu afin de baptiser son futur – et encore très hypothétique – réseau social. Tulalip désigne en effet un groupe d’Indiens ayant vécu à l’ouest de l’État de Washington, au nord-ouest des États-Unis.

« Il s’agit d’un projet interne à Microsoft et non d’une chose publique. Mais en réalité, ils n’auraient pas dû le nommer Tulalip. Je n’ai aucune idée de ce que nos responsables tribaux ont l’intention de faire, mais techniquement ces employés de Microsoft empiètent sur le nom de Tulalip » a estimé John McCoy, un élu républicain et membre de la tribu Tulalip, cité par The Herald Net.

Même son de cloche chez John Echohawk, directeur exécutif du fonds pour les droits des natifs Américains (Native American Rights Funds). « C’est vraiment une question de courtoisie, au-delà de la question de la légalité. C’est le nom de la tribu et personne ne devrait l’utiliser sans permission« . Selon The Herald Net, des contacts sont en cours entre Microsoft et des représentants de la tribu Tulalip, dont la population est actuellement estimée à 9 200.

Alors que Google s’emploie depuis quelques années à percer dans les réseaux sociaux, Google+ étant pour l’heure son plus grand succès, Microsoft n’a jusqu’à présent pas manifesté un désir net d’ouvrir sa propre plate-forme sociale. En 2007, le géant de Redmond a toutefois investi 240 millions de dollars dans Facebook, lui permettant de contrôler 1,6 % de la société.

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