Publié par Julien L., le Samedi 28 Mai 2011

Un éditeur supprime les DRM et devient un leader sur le marché des ebooks

Il y a six mois, l'éditeur français Bragelonne a abandonné les DRM sur les livres électroniques. Le bilan après cette décision s'avère positif, puisque cela a permis à la maison d'édition de se hisser parmi les leaders du marché des ebooks. Présentés comme une protection technique du droit d'auteur, les DRM apparaissent avant tout comme un frein terrible pour le développement de l'offre légale.

Difficile de croire à une simple coïncidence. L'éditeur français Bragelonne, spécialisé dans la publication de livres de science-fiction, de fantasy et de fantastique, a décidé il y a six mois de proposer des ouvrages sans mesures techniques de protection (DRM). Le bilan, rapporté par Actualitté, est particulièrement positif. Plus de 20 000 ebooks ont été vendus au format EPUB et un quart du catalogue est déjà disponible.

"Le bilan est plus que positif puisque nous sommes devenus en six mois l'un des premiers éditeurs sur le marché des ebooks, et le leader en matière d'imaginaire" déclare la maison d'édition, très satisfaite. Bien décidée à tourner la page des DRM, elle a également annoncé la mise en place d'un SAV où les lecteurs pourront obtenir une copie sans marquage des ebooks achetés avec DRM, notamment via l'iBookstore d'Apple.

Est-ce pour autant étonnant ? Contrairement à la croyance communément admise par les ayants droit, les mesures techniques de protection (DRM) sont un non-sens économique complet. Présentés comme une protection technique des droits d'auteur, les DRM sont en réalité un facteur de rejet des plates-formes légales. Ils sont un puissant repoussoir, empêchant les ventes de décoller vraiment.

Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Alors directeur de la FNAC, Denis Olivennes avait révélé que certaines œuvres culturelles sans DRM se vendaient deux fois mieux que celles bridées par des mesures techniques de protection. De façon générale, les ventes de titres des labels indépendants qui ont accepté d'abandonner ces procédés auraient progressé de 5 à 10 %.

Même analyse chez EMI. Avec l'abandon des mesures techniques de protection, les ventes sont restées particulièrement vigoureuses, même dans le cas où le prix des singles avait grimpé de 30 %. Ces bons résultats se sont répercutés sur une autre plate-forme légale, 7 Digital, qui a vu ses ventes monter de 188 %. Si les exemples se multiplient, tous n'ont apparemment pas encore compris que les DRM sont un frein aux affaires.

Publié par Julien L., le 28 Mai 2011 à 16h19
 
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Commentaires à propos de «Un éditeur supprime les DRM et devient un leader sur le marché des ebooks»
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Tiens, j'ai l'impression d'avoir déjà vu ce conseil quelque part, lâcher les DRMs...
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Bravo à Bragelonne dont je suis un fidèle lecteur papier et numérique à présent sur mon eBook reader depuis des années. Il faut également souligner leur politique de prix raisonnable, alors que les livres papiers se vendent aux alentour de 25€ (de très belle éditions avec des couvertures magnifiques), les eBook sont entre 6€ et 8€.
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Il faut dire que cette boite d'édition (Bragelonne) écoute particulièrement ses clients (en plus d'éditer de très bons livres de fantasy).

Préférant le livre papier, ma petite bibliothèque perso est composé à 85% de leurs livres (Bragelonne et sa variante Milady)...

Ca ne m'étonne donc pas plus que ça de leur part.
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Très bon publireportage de Numerama qui recopie le communiqué de presse de l'éditeur.
C'est dommage qu'il n'y ait pas de données chiffrées permettant de comparer les volumes des ventes avec les autres magasins et autres éditeurs.

Les communiqués de presse où il y a marqué "la société X, leader dans le domaine du ...", il y en a 50 par jours. C'est normal, ils ne vont pas dire qu'ils sont un acteur mineur du marché.
Le rôle d'un média informatif, c'est quand même de vérifier avant de recopier à son compte les slogans promotionnels d'une société.

Pour information :
Les Éditions Bragelonne annoncent 10.000 ventes de ebooks en 2 mois

http://comprendrelel...entes-de-ebook/

10.000 les 2 premiers mois et ensuite 10.000 les 4 mois suivants, ça représente un sacré ralentissement de leurs ventes non ?

Est-ce qu'un média informatif comme Numerama ne pourrait pas se poser la question de savoir si après l'effet d'annonce, l'absence de DRM n'a pas nuit à leurs ventes ?

Ca mérite d'être creusé, non ? Au lieu de gober les communiqués de presse triomphalistes...
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tanagra, le 28/05/2011 - 16:58

Est-ce qu'un média informatif comme Numerama ne pourrait pas se poser la question de savoir si après l'effet d'annonce, l'absence de DRM n'a pas nuit à leurs ventes ?

Ca mérite d'être creusé, non ? Au lieu de gober les communiqués de presse triomphalistes...

Sûr, les consommateurs, ravis d'être pris pour des pigeons, préfèrent évidemment l'absence totale de liberté induite par les DRM, gouvernée par le principe un DRM - une liseuse...

D'autre part, il est de notoriété publique qu'avant la suppression des DRM sur la musique et maintenant certains eBooks, ces derniers étaient totalement absent des réseaux d'échange... ah ben non en fait !

Situation avec les DRM : je ne peux acheter que des fichiers verrouillés lisibles sur certaines liseuses et pas d'autres, je me rabats donc sur le P2P, mon entourage aussi.
==> ventes pas terribles qui peinent à décoller.

Situation post-DRM : je peux faire ce que bon me semble des fichiers achetés et les lire sur la liseuse que je souhaite, je les achète donc, je les file éventuellement à mon entourage (ce que je fais aussi avec mes livres papier) qui les achèteront éventuellement.
==> les ventes ne peuvent être que meilleures que pendant l'ancienne situation.
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En même temps, malheureusement, il va falloir plus d'un éditeur pour que les français se mettent au livre numérique. Parce que c'est beau de dire qu'ils en ont vendus moins par la suite, mais combien de liseuses numériques pour 100 français? À mon avis pas assez pour qu'ils puissent tenir leur rythme de vente des premiers mois. Mais si tu as des chiffres je suis preneur
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Perso je m'en fiche, mais concernant nos ayants droits adorés, il serait bon pour eux de comprendre une chose ESSENTIELLE. Si eux n'ont pas abandonné les DRM, les Consommateurs, eux l'on FAIT! D'une manière, ou d'une autre.
[message édité par Shingles le 28/05/2011 à 17:21 ]
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Merci pour l'info

Je ne connaissais pas.
Je vais de ce pas voir et éventuellement acheter un Ebook, pour ma tablette, pour les soutenir.
[message édité par ol7 le 28/05/2011 à 17:38 ]
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J'en profite pour dire que le dernier jeux vidéo "The Witcher 2" (sortie il y a même pas un mois) du studio indépendant CDProjekt supprime tout DRM dans sont premier patch 1.1...

La raison: àa marche mal on veut pas pénaliser les joueurs qui ont acheté le jeu légalement.

Donc on peut l'installer sur plusieurs machines sans activation.

http://en.thewitcher.com/patch/

J'applaudis!
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Sur le site de CDProjekt (Good Old Games), The Witcher 2 n'a même jamais eu de DRM.
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459 messages publiés
Très bon publireportage de Numerama qui recopie le communiqué de presse de l'éditeur.
C'est dommage qu'il n'y ait pas de données chiffrées permettant de comparer les volumes des ventes avec les autres magasins et autres éditeurs.

Les communiqués de presse où il y a marqué "la société X, leader dans le domaine du ...", il y en a 50 par jours. C'est normal, ils ne vont pas dire qu'ils sont un acteur mineur du marché.
Le rôle d'un média informatif, c'est quand même de vérifier avant de recopier à son compte les slogans promotionnels d'une société.

Pour information :
Les Éditions Bragelonne annoncent 10.000 ventes de ebooks en 2 mois

http://comprendrelel...

10.000 les 2 premiers mois et ensuite 10.000 les 4 mois suivants, ça représente un sacré ralentissement de leurs ventes non ?

Est-ce qu'un média informatif comme Numerama ne pourrait pas se poser la question de savoir si après l'effet d'annonce, l'absence de DRM n'a pas nuit à leurs ventes ?

Ca mérite d'être creusé, non ? Au lieu de gober les communiqués de presse triomphalistes...


Est-ce qu'un public attentif comme Numerama ne pourrait pas se poser la question de savoir si après l'effet d'annonce, l'absence de cerveau n'a pas nuit à Tangara/enter.... ?
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Exact!
je me suis pris The Witcher 2sur GOG à 32¤ à la sortie (astuce changer son lieu de résidence sur le compte, et mettre uk ou States)

J'ai choisis de me le prendre sur ce site car je ne voulais pas de securom.

Les drm c'est le mal.
[message édité par ol7 le 28/05/2011 à 17:49 ]
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eyrolles pour ne rien dire propose c'est à n'y rien comprendre une partie des ouvrages avec DRM...

L'autre sans..

J'ai repéré 2 titres, mais ils sont DRMisés donc c'est OUT... Seule solution la version papier et le massicot pour les faire entrer dans mon ipad... Mais j'ai pas envie de me faire chier pour eux.

DRM = Pas de vente (ou seulement si t'es un gogol..)

Sinon globalement il n'y a que 2 freins aux ventes d'ebooks...

Leur prix délirant... (merci la france) et les protections débiles....
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C'est bien le succès des livres sans DRM ! Moi je boycotte ceux avec DRM.

Image IPB
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Belewyn, le 28/05/2011 - 17:04
En même temps, malheureusement, il va falloir plus d'un éditeur pour que les français se mettent au livre numérique. Parce que c'est beau de dire qu'ils en ont vendus moins par la suite, mais combien de liseuses numériques pour 100 français? mon avis pas assez pour qu'ils puissent tenir leur rythme de vente des premiers mois. Mais si tu as des chiffres je suis preneur


En fait ne fait jamais de commerce...

Ce qui compte c'est le pouvoir d'achat des gens possédant une tablette ou une liseuse. Pas celui des pauvres qu'on pas de thune...

Sinon j'ai abandonné le livre papier pour tout ce qui est technique (j'ai une tablette apple) ben c'est le pied...

Une liseuse c'est mieux mais on peut pas tout acheter... et ça fait doublon... (et pis y a pas la couleur).
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benco67, le 28/05/2011 - 18:32

En fait ne fait jamais de commerce...

Ce qui compte c'est le pouvoir d'achat des gens possédant une tablette ou une liseuse. Pas celui des pauvres qu'on pas de thune...

Sinon j'ai abandonné le livre papier pour tout ce qui est technique (j'ai une tablette apple) ben c'est le pied...

Une liseuse c'est mieux mais on peut pas tout acheter... et ça fait doublon... (et pis y a pas la couleur).

Et toi arrête de prendre les gens de haut
Où est-ce que j'ai parlé de pauvre et de riche? Ce qui compte en l’occurrence dans ce qui nous intéresse, ce n'est pas tant de connaître le pouvoir d'achat des gens qui possèdent aujourd'hui une liseuse, il est de toute façon trop faible pour que l'industrie survivent. Ce qui compte, c'est qu'ils se rendent comptent qu'il y a énormément de personnes qui n'ont pas investi dans le marché pour 4 grosses raisons : manque de couleur (la moins importante), manque de catalogue, prix jugé trop élevé par rapport aux livres papiers, mais surtout, présence de DRMs et manque d'inter-opérabilité.
Et puisque tu as l'air bon public, j'en profite pour troller un peu et te faire remarquer que tablette et liseuse ne font en aucun cas doublon, la première se travestit juste pour faire croire qu'elle peut faire le boulot de la deuxième.
Sans rancune.
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En 2012 je voterai mais pas pour le parti de droite au pouvoir.

"... tous n'ont apparemment pas encore compris que les DRM sont un frein aux affaires."

Conclusion ? Il y a des imbéciles partout !
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901 messages publiés
Belewyn, le 28/05/2011 - 17:04
En même temps, malheureusement, il va falloir plus d'un éditeur pour que les français se mettent au livre numérique. Parce que c'est beau de dire qu'ils en ont vendus moins par la suite, mais combien de liseuses numériques pour 100 français? mon avis pas assez pour qu'ils puissent tenir leur rythme de vente des premiers mois. Mais si tu as des chiffres je suis preneur


Chez moi ... deux !

En 2012 je voterai mais pas pour le parti de droite au pouvoir.
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1381 messages publiés
Ben c'est fort, parce que j'ai même pas trouvé ou ils vendaient leurs ebooks (d'autant qu'il y en a un qui m’intéresserais, vu que je préfère encore les ebooks que les bouquins grand format intransportables)
j'suis allé sur le site de l'éditeur bragelonne, une fois réussis a charger les page tout ce que j'ai trouvé c'est des links vers la fnac et amazon
[message édité par Blastm le 29/05/2011 à 12:20 ]
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Blastm, le 29/05/2011 - 12:17

Ben c'est fort, parce que j'ai même pas trouvé ou ils vendaient leurs ebooks (d'autant qu'il y en a un qui m’intéresserais, vu que je préfère encore les ebooks que les bouquins grand format intransportables)
j'suis allé sur le site de l'éditeur bragelonne, une fois réussis a charger les page tout ce que j'ai trouvé c'est des links vers la fnac et amazon

Normal, c'est par eux entre autres qu'ils passent. Pour avoir un peu plus d'info : http://bragelonne-le....fr/post/2/5480
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Narann, le 28/05/2011 - 17:38
J'en profite pour dire que le dernier jeux vidéo "The Witcher 2" (sortie il y a même pas un mois) du studio indépendant CDProjekt supprime tout DRM dans sont premier patch 1.1...

La raison: àa marche mal on veut pas pénaliser les joueurs qui ont acheté le jeu légalement.

Donc on peut l'installer sur plusieurs machines sans activation.

http://en.thewitcher...

J'applaudis!



De plus, les romans qui ont inspiré ce jeu sont disponibles... Aux éditions Bragelonne en France.

Belle coïncidence n'est-ce pas ?
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5 messages publiés
Les ebooks Bragelonne sont disponibles ici :
http://librairie.imm...nne/page/1/date
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Bon deux bonnes choses, étant adeptes de SF et fantasy, j'irai faire un tour sur ce site ! (pleins de livres pour l'été génial !) et de plus, je ne savais pas que The Witcher 2 était sans DRM, du coup je vais me le prendre ayant adoré le 1. (Sinon je l'aurais chopé en DL je pense)
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1 messages publiés
Le livre numérique est de toute les façons très mal parti en France: des politicards bien intentionnés viennent de voter le "prix unique du livre numérique" à l'instar de son pendant papier.
Résultat: prix exorbitant et concurrence tuée dans l'oeuf.
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Est-ce qu'un public attentif comme Numerama ne pourrait pas se poser la question de savoir si après l'effet d'annonce, l'absence de cerveau n'a pas nuit à Tangara/enter.... ?

Je sais que tu es du genre à gober à peu près n'importe quelle mouche du moment qu'elle va dans le sens de ton courant.

Mais moi, quand je lis un article sur un changement de comportement supposé, je me demande comment on peut argumenter à partir d'un seul chiffre.
20.000 ventes : Est-ce que c'est bien ? Est-ce que c'est médiocre ? Je ne sais pas. Je n'ai aucun point de comparaison.

Pour faire des comparaisons, il faut au moins deux chiffres. C'est du moins ce qu'on m'a toujours appris. Pour écrire un article sur "la preuve qu'ils ont pris la bonne décision", il faut savoir comment c'était avant. Or l'auteur de l'article oublie cette règle fondamentale. Il écrit "regarder comme c'est génial, c'est bien la preuve que l'absence des DRM est la bonne décision pour les ventes". Mais il oublie de se préoccuper des points de comparaison.

C'est ça que mon absence de cerveau me dit. C'est ce que ton cerveau pourtant présent a oublié de te dire.

Et donc, mon absence de cerveau, quand il y a des trucs qui la gêne, elle fait des recherches.
Et j'apprends que cette maison d'édition a vendu 10.000 ebooks dans les 2 mois qui ont suivi la suppression des DRM.
Et je lis que cette maison d'édition a vendu 20.000 ebooks dans les 6 mois qui ont suivi la suppression des DRM.
Alors que leur catalogue de livres numériques a augmenté.

Y a rien qui te pose problème à toi ? 2 mois pour vendre 10.000 livres. Puis ensuite, 4 mois pour vendre 10.000 livres...

Donc je me pose donc la question : est-ce que c'est vraiment un succès ? Est-ce que le fait d'enlever les DRM leur a vraiment fait augmenter leurs ventes ? Est-ce que le piratage du à l'absence de DRM a poussé les pirates a acheter les livres qu'ils avaient piratés ? Ou à en acheter d'autres ?

Voila ce genre de question que mon absence de cerveau me pousse à me demander.

Comment peut-on écrire un article sur les bienfaits de l'absence de DRM quand le volume de vente de l'éditeur choisi est en chute libre ? Comment peut-on titrer que l'absence de DRM rend cet éditeur leader alors que ses ventes sont en chute libre ?


Situation post-DRM : je peux faire ce que bon me semble des fichiers achetés et les lire sur la liseuse que je souhaite, je les achète donc, je les file éventuellement à mon entourage (ce que je fais aussi avec mes livres papier) qui les achèteront éventuellement.

Alors permet-moi d'en douter.
Un livre papier, d'abord tu le prête simultanément à une personne et une seule. Et quand tu le prêtes, tu n'en as plus l'usage. Et ensuite, cette personne te rend le livre. Un fichier électronique, tu le donnes gratuitement à autant de personnes que tu veux. Et elles ne sont pas obligées de te le rendre quand elles ont terminé.

Autant je conçois qu'on veuille racheter un livre qu'on nous a prêté pour pouvoir le relire une fois qu'on l'a rendu, autant il faudra m'expliquer quel intérêt il y a à racheter un ebook qu'on nous a donné. Je veux bien croire que les gens soient des saints, mais il ne faut quand même pas pousser mémé dans les orties, non plus !


PS: Au cas où vous poseriez la question, mon absence de cerveau fait que je n'ai jamais acheté de produit DRMisé. Je trouve anormal de limiter la lecture (ou l'écoute) d'un produit à un matériel. Mais cela ne m'autorise pas non plus à en fait n'importe quoi, comme le balancer gratuitement à la Terre entière.
Et même si je trouve courageux et salutaire le geste de cet éditeur d'ôter les DRM de ses ebooks, cela ne m'empêche pas de penser que l'article tient davantage de la propagande que de l'information.
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tanagra, le 29/05/2011 - 19:33

Un livre papier, d'abord tu le prête simultanément à une personne et une seule. Et quand tu le prêtes, tu n'en as plus l'usage.

Ca se discute. Les photocopies, ça existe et ça s'utilise pas mal au point que de nombreux livres, surtout universitaires, ont le petit mot "le photocopillage tue le livre" alors que je dirais, perso, que "le partage des versions photocopiées permet de briser un monopole et force les prix à se rapprocher des coûts réels". Sans oublier qu'on peut aussi facilement scanner un livre, surtout quand on est à la dèche. Je parle d'expérience.

Autant je conçois qu'on veuille racheter un livre qu'on nous a prêté pour pouvoir le relire une fois qu'on l'a rendu, autant il faudra m'expliquer quel intérêt il y a à racheter un ebook qu'on nous a donné. Je veux bien croire que les gens soient des saints, mais il ne faut quand même pas pousser mémé dans les orties, non plus !

Hop un coup de pied au cul de mémé : Confessions d'un voleur où Laurent Chemla explique que "si ce livre est diffusé gratuitement sur l'Internet, c'est pour que vous ayez envie de l'acheter en librairie, tout simplement". Hop un autre : Ubuntu Pocket Guide and Reference que tu peux non seulement télécharger mais aussi partager sur P2P. L'auteur a fait un compte rendu il y a peu : les ventes n'étaient pas stratosphériques mais il a couvert ses frais et fait des bénéfs corrects.

Maintenant, je trouve que tu as raison pour ton message précédent : des comparaisons avec des chiffes et des périodes de vente auraient été nécessaires. Probablement parce qu'on a déjà l'habitude que l'absence de DRM fasse largement augmenter les ventes (ça s'est vu maintes fois pour la musique et pour les jeux vidéo) ça a dû paraître parfaitement normal au rédacteur. N'empêche que des chiffres auraient été nécessaires.

Ce qui permet d'expliquer l'augmentation des ventes dans ces cas-là, c'est que l'éditeur élimine des concurrents redoutables en virant les verrous DRM, à savoir ses propres consommateurs. S'il y a un DRM, les gens vont aller chercher la même chose en version pirate qui a deux avantages imbattables : le prix, égal à zéro, et la qualité du produit, largement supérieure puisque sans DRM. Donc pour pouvoir concurrencer ce produit, il faut essayer de l'approcher : virer le DRM et les coûts associés et profiter du fait d'avoir le fichier en premier avec une présentation agréable sur le site web. Dans ce cas, si le prix est raisonnable, les gens qui ne sont pas des saints préfèrent acheter directement. C'est à la fois plus pratique et savoir qu'on soutient l'éditeur a son côté positif. Ne pas criminaliser le client l'encourage à se comporter comme un client normal.

Ca a été démontré chiffres à l'appui pour la musique et pour les jeux vidéo. Et tu as bien raison en disant qu'il aurait fallu des chiffres ici aussi. Dommage que la boîte ait voulu garder pour elle ce qu'elle doit considérer comme un secret commercial et qu'elle se soit contentée d'un communiqué de presse aux allures de pub.

Si Bragelonne voulait aller au bout de sa logique, elle devrait choisir une licence Creative Commons. CC-By-Nc-Sa permettrait un effet de pub assez hallucinant, tout en autorisant les fans à faire des travaux dérivés non commerciaux, ce qui rajoute aussi à l'effet halo.


PS: Au cas où vous poseriez la question, mon absence de cerveau fait

Je te rassure, tu as un cerveau. C'est juste qu'il est un peu comme un µproc qui se croirait overclocké alors qu'il ne l'est pas, et qui a en prime quelques bugs. La routine "j'essaye d'avoir raison parce que j'ai un esprit de contradiction hypertrophié" qui t'amène parfois à dire n'imp aurait besoin d'un léger déboguage.
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Comment peut-on écrire un article sur les bienfaits de l'absence de DRM quand le volume de vente de l'éditeur choisi est en chute libre ? Comment peut-on titrer que l'absence de DRM rend cet éditeur leader alors que ses ventes sont en chute libre ?


Le truc c'est que les 20 000 titres ont été vendu sans DRM : Bragelonne n'a jamais vendu ses livres numériques avec DRM ... Et je peux te dire que 20 000 ventes c'est énorme par rapport à l'état du marché du livre numérique en France.
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Il suffit de ne JAMAIS acheté des oeuvres avec DRM pour faire plier les industries du loisir. C'est quand même pas difficile...
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724 messages publiés
QUOI !
Ca se vend mieux sans les DRM, qu'avec ?
Ca se vend mieux quand on ne prend pas le client pour un pigeon lobotomisé ?

Et comme le disait Monsieur Cyclopède : Etonnant, non ?
[message édité par La bourrique le 30/05/2011 à 10:35 ]
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viviane001, le 29/05/2011 - 04:13
En 2012 je voterai mais pas pour le parti de droite au pouvoir.

"... tous n'ont apparemment pas encore compris que les DRM sont un frein aux affaires."

Conclusion ? Il y a des imbéciles partout !


Parce que tu crois que la gauche en a quelque chose a foutre des DRMs?
Inscrit le 19/04/2011
1421 messages publiés
Ca se discute. Les photocopies, ça existe et ça s'utilise pas mal au point

Les photocopies, c'est payant.
Et est-ce que tu peux me rappeler la dernière fois où un de tes copains a pris le temps de photocopier l'intégralité d'un roman avant de te le passer.

, surtout universitaires, ont le petit mot "le photocopillage tue le livre" alors que je dirais, perso

je pense que tu as remarqué que nous sommes ici chez un éditeur de romans.

Hop un coup de pied au cul de mémé : Confessions d'un voleur où Laurent Chemla explique que "si ce livre est diffusé gratuitement sur l'Internet, c'est pour que vous ayez envie de l'acheter en librairie, tout simplement".

Quel est le rapport ? Chemla suppose (à tort ou à raison) que la libre diffusion de son livre au format électronique a une influence positive sur les ventes du livre papier.
Cela n'a rien à voir avec la problématique posée dans cet article à savoir que la dé-drmisation a eu des conséquences positives sur les ventes des livres électroniques.
Est-ce qu'on peut essayer de rester sur le problème posé (surtout que nous n'avons aucun chiffre sur les ventes de livres papier chez Bragelonne).

Hop un autre : Ubuntu Pocket Guide and Reference que tu peux non seulement télécharger mais aussi partager sur P2P. L'auteur a fait un compte rendu il y a peu : les ventes n'étaient pas stratosphériques mais il a couvert ses frais et fait des bénéfs corrects.

Idem que ci-dessus. C'est très intéressant, mais quel est le rapport ?

Ce qui permet d'expliquer l'augmentation des ventes dans ces cas-là, c'est que l'éditeur élimine des concurrents redoutables en virant les verrous DRM,

On n'est pas dans le domaine des petits pois et des carottes là.
Si un type est un amateur des romans de la saga d'Orson Scott Card aux Editions Bragelonne, le prix du livre papier ou la présence ou non des DRM ne va pas jouer pour savoir s'il va continuer à lire cette saga ou se tourner vers Harry Potter. Ou du moins, ça n'est pas l'argument principal.
Dans le domaine de la saga d'Orson Scott Card, les éditions Bragelonne n'ont aucun concurrent.

S'il y a un DRM, les gens vont aller chercher la même chose en version pirate qui a deux avantages imbattables : le prix, égal à zéro, et la qualité du produit, largement supérieure puisque sans DRM.

Et s'il n'y a pas de DRM, il reste un argument super intéressant : la possibilité de récupérer gratuitement un produit qui est normalement payant.

Il y a un truc que je n'arrive vraiment pas à comprendre. Lire un bouquin, c'est prendre du plaisir grâce à un auteur. Quelle est la démarche intellectuelle qui consiste à dire que pour remercier un auteur, il faut le spolier de ses droits en piratant son oeuvre ?
Bragelonne file 25% du prix de vente à l'auteur. Comment peut-on considérer que c'est remercier et respecter l'auteur que lui filer 0% plutôt que 25% ?

La routine "j'essaye d'avoir raison parce que j'ai un esprit de contradiction hypertrophié" qui t'amène parfois à dire n'imp aurait besoin d'un léger déboguage.

Si tu considères comme un bug le fait que ça me dérange qu'un article argumente sur une évolution à partir d'un seul chiffre, alors je revendique haut et fort mon bug.

Le truc c'est que les 20 000 titres ont été vendu sans DRM : Bragelonne n'a jamais vendu ses livres numériques avec DRM ... Et je peux te dire que 20 000 ventes c'est énorme par rapport à l'état du marché du livre numérique en France.

Mais je suis très content que tu me le dises. J'aimerais cependant que tu me montres les chiffres des ventes des ebooks.
Et peux-tu également commenter ceci : 10.000 ventes pour les 2 premiers mois et 10.000 ventes pour les 4 mois suivants, alors que le catalogue est plus fourni ?
[message édité par tanagra le 30/05/2011 à 16:24 ]
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3904 messages publiés
L'existence même des drm est incroyable. Que des gens aient pu être assez cons pour les inventer montre bien à quel point certains sont des grosses bites en commerce.

C'etait évident dès le début que ça ne marcherait jamais, le simple fait de penser l'inverse est preuve de connerie.
[message édité par Goldoark le 30/05/2011 à 16:33 ]
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Je suis heureux : je ne croyais pas qu'il existait un éditeur français intelligent.
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tanagra, le 30/05/2011 - 16:16
Ca se discute. Les photocopies, ça existe et ça s'utilise pas mal au point

Les photocopies, c'est payant.
Et est-ce que tu peux me rappeler la dernière fois où un de tes copains a pris le temps de photocopier l'intégralité d'un roman avant de te le passer.

Je ne suis pas très roman, mais niveau manuel technique, ça ne remonte pas à si loin que ça. Surtout que dans certains milieux, l'accès à une photocopieuse ou une imprimante laser corsée est soit très peu cher, soit, disons, carrément aux frais du labo/boss/administration. En fait, ce qui se fait le plus souvent, c'est de scanner d'abord pour avoir une version électronique, puis d'imprimer si nécessaire.

, surtout universitaires, ont le petit mot "le photocopillage tue le livre" alors que je dirais, perso

je pense que tu as remarqué que nous sommes ici chez un éditeur de romans.

Je pense que tu as raison de le penser. Et je pense aussi que tu devrais lire ma réponse précédente, elle répond à ce point : la même chose s'applique indépendamment du sujet du livre, même si c'est, en effet, plus rare pour les romans.

Hop un coup de pied au cul de mémé : Confessions d'un voleur où Laurent Chemla explique que "si ce livre est diffusé gratuitement sur l'Internet, c'est pour que vous ayez envie de l'acheter en librairie, tout simplement".

Quel est le rapport ? Chemla suppose (à tort ou à raison) que la libre diffusion de son livre au format électronique a une influence positive sur les ventes du livre papier.
Cela n'a rien à voir avec la problématique posée dans cet article à savoir que la dé-drmisation a eu des conséquences positives sur les ventes des livres électroniques.
Est-ce qu'on peut essayer de rester sur le problème posé.

On est sur le problème posé, il faut juste que tu fasses le lien. Les DRM servent à limiter les copies. Laurent Chemla encourage les copies. Il est allé encore plus loin que la suppression des DRM, il a carrément offert gratuitement la version électronique de son livre.

L'exemple d'Ubuntu Pocket Guide and Reference montre aussi que la libre diffusion de son livre au format électronique a une influence positive sur les ventes. Ce n'est pas qu'une supposition à tort ou à raison.

Plus généralement, l'expérience montre que plus tu favorises la diffusion de ton oeuvre (soit en enlevant les DRM, soit en l'offrant gratuitement, soit en allant au bout de ta logique en choisissant un licence qui autorise la redistribution, voire une licence libre), plus tes ventes augmentent. Version électronique, papier ou bouse de vache, peu importe. Parce que comme tu le dis, "on n'est pas dans le domaine des petits pois et des carottes là", nous sommes dans une économie de l'abondance où le coût de reproduction marginal est nul, pas dans une économie de la rareté où les copies ont besoin d'une reproduction industrielle. Vois plus bas les exemples de NiN et de Red Hat qui gagnent effectivement des millions avec cette méthode, ou encore de Man From Earth et d'Ink qui, au niveau film, ont beaucoup bénéficié du piratage de l'aveu de leur réalisateurs, ils complètent cette réponse.

C'est aussi pour ça que je disais que les mecs devraient aller au bout de leur logique et essayer une licence CC.

Ce qui permet d'expliquer l'augmentation des ventes dans ces cas-là, c'est que l'éditeur élimine des concurrents redoutables en virant les verrous DRM,

On n'est pas dans le domaine des petits pois et des carottes là.
Si un type est un amateur des romans de la saga d'Orson Scott Card aux Editions Bragelonne, le prix du livre papier ou la présence ou non des DRM ne va pas jouer pour savoir s'il va continuer à lire cette saga ou se tourner vers Harry Potter. Ou du moins, ça n'est pas l'argument principal.
Dans le domaine de la saga d'Orson Scott Card, les éditions Bragelonne n'ont aucun concurrent.

Tu n'as encore pas lu ma réponse toi. Bien sûr qu'ils ont un concurrent, voire deux : d'abord, leurs propres consommateurs qui vont diffuser des version propres s'ils sont confrontés à des DRM. Relis ma réponse précédente s'il te plaît.

Le second concurrent, c'est en effet Harry Potter. Quand tu vois le bordel que c'est pour que les DRM marchent, certains lecteurs, typiquement ceux qui découvrent ou se tâtent peuvent parfaitement en avoir marre et se barrer ailleurs. Quand tu veux attirer le chaland, tu n'imposes pas un labyrinthe, tu essayes d'être attractif. Si tu ne l'es pas, celui qui l'est te pique tes clients, même si c'est fast-food au lieu d'un restau classique.

S'il y a un DRM, les gens vont aller chercher la même chose en version pirate qui a deux avantages imbattables : le prix, égal à zéro, et la qualité du produit, largement supérieure puisque sans DRM.

Et s'il n'y a pas de DRM, il reste un argument super intéressant : la possibilité de récupérer gratuitement un produit qui est normalement payant.

En effet, ce qui fait, au pire, de la publicité gratuite. Et l'expérience montre qu'à la sortie, le fait d'enlever les DRM augmente les ventes parce que la diffusion augmente, d'autant plus que pirates contournent les DRM qui n'emmerdent donc que les consommateurs qui veulent payer.

Il y a un truc que je n'arrive vraiment pas à comprendre. Lire un bouquin, c'est prendre du plaisir grâce à un auteur. Quelle est la démarche intellectuelle qui consiste à dire que pour remercier un auteur, il faut le spolier de ses droits en piratant son oeuvre ?
Bragelonne file 25% du prix de vente à l'auteur. Comment peut-on considérer que c'est remercier et respecter l'auteur que lui filer 0% plutôt que 25% ?

Plusieurs explications : tu es fauché, tu ne peux de toute façon pas payer. Tu veux juste voir si ça vaut le coup, jeter un coup d'oeil pour voir si tu vas en effet acheter. Tu ne l'aurais de toute façon pas acheté, mais tu préfères quand-même le lire et vu que tu ne prives pas le lecteur de quoi que ce soit mais qu'au contraire tu lui fais de la pub gratuite en piratant ce que tu n'aurais de toute façon pas acheté, tu le fais quand-même (un téléchargement != une vente perdue). Tu es un petit jeune et tu crois que tu es supérieur aux autres parce que tu peux avoir gratuitement quelque chose pour lequel d'autres doivent payer ; et mettre un DRM est précisément perçu comme un défi à relever, dans le genre prends-moi pour un con et on verra qui rit le dernier.

Par contre, si l'auteur se montre sympa avec son public, ne le prend pas pour un con avec des DRM, cherche à établir un lien et un échange, ça donne tout de suite beaucoup plus envie de le remercier. Deux exemples parmi bien d'autres : NiN dans la musique et LimeWire dans les logiciels se sont fait des millions comme ça. Au fond, tu ne payes pas pour le produit de base qui est gratuit vu qu'il peut être dupliqué gratuitement, mais pour ce qui ne peut pas être dupliqué à savoir des exclus, des petits plus, du relationnel, le sentiment de remercier et respecter l'auteur, bref, "the experience" comme disent les markéteux.

La routine "j'essaye d'avoir raison parce que j'ai un esprit de contradiction hypertrophié" qui t'amène parfois à dire n'imp aurait besoin d'un léger déboguage.

Si tu considères comme un bug le fait que ça me dérange qu'un article argumente sur une évolution à partir d'un seul chiffre, alors je revendique haut et fort mon bug.

LOL Merci, tu m'as fait sourire. Et cette réponse prouve bien que tu ne lis pas toujours ce à quoi tu réponds.

Le truc c'est que les 20 000 titres ont été vendu sans DRM : Bragelonne n'a jamais vendu ses livres numériques avec DRM ... Et je peux te dire que 20 000 ventes c'est énorme par rapport à l'état du marché du livre numérique en France.

Mais je suis très content que tu me le dises. J'aimerais cependant que tu me montres les chiffres des ventes des ebooks.
Et peux-tu également commenter ceci : 10.000 ventes pour les 2 premiers mois et 10.000 ventes pour les 4 mois suivants, alors que le catalogue est plus fourni ?

C'est pourtant évident : le fait d'enlever les DRM fait causer et provoque un afflux momentané de clients, dont certains vont rester, d'autres moins. Tu peux être sûr que leurs ventes vont augmenter cette semaine avant de revenir à des niveaux plus habituels. Ca a tout simplement le même effet qu'une campagne publicitaire, en partie virale, sauf qu'elle est gratuite. Au hasard, je ne connaissais pas Bragelonne, là je vais jeter un coup d'oeil à ce qu'ils ont.
Inscrit le 30/05/2011
1 messages publiés
ce ne sont pas les seuls. Le site de la Librairie dialogues ne propose plus depuis novembre 2010 que des e-books sans drm.
http://www.librairie..._electroniques/
Inscrit le 13/12/2010
70 messages publiés
Ouf heureusement qu'il y a dans ce site une alternative comme tanagra pour amener de bon débat. Entre tous les gens, se réjouissant juste parce qu'une news les réconforte sur leurs avis...
Inscrit le 19/04/2011
1421 messages publiés
Surtout que dans certains milieux, l'accès à une photocopieuse ou une imprimante laser corsée est soit très peu cher, soit, disons, carrément aux frais du labo/boss/administration.

Que ce ne soit pas toi qui paye le coût ne l'enlève pas. Cela dénote d'ailleurs une certaine désinvolture à faire payer tes frais par les autres.
Je te rappelle également que la plupart des bibliothèques techniques que ce soit d'entreprises ou de fac ont passé des accords financiers avec les éditeurs pour autoriser les photocopies.

Tu n'as encore pas lu ma réponse toi. Bien sûr qu'ils ont un concurrent, voire deux : d'abord, leurs propres consommateurs qui vont diffuser des version propres s'ils sont confrontés à des DRM.

La logique de l'argument me dépasse. Les consommateurs vont diffuser des versions pirates s'ils sont confrontés à des DRM. Tandis que s'il n'y a pas de DRM, les consommateurs ne vont pas diffuser de versions pirates ?

Plus généralement, l'expérience montre que plus tu favorises la diffusion de ton oeuvre (soit en enlevant les DRM, soit en l'offrant gratuitement, soit en allant au bout de ta logique en choisissant un licence qui autorise la redistribution, voire une licence libre), plus tes ventes augmentent.


L'expérience montre... Je déteste ces phrases du type "l'expérience montre" ou "il est évident que".
Base-toi sur des faits. Le reste, ce n'est que du slogan.

Moi je t'en propose un de fait. Un éditeur décide d'enlever les DRM sur ses ebooks. Les 2 premiers mois il vend 10.000 ebooks. Et il lui faut 4 mois de plus pour arriver au même chiffre de vente.
Qu'est-ce que tu en penses ? Quelle conclusion tu en tires ?

(Je te rappelle en passant que je suis opposé aux DRM. Mais indépendamment de mes opinions, je fais des constats sur des chiffres de vente).

Plusieurs explications : tu es fauché, tu ne peux de toute façon pas payer.

Je suis fauché. Est-ce que je peux emprunter la voiture du voisin, sachant que je la lui rendrais et que je lui paierais l'essence ?

Tu veux juste voir si ça vaut le coup, jeter un coup d'oeil pour voir si tu vas en effet acheter.

Il y a des endroits qui s'appellent des bibliothèques et qui permettent, pour un coût modique, d'emprunter un livre et de le lire. Il y aussi des endroits qui s'appellent les bouquinistes ou sites de vente où tu peux trouver des livres d'occasion.

Tu ne l'aurais de toute façon pas acheté, mais tu préfères quand-même le lire

On passe de "jeter un coup d'oeil" à "lire le livre". On passe de "regarder la bande annonce" à "voir le film".
Au fait, tu ne trouves pas que les salles de cinéma devraient être gratuites ? Parce que que tu payes ou pas, que tu y sois ou pas, de toute façon, le film est diffusé.

Deux exemples parmi bien d'autres : NiN dans la musique et LimeWire dans les logiciels se sont fait des millions comme ça.

Justement. Ce ne sont que DEUX exemples.
Et les exemples de ceux qui ont abandonné ce genre de modèle ? Je ne retrouve pas, mais il y a quelques mois, il y a eu un article de Numerama là-dessus, sur un groupe qui revient à un mode de distribution plus "classique".
[message édité par tanagra le 31/05/2011 à 11:29 ]
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129 messages publiés
don't feed the troll -_-
Inscrit le 08/04/2009
544 messages publiés
tanagra, le 31/05/2011 - 11:29


Plusieurs explications : tu es fauché, tu ne peux de toute façon pas payer.

Je suis fauché. Est-ce que je peux emprunter la voiture du voisin, sachant que je la lui rendrais et que je lui paierais l'essence ?



Tant que la bagnole du voisin reste là où elle est... Je peux la lui copier cent fois, il s'en foutra.

Et pour continuer l'analogie foireuse avec les DRM, c'est comme si le voisin ne pouvait pas me la preter du tout, sa voiture, alors qu'on s'entends très bien, que je lui ai déjà preté ma bagnole piratée, et que je suis pret à lui filer la mienne en échange. Avec sa bagnole DRMisée, rien de tout ça!
Inscrit le 31/05/2011
1 messages publiés
Suite à votre note sur l'éditeur Bragelonne et grand amateur de science fiction, je suis allé sur le site et j'ai finalement jeté mon dévolu sur le premier tome du cycle de Pandore. J'ai été renvoyé sur FnacBook, assez inquiet, et malgré toutes les alertes indiquant que mon ordinateur "n'avait pas le minimum requis" pour le lire, j'ai acheté puis téléchargé ce livre au format ePub.
Miracle ! pas l'ombre d'un dispositif de gestion des droits numériques (DRM).Je l'ai ouvert sans problème avec Calibre (excellent gestionnaire de bibliothèque numérique, également disponible sous windows). Il m'a ensuite été possible d'en effectuer une copie sur mon NetBook pour une lecture itinérante. Le rêve !.
Il serait bon que la fnac signale un peu mieux cette particularité.
Inscrit le 18/10/2008
1886 messages publiés
tanagra, le 31/05/2011 - 11:29
Surtout que dans certains milieux, l'accès à une photocopieuse ou une imprimante laser corsée est soit très peu cher, soit, disons, carrément aux frais du labo/boss/administration.

Que ce ne soit pas toi qui paye le coût ne l'enlève pas. Cela dénote d'ailleurs une certaine désinvolture à faire payer tes frais par les autres.

Bah, il se trouve que non : le papier, je l'avais douillé (le moins cher possible) et j'avais juste récupéré un toner de la poubelle que j'avais un peu rechargé. Eh oui, les mecs balancent des pièces parfaitement réutilisables. L'intérêt de l'imprimante en question, c'était primo que c'était une laser, secundo qu'elle gérait le recto-verso, ce qui réduit beaucoup le coût. Au final, 1000 pages pour 19-20 euros ; différence de prix entre la version perso et la version imprimée était considérable, du moins pour moi.

Je te rappelle également que la plupart des bibliothèques techniques que ce soit d'entreprises ou de fac ont passé des accords financiers avec les éditeurs pour autoriser les photocopies.

Si tu fais des copies mettons à la COREP, c'est autorisé uniquement parce qu'ils font semblant de supposer que tu as déjà l'original et qu'il s'agit d'une copie privée. C'est comparable à la taxe sur les support vierges, ça ne te donne pas le droit de copier même si tu payes précisément pour.

Tu n'as encore pas lu ma réponse toi. Bien sûr qu'ils ont un concurrent, voire deux : d'abord, leurs propres consommateurs qui vont diffuser des version propres s'ils sont confrontés à des DRM.

La logique de l'argument me dépasse. Les consommateurs vont diffuser des versions pirates s'ils sont confrontés à des DRM. Tandis que s'il n'y a pas de DRM, les consommateurs ne vont pas diffuser de versions pirates ?

Bien sûr qu'ils vont diffuser aussi, mais la version pirate aura perdu un de ses avantages décisifs, à savoir la supériorité due à l'absence de DRM. Si le prix est correct, l'accès simple et que le consommateur n'est pas pris pour un con, il peut bien vouloir profiter de la simplicité de l'achat direct au lieu de farfouiller sur P2P...

Donc la logique d'iTunes te dépasse ? Pourtant ça fait un bail que ça existe... (Maintenant l'aspect ne pas être pris pour un con par iTunes peut se discuter, mais ça sera pour une autre fois).

L'expérience montre... Je déteste ces phrases du type "l'expérience montre" ou "il est évident que".
Base-toi sur des faits. Le reste, ce n'est que du slogan.

Ca tombe bien, on est deux. Alors évite de sortir des slogans. J'ai donné des exemples depuis le début, des liens aussi sur ce fil, sans mentionner de nombreux autres messages depuis que je fréquente Numerama. Je l'avais déjà dit, je le répète, il faut lire les réponses qui te sont faites, le fait d'avoir à se répéter n'est pas très agréable.

(Je te rappelle en passant que je suis opposé aux DRM.

C'est tout naturel, aucun consommateur n'a envie des DRM.

Plusieurs explications : tu es fauché, tu ne peux de toute façon pas payer.
Je suis fauché. Est-ce que je peux emprunter la voiture du voisin, sachant que je la lui rendrais et que je lui paierais l'essence ?

Tu te rends compte de ta bêtise en disant ça, n'est-ce pas ? Tu te rends compte de la différence qu'il y a entre la copie gratuite d'un bien non rival qui ne prive pas du fichier celui qui le possède (duplication) et le fait d'utiliser un bien matériel qui ne peut être dupliqué ? La copie faite à l'autre bout du monde, tu ne seras même pas au courant, alors que ta tuture qui disparaît, il y a comme une légère différence. Si tu ne la vois pas, tu peux le dire, j'arrête de te répondre tout net en me disant que c'est totalement irrécupérable.

Tu aurais pourtant pu regarder le docu de Coagul où Jérémie Zimmerman explique que prétendre que la copie est du vol revient à dire que multiplier c'est soustraire, c'est en prime assez amusant. Vois aussi la réponse de Crépitus qui est bien plus concise et efficace que la mienne. Mais as-tu vraiment envie de dialoguer, je veux dire vraiment ?

Tu veux juste voir si ça vaut le coup, jeter un coup d'oeil pour voir si tu vas en effet acheter.

Il y a des endroits qui s'appellent des bibliothèques et qui permettent, pour un coût modique, d'emprunter un livre et de le lire. Il y aussi des endroits qui s'appellent les bouquinistes ou sites de vente où tu peux trouver des livres d'occasion.

Tu vois, ça c'est le genre de remarque sans intérêt de ta part dont je parlais. Parce que tu sais très bien que c'est plus pratique de le faire de chez soi parce qu'on n'a pas le temps d'aller à la bibliothèque ou chez le bouquiniste lors des heures d'ouverture, qu'on préfère être tranquille chez soi quand on est crevé. Sans oublier que sur le net, tu es sûr de trouver ce que tu cherches. Chez le bouquiniste ou à la bibliothèque municipale, beaucoup moins.

C'est pourtant évident et tu devrais déjà avoir fait le lien avec iTunes : La facilité d'accès et d'utilisation, des prix raisonnables, la possibilité de consulter des extraits, c'est ainsi qu'Apple concurrence le piratage, pas avec les DRM et Hadopi qui ne marcheront de toute façon pas. Jobs lui-même l'a dit.

Tu ne l'aurais de toute façon pas acheté, mais tu préfères quand-même le lire

On passe de "jeter un coup d'oeil" à "lire le livre". On passe de "regarder la bande annonce" à "voir le film".
Au fait, tu ne trouves pas que les salles de cinéma devraient être gratuites ? Parce que que tu payes ou pas, que tu y sois ou pas, de toute façon, le film est diffusé.

J'avoue que je n'ai jamais cogité sur cette question parce que je ne vais pas au cinéma pour éviter de refiler du fric à ceux qui nous pondent Hadopi. Je fais une concession par obligation quand ma copine a envie d'une sortie et que j'ai pas envie de subir sa parlotte sans fin. Pour l'instant, elle n'a pas tilté le truc, c'est de la balle.

D'ailleurs, c'est intéressant, avec les cartes illimitées ils s'approchent en partie d'un modèle de licence globale privée. Un peu comme Netflix qui donne un accès illimité pour quelque chose comme 10 ou 15$, alors que fut un temps, les majors étaient radicalement contre ce modèle et qu'ils voulaient tout facturer à l'unité. Maladroitement, contre leur gré, certes, mais ils sont contraints de bouger.

Deux exemples parmi bien d'autres : NiN dans la musique et LimeWire dans les logiciels se sont fait des millions comme ça.

Justement. Ce ne sont que DEUX exemples.
Et les exemples de ceux qui ont abandonné ce genre de modèle ? Je ne retrouve pas, mais il y a quelques mois, il y a eu un article de Numerama là-dessus, sur un groupe qui revient à un mode de distribution plus "classique".

Tu vois que tu y arrives quand tu veux, et il y a D'AUTRES exemples que j'ai donné aussi, remonte le fil s'il te plaît. Pour le contre-exemple, il s'agissait de Radiohead. Quoiqu'ils ont continué ensuite et mis These are my twisted words sur BiTorrent eux-mêmes parce qu'ils visent l'aspect l'aspect pub comme Trent Reznor de NiN l'avait dit dès le départ. Donc ils tâtonnent dans un environnement qui change et c'est un exemple de la diffusion qui augmente les ventes.

Et puis tu sais très bien que quand on parle d'une tendance, il y aura forcément des exemples et des contre-exemples. Exemple de geek : GNU/Linux progresse, même si certains font marche arrière après l'avoir adopté. L'important est de discerner le sens du changement. Ca aussi tu le sais, mais bon...
Inscrit le 01/06/2011
1 messages publiés
article incomplet mais qui a le merite d'exister face a l'opacité et l'archaisme des maisons d'editions en france...ils trouvent compliqué de faire un ebook car c'est un format eelectronique...c'est vrai qu'ils fournissent aux imprimeurs une version papier et pas que quarkxpress ;-)
perso bragelonne j'aime bien car pas de drm donc aucun souci pour lire mes epub sur ma liseuse de poche sony ou chez moi sur mon kindle qui ne gere pas les epub seulement les mobi donc convertion obligatoire (mais impossible si drm :-()

apres je ne suis pas foncierement contre les drms si on avait la possibilité de gérer les prets et surtout un seul format commun a tous les supports et qui va pas disparaitre dans 5ans
un livre papaier dans 20 ans il sera toujours lisible, un ebook sans drm le sera tjrs (au pire on le convertira au nouveau format)
avec drm c pas gagné, rien qu'a voir la musique avec drm qu'on arrive plus a activer/lire sous windows 6mois apres a l'achat...et la fnac te dit pas de bol dem..de toi !!
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