Candidat à la primaire d'Europe Ecologie - Les Verts, Nicolas Hulot a fait connaître sa position en matière de lutte contre le piratage et sa vision d'Internet. Le célèbre présentateur TV estime que la loi Hadopi est inutile et inefficace même s'il rappelle que l'Internet ne peut pas être une zone de non-droit.

En dehors de la majorité présidentielle, rares sont les personnalités politiques à soutenir ouvertement la loi Hadopi. Alors que l’élection présidentielle de 2012 pointe à l’horizon, les langues se délient et les attaques contre la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet se font plus nombreuses. Après le Parti socialiste et Marine Le Pen, c’est au tour de Nicolas Hulot de brocarder cette loi.

Candidat aux primaires d’Europe Ecologie – Les Verts dans le cadre de l’élection présidentielle, le célèbre présentateur TV s’est entretenu vendredi avec Soun Music. Nicolas Hulot a ainsi pu répondre aux quelques questions posées par le site, notamment en matière de lutte contre le piratage et sur les évolutions induites par le numérique sur le droit d’auteur.

Interrogé sur les déclarations de Nicolas Sarkozy et de Pascal Nègre, le premier prônant un Internet civilisé tandis que le second considérant que les artistes indépendants font partie d’un « désert culturel« , Nicolas Hulot a assuré qu’il ne souscrivait en aucune manière à ces deux visions. Le candidat vert a aussi marqué sa distance avec la loi Hadopi, la décrivant comme une loi inutile, inefficace et inappropriée.

« Internet doit être un outil équitable et partagé, d’accès à la connaissance et à la culture » a poursuivi Nicolas Hulot. « Rien ne doit entraver cela« . « Pour autant, ça ne peut pas être une zone de non-droit non plus, bien entendu, mais c’est une des plus grandes vertus d’Internet que de permettre à tout le monde où qu’il soit d’accéder à la culture et à la connaissance » a-t-il conclu.

La position de Nicolas Hulot est à rapprocher de celles des eurodéputés verts et des parlementaires français. En 2009, ils avaient salué l’adoption du rapport Lambrinidis qui affirme le principe selon lequel la suspension de l’accès à Internet ne doit pas être une sanction destinée à satisfaire la lutte anti-piratage des gouvernements ou des sociétés privées.

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