La CNIL a fait part de son agacement pour ne pas avoir été conviée au premier forum international dédié à Internet. Un oubli d'autant plus fâcheux que certaines questions liées à la vie privée et aux données personnelles seront abordées lors d'un atelier de travail prévu mercredi.

Il n’y aura pas de débat entre les géants du web et la Commission nationale de l’informatique et des libertés lors du G8 du net. Et pour cause : la CNIL n’a tout simplement pas été conviée aux festivités. C’était pourtant une occasion en or pour l’autorité de contrôle française d’aborder certaines problématiques majeures avec ces grandes entreprises, en particulier la protection des données personnelles et la vie privée.

Dans un communiqué publié aujourd’hui, la CNIL « regrette l’absence de tout régulateur […] ainsi que des associations de défense des libertés ou des consommateurs » pour ce premier forum international. « Des questions essentielles touchant aux libertés fondamentales, aux enjeux du traçage des personnes, au droit à l’oubli, ne seront donc pas évoquées » poursuit la CNIL.

Le programme de l’eG8 comporte pourtant un atelier de travail baptisé « le dilemme des données » dans lequel il est expliqué que les médias sociaux et l’explosion des données soulèvent d’importantes questions au sujet du respect de la vie privée et de la protection des données. Rappelons que Facebook, Google, Amazon ou encore Meetic sont quelques-unes des sociétés, grandes consommatrices de données personnelles, invitées à ce forum.

« Qui portera les valeurs de la vie privée à l’ère du numérique devant les chefs d’Etat réunis à Deauville pour le G8 ? Qui défendra le modèle européen de protection des données et de la vie privée alors que la révision de la directive européenne est en cours et que ce modèle est fortement remis en cause par des intérêts commerciaux ? Les entreprises représentées à l’eG8 sont-elles les mieux placées pour proposer des avancées en la matière ?« 

Autant de questions que se pose la Commission nationale de l’informatique et des libertés. « Lors de cet évènement où tout s’achète, combien coûte la protection de la vie privée ? Apparemment pas grand chose » s’agace la CNIL.

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