Le porte-parole de Wikileaks, assigné à résidence dans le cadre de son procès, a eu un entretien avec Russia Today. Il a profité de l'occasion pour décocher quelques flèches à l'encontre de Facebook, qu'il accuse de servir les intérêts du gouvernement américain. Julian Assange a également critiqué Google et Yahoo.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Julian Assange n’a pas une opinion très favorable vis-à-vis des réseaux sociaux. Au cours d’un entretien accordé à Russia Today, le porte-parole de Wikileaks n’a pas caché son hostilité envers Facebook. Pour lui, cet espace est un piège idéal pour attirer les internautes et les inciter à tout dévoiler, pour le plus grand plaisir des services secrets.

Interrogé sur le rôle des réseaux sociaux lors des manifestations au Maghreb et au Moyen-Orient, Julian Assange s’est attaqué à Facebook. Il s’agit « de la plus terrible machine à espionner jamais inventée » relève celui qui est devenu au fil des ans le visage de Wikileaks. Facebook est la « base de données la plus complète sur les individus, leurs relations, leur identité, leurs adresses, leur situation géographique, leurs échanges et leurs proches » a-t-il continué.

Google et Yahoo ont également été cités par l’Australien de 39 ans. Il assure que les principaux services américains « ont conçu des interfaces » destinées aux services de renseignement des Etats-Unis. « Il est coûteux pour ces sites d’extraire des dossiers un à un, donc ils ont automatisé le processus« . Cette coopération serait imposée discrètement par le gouvernement américain.

Julian Assange, qui est menacé par une procédure d’extradition en direction des Etats-Unis, ne manifeste évidemment pas une très grande sympathie à l’égard du gouvernement américain. Dans ces conditions, il est compréhensible que le porte-parole de Wikileaks se montre très virulent à l’égard de sites sociaux basés aux Etats-Unis, les accusant d’œuvrer contre l’intérêt de leurs utilisateurs.

Un article du Guardian a toutefois indiqué en mars que les services secrets américains peuvent utiliser les outils en ligne pour entreprendre des « opérations d’information » à travers des faux profils générés sur les réseaux sociaux. Officiellement, les opérations d’information ne visent pas les utilisateurs occidentaux, mais plutôt des internautes vivant dans des pays hostiles ou réservés vis-à-vis de la politique américaine.

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